Monnaies Romaines
Trajan, le meilleur des princes
Trajan est à la tête de l'Empire romain entre 98 et 117 après J.C. Pendant son règne, le sénat lui décerne le titre d'Optimo Principi,
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| Portrait de Trajan sur un sesterce. Photo Freeman and Sear |
"le meilleur des Princes". Trois siècles après sa mort, sa réputation d'empereur idéal est intacte. A cette époque, alors que l'Empire a radicalement changé, on souhaite à chaque nouvel empereur d'être "felicior Augusto, melior Trajano", c'est-à-dire "plus heureux qu'Auguste, meilleur que Trajan"[1]. Au XVIII° siècle, Montesquieu lui-même, dans son ouvrage classique sur les causes de la décadence de l'Empire romain, est très élogieux : "Nerva adopta Trajan, prince le plus accompli dont l'histoire ait jamais parlé. Ce fut un bonheur d'être né sous son règne. Il n'y en eut point de si heureux ni de si glorieux pour le peuple romain. Grand homme d'état, grand capitaine, ayant un coeur bon qui le portait au bien, un esprit éclairé qui le montrait le meilleur, une âme noble, grande, belle, avec toutes les vertus, n'étant extrême sur aucune. Enfin l'homme le plus propre à honorer la nature humaine, et à représenter la divine"[2]. Trajan, malgré cette réputation exceptionnelle, a-t-il vraiment été le meilleur des princes ? |
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Dernière mise à jour : ( 07-08-2009 )
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L'empereur
Nerva (96-98 ap. JC) : l'art du compromis
Marcus Cocceius Nerva a eu un règne
court (96-98 ap. JC), qui est généralement considéré comme un règne de
transition. Nerva, en effet, a rompu avec les traditions jusqu'alors en
vigueur en ce qui concerne l'accession au pouvoir impérial. A partir de
son règne, plutôt que de privilégier les liens du sang, c'est le choix
du meilleur candidat qui prévaut. Nerva, contrairement à son
prédécesseur Domitien (81-96 ap. JC), n'est pas mort assassiné. Il n'a
pas la réputation d'avoir été un tyran sanguinaire. Il n'a pas subi non
plus la "damnatio memoriae", c'est-à-dire la destruction systématique
de toute trace de son règne. Au contraire, Nerva a été revendiqué comme
ancêtre par tous les empereurs jusqu'à Sévère Alexandre. Pourtant son
règne se situe dans un contexte politique plutôt agité, qui a exigé de
lui un sens certain du compromis.
Un contexte politique troublé
Pour mieux saisir les conditions politiques dans lesquelles Nerva
accède au pouvoir en 96, il faut évoquer sommairement la fin du règne
de son prédécesseur Domitien. On trouve dans la "Vie des 12 Césars", de
Suétone, les principales causes de sa chute finale. Pendant son règne,
Domitien réprime sans pitié les crimes de lèse-majesté. Il fait ainsi
périr l'historien Hermogène de Tarse, "à cause de quelques allusions
contenues dans son histoire" (Suét., Domitien, X). Suétone accuse
également Domitien d'avoir fait preuve de cruauté gratuite : "sa
barbarie était non seulement grande, mais encore astucieuse et
imprévue" (Suét. Domitien, XI). Mais la principale cause de
l'assassinat de Domitien semble être liée aux difficultés des finances
publiques : "Ruiné par ses constructions, par ses spectacles et par ses
augmentations des soldes, il essaya d'abord d'alléger ses dépenses
militaires en diminuant le nombre des soldats; mais se rendant compte
qu'il s'exposait ainsi aux incursions des barbares, il ne se fit aucun
scrupule de piller par tous les moyens.
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Dernière mise à jour : ( 26-12-2011 )
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Caligula et sa sombre légende
Caligula est né en 12 av. JC et, en tant que successeur de Tibère, il règne sur l'Empire Romain entre 37 et 41 ap. JC. A cette date, il meurt assassiné. Dans la littérature antique, Caligula a laissé une réputation de fou mégalomaniaque, capricieux et cruel. Ce portrait est souvent caricatural, et on peut s'interroger : cette réputation n'est-elle qu'une légende forgée après sa mort ou repose-t-elle sur des faits avérés ? Caligula a-t-il vraiment mérité la sombre légende qui est souvent associée à son nom ?
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Dernière mise à jour : ( 13-11-2008 )
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Jules César, l'homme qui voulut être un dieu ?
Suétone, qui écrit au début du II° siècle de notre ère, est l'auteur d'une des plus célèbres biographies de Jules César. Il rapporte que César « mourut dans sa cinquante-sixième année et fut mis au nombre des dieux, non point seulement par une décision toute formelle des sénateurs, mais suivant la conviction intime du vulgaire » (Suét., Caes., 87). Plus tard, dit-il, la plèbe « fit dresser sur le forum une colonne massive de vingt pieds environ, en marbre de Numidie, avec l'inscription : « Au Père de la Patrie ». L'usage se conserva longtemps d'offrir des sacrifices au pied de cette colonne, d'y former des voeux et d'y régler certains différends en jurant par le nom de César » (Suét., Caes., 85). Après son assassinat, César est considéré comme un dieu de l'avis quasiment unanime de l'aristocratie et du peuple. On ne parle plus que du « divin Jules ». Mais César, qui est le premier à avoir été divinisé après sa mort, a-t-il voulu passer pour un dieu de son vivant ?
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Dernière mise à jour : ( 12-09-2008 )
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Romulus et Rémus : le mythe des origines de Rome dans la numismatique
Romulus, dit la légende, a fondé Rome en 753 avant Jésus Christ. Ce mythe fondateur apparaît fréquemment dans la littérature antique. Il traverse toute l'histoire de Rome. Il existe aussi dans la numismatique, et c'est ce que nous nous proposons d'examiner. Comment et pourquoi le mythe des origines a-t-il été représenté sur les monnaies romaines ?
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Dernière mise à jour : ( 21-04-2009 )
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La Guerre des Juifs (66-70 ap. J.C.) : représentations numismatiques d'une victoire romaine
Entre 66 et 70 après J.-C., Rome a livré une guerre sanglante contre la Judée révoltée. Cette guerre s'est terminée par une victoire romaine qui a eu des conséquences sur les émissions monétaires impériales, puisque les empereurs avaient l'habitude de faire représenter sur les monnaies les évènements marquants de leur règne. Comment la Guerre des Juifs a-t-elle été représentée dans le monnayage impérial ? C'est ce que nous nous proposons d'examiner. |
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Dernière mise à jour : ( 03-09-2008 )
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La plupart des empereurs romains ont été divinisés. Suétone, par exemple, dans sa "Vie des douze Césars", évoque toujours le "divin Auguste" ou le "divin Vespasien". Le passage du statut de simple mortel à celui de dieu est très intéressant, et on peut s'interroger : comment et pourquoi la plupart des empereurs ont-ils été divinisés ? |
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Dernière mise à jour : ( 26-12-2011 )
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Entre le I° s. av. JC et le IV° s. ap. JC, de multiples enseignes militaires (« signa militaria » en latin ) ont été en usage dans l'armée romaine, et notamment l'enseigne manipulaire, le vexillum, l'aigle légionnaire, le « draco » (dragon) ou encore le labarum.Tous ces signes ont eu une signification symbolique, militaire, mais aussi religieuse et politique qui mérite quelques explications.
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Dernière mise à jour : ( 26-12-2011 )
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La "Description historique des monnaies frappées sous l'Empire Romain" d'Henry Cohen est un grand classique de la Numismatique romaine; bien qu'il ait désormais atteint un âge canonique (la parution du premier volume date de 1859), ce livre reste une référence.
Henry Cohen est le premier à avoir réalisé un catalogue systématique des monnaies de l'Empire romain. La première éditon du catalogue des monnaies romaines d'Henry Cohen a été numérisée par Google. Les 7 volumes sont diposnibles gratuitement au téléchargement ci-dessous.
Couverture d'un des volumes de la Description des monnaies romaines d'Henry Cohen
Compte-rendu de Babelon sur la Description historique des monnaies romaines de Cohen
Voilà ce qu'écrit à son sujet E. Babelon dans son "Traité des monnaies grecques et romaines", paru en 1905 : |
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Dernière mise à jour : ( 30-06-2011 )
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