Monnaies Romaines
La Fortune (en latin Fortuna) est une déesse à laquelle les Romains étaient particulièrement attachés et à  laquelles ils vouaient un culte actif.
Les gens du peuple la considéraient comme une divinité qui distribuait le bien et le mal sur les êtres humains selon ses caprices et sans prendre en considération le mérite véritable des personnes. Une partie des anciens ont dénié l'exitence même de la Fortune ou ont compris par Fortune rien de plus que la Providence divine dont les effets ne sont pas maîtrisés par les humains et qui correspond à la chance.
Les Romains, au début de leur histoire, consultaient Sors et Fortuna à Antium; ils adoptèrent la déesse au nombre des divinités tutélaires et lui consacrèrent près d'une trentaine de temple dans les différents districts de Rome. Servius Tullius fut le premier exemple, qui fut suivi par Ancus Martius et ce modèle fut largement suivi pendant la République. L'Empereur Néron construisit un temple à la Fortune avec des pierres translucides.
Les Romains considéraient mystiquement que la Fortune, après avoir abandonné les Perses et les Assyriens s'était envolée vers la Macédoine et provoqua la mort d'Alexandre le Grand une fois qu'il fut passé en Egypte et en Syrie. La Fortune arriva enfin sur le Mont Palatin, où elle prit sous ses ailes et arrêta sa roue. Elle prit alors Rome sous sa protection.
La Fortune était la divinité favorite de Sulla, qui lui attribuait tous ses succès. Il assuma le nom de Felix en relation avec ses croyances en sa bonne fortune. |
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Dernière mise à jour : ( 19-08-2008 )
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L' Autel de Lyon (en latin « Ara Lugdunensis ») est un monument qui figure sur de nombreuses monnaies romaines. L'Autel de Lyon est représenté sur des monnaies de bronze d'Auguste et de Tibère; sur le revers de ces pièces, l'autel est représenté avec la légende dédicacée à « Rome et Auguste » (abrégé « ROMETAVG »); cet autel était consacré à 60 peuples de la Gaule, et il était érigé à Lyon, au confluent du Rhône et de la Saône. Sur les monnaies, il se présente sous la forme d'un massif rectangulaire orné de scuptures et surmonté de deux colonnes portant des Victoires ailées qui tiennent une couronne.
Exemples de monnaies qui représentent l'autel fédéral des Trois Gaules
Auguste. 27 av. JC- 14 après JC. Æ As (11,12 grammes). Emission de l'atelier de Lyon. Frappée vers 15/10-10/7 avant JC. A/ Tête laurée tournée à droite. R/ L'Autel de Lyon vu de face. RIC I 230; Lyon 73. Photo CNG |
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Dernière mise à jour : ( 27-06-2009 )
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La Félicité (en latin Felicitas) est la Déesse de la fertilité et des événements heureux. A l'origine la fertilité et la fécondité étaient considérées comme le plus grand des bonheurs. Pline emploie le terme « felicitas terrae » pour parler de la fertilité (Pline, Ep., 3, 19, 6). Comme déesse des événements heureux, Felicitas est à distinguer de Fortuna. On l'oppose à la Fortune variable (« Fortuna volubilis »), et c'est alors le bonheur durable.
Felicitas est représentée à côté d'Aphrodite sur une hydrie peinte, trouvée en Apulie et conservée à Carlsruhe, qui représente le jugement de Pâris. Elle porte un diadème et tient des deux mains une couronne ; au-dessus d'elle, on lit l'inscription EYTYXIA. Le même nom se lit sur une méta placée derrière une figure assise et tenant une corbeille, qui est représentée sur un vase peint provenant de la Pouille.
Felicitas eut plusieurs temples à Rome. C. Licinius Lucullus en éleva un en souvenir de son heureuse expédition en Espagne, pendant les années 151 et 150 av. J.-C. et plaça devant la façade des statues en bronze, oeuvres de Praxitèle, que Mummius avait rapportées de Thespies. La dédicace du sanctuaire eut lieu peu après 146 avant Jésus-Christ. L. Licinius Lucullus, petit-fils du précédent, commanda une statue de la déesse à Arcésilas, mais il mourut en 56 avant Jésus-Christ, et il semble que la statue n'ait jamais été faite. Ce monument était placé sur le Velabrum, et c'est là que se brisa l'essieu du char de triomphe de César. En 44, César fit élever à la déesse, sur l'emplacement de la Curia Hostilia, un autre temple qui fut achevé seulement par M. Aemilius Lepidus. Dans le calendrier d'Antium, il est dit qu'à la date du 1er juillet, on sacrifie à la Félicité dans le Capitole, et d'après le calendrier d'Amiternum, on lui offre également un sacrifice, le 9 octobre : « Genio public(o), faustae Felicitati, Vener(i) Victr(ici) in Capitol(io) ». Mommsen identifie ce lieu de sacrifice avec le temple que César avait fait élever. D'après un fragment des Fastes d'Urbino il y avait sur le champ de Mars un autel de la déesse, que Becker assimile à un autre placé dans un lieu appelé « in theatro marmoreo ». En tout cas, le théâtre de Pompée est cité comme un endroit où l'on rendait un culte à la Felicitas. |
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Dernière mise à jour : ( 02-09-2008 )
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 La région que les géographes romains comprenaient sous le nom d' Afrique était limité à la partie nord de ce vaste continent, entre le Maroc et la Tunisie actuelle. Cette Province, elle avait une très grande importance pour Rome. Sur les monnaies impériales romaines, l'Afrique est personnifiée comme une femme coiffée de la dépouille d'une tête d'éléphant; parfois elle a un serpent ou un dragon à ses pieds. Sur d'autres monnaies, c'est un lion ou un scorpion qui sont représentés.
L'Afrique est très souvent représentée sur les monnaies avec des symboles de richesses, car elle était en réalité un des greniers de l'Italie. Ainsi, on peut voir l'allégorie de l'Afrique romaine tenant une poignée d'épis de blé ou une corne d'abondance, et parfois une corbelle de céréales ou de fruits à ses pieds. Tous ces symboles sont les emblèmes d'une grande fertilité.
Sur un denier de la République, l'Afrique est figurée avec la tête d'une femme couverte d'une peau d'éléphant. L'Afrique est parfois représentée couchée; sur d'autres monnaies elle est debout.
Exemples de représentations de l'Afrique sur les monnaies romaines
Aureus de la République Romaine : L. Cestius & C. Norbanus. 43 av. JC. AV Aureus (8.11 grammes). Frappé à Rome. Buste drapé de l'Afrique tournée à droite, portant une peau d'éléphant L. CESTIVS dessous R/ C. NORBA en exergue, casque corinthien à crète posé sur une chaise curule; S. C à gauche, PR à droite. Crawford 491/1a; CRI 195; Sydenham 1153; Kestner 3720; BMCRR Rome 4191; CNR Cestia 1; Bahrfeldt 25; Calicó 3. Photo CNG |
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Dernière mise à jour : ( 02-09-2008 )
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A Rome, l'unité monétaire de l'or s'appelait « nummus aureus », ou « denarius aureus », et plus couramment « aureus »; enfin, à partir de Constantin, « solidus aureus » ou simplement « solidus ».
Le terme de « nummus aureus » est celui dont se sert Pline pour désigner la première monnaie d'or émise par les Romains : « aureus nummus post annos LI percussus est quam argenteus » (Pline, Histoire naturelle, XXXIII, 3, 17). Pline désigne par là les pièces d'or frappées en 217 avant JC et années suivantes, par les généraux romains qui guerroyaient en Campanie contre les Carthaginois. Elles forment deux groupes. Les unes ont pour types, au droit, la tête de Janus, et au revers, deux guerriers, un Romain et un Campanien prêtant serment sur un jeune porc que tient un pontife sur ses genoux : elles pèsent 6,84 grammes et 3,42 grammes. Les autres, qui ont au droit la tête de Mars, et au revers, un aigle sur un foudre, portent, en outre, l'indication de leur valeur : X, XL, XX (60, 40 et 20 sesterces de compte), c'est-à-dire 1/96°, 1/44°, 1/288° de la livre (3,11 grammes, 2,20 grammes, 1,10 grammes environ).

Statère. Diamètre 20 mm. Frappé vers 218-216 avant JC. 6.90 g. (Sydenham 69. Bahrfeldt 17.1 (this coin). Crawford 28/1. Extrêmement rare cette première monnaie d'or romaine a été vendue 65000 dollars en 2006. Photo Numismatica Ars Classica. |
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Dernière mise à jour : ( 18-09-2008 )
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 De très nombreuses personnification allégoriques « peuplent » les revers des monnaies impériales romaines. Parmi elles, on peut citer la Vertu, la Santé, la Victoire, la Sécurité, la Paix, la Justice et bien d'autres encore. Les Romains se sont fait une spécialité de ces abstrations divinisées, qui ont été inventées par les Grecs. Bien sûr ces personnifications allégoriques n'offrent pas la richesse des figures de la mythologie grecques; on pourrait leur reprocher leur sécheresse : bien des personnifications allégoriques romaines n'ont jamais eu de temple ni de culte. Mais leurs attributs symboliques ne sont pas sans intérêt; les formes artistiques qui leur ont été données sur les monnaies sont souvent extraordinaires, et elles véhiculent souvent une subtile propagande impériale. Nous proposons d'examiner le cas d'une de ces personnifications allégorique, l'allégorie de la Paix.
La paix (PAX en latin), figure très fréquemment sur les monnaies romaines, depuis Jules César; on la retrouve encore sur les monnaies byzantines jusqu'à l'époque de Justinien. La Paix est une idée tellement importante qu'elle a été reproduite à toutes les périodes; parfois, on peut dater précisément l'évènement précis qu'elle commémore; souvent, la Paix est représentée en l'absence totale de guerre ou de troubles; elle figure fréquemment sur les revers d'Empereurs ou d'usurpateurs en pleine période de troubles, ce qui est souvent paradoxal. La Paix n'a jamais été autant représentée sur les monnaies que pendant la période troublée de la Crise du IIIème siècle.
Contrairement à d'autres personnifications allégoriques qui n'ont jamais eu de culte spécifique ni de temple, la Paix a été considérée à Rome comme une divinité à part entière. Auguste a fait élever l'ARA PACIS, l'Autel de la Paix pour lui rendre hommage. L'Empereur Claude commença la construction d'un magnifique temple en son honneur; ce temple fut achevé par Vespasien; il se trouvait sur la Voie Sacrée à Rome. L'autel de la Paix ne pouvait pas être couvert du sang des victomes sacrifiées, contrairement à d'autres cultes.
La Paix a été parfois représentée sous forme de portrait, notamment à la fin de la République, sur des monnaies de Jules César, mais aussi sur des monnaies d'Auguste. |
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Dernière mise à jour : ( 23-04-2009 )
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On trouve parfois des monnaies antiques coupées en deux. Il s'agit souvent d'as de Nîmes ou d'As de  Vienne. La coupure a été faite en général de façon à ce que l'un des têtes représentées à l'avers reste intacte. Au XIXème siècle, certains numismates ont supposé qu'il s'agissait de « tessera hospitalitatis », c'est à dire de monnaies coupées en deux de façon à ce que chacune des personnes garde une moitié de la pièce comme un moyen de reconnaissance. Cependant cette hypothèse doit être écartée en raison du grand nombre de demi As de Nîmes que l'on trouve dans cet état.
En réalité ces demi As de Nîmes ont certainement été coupés en deux pour faire face à la pénurie de monnaies divisionnaires à lépoque où ils circulaient. Ces monnaies coloniales romaines, avec leur avers simétrique aux deux têtes se prêtaient particulièrement bien à cette opération de découpe. C'est aussi le cas des As de Vienne ou des As italique au type du Janus bifrons.
On peut oberver de plus que cette pratique qui consiste à couper une pièce en deux pour en faire de la monnaie divisionnaire n'a pas existé seulement dans l'Antiquité : le cas s'est aussi produit par exemple en Amérique du sud pour les même raisons : au XIXème siècle, des piastres d'Espagne ont ainsi été coupées en deux ou même parfois en quatre pour remplacer la petite monnaie qui manquait. |
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Dernière mise à jour : ( 03-09-2008 )
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 La Fécondité (en latin FECVNDITAS) est la personnification de la fécondité des impératrices romaines. Cette allégorie apparaît assez fréquemment sur les revers des monnaies impériales romaines. Le premier usage qui en fut fait dans la religion officielle, date de Néron (voir Tacite, Annales, X). Lorsque, en l'an 63, Poppée lui donna une fille qui, d'ailleurs, vécut peu de temps, le Sénat répondit aux transports de l'empereur en votant des supplications et en élevant à Fecunditas un temple dont la dédicace donna lieu à des jeux qui rappelaient la commémoration de la victoire d'Actiurn sous Auguste. Henzen a cru relever des traces de cette fête dans les Actes des Frères Arvales pour le douzième jour des Calendes de février, jour où le collège s'acquittait des voeux formés pour l'heureuse délivrance de l'impératrice (voir Henzen, Acta fratres Arval., p.85). Le culte de Fecunditas reparaît plus tard sur les monnaies, frappées en souvenir d'événements semblables. C'est là aussi qu'il faut chercher les représentations de cette divinité; elle n'est guère qu'une copie de Venus Felix, déesse de la fécondité, que l'on figurait sous les traits d'une mère, avec le sceptre dans une main et un enfant sur le bras. On peut voir des images de Vénus Felix sur les monnaies de Julia Mammae et sur celles de Salonine. Une monnaie de Faustine la montre avec un enfant sur chaque bras et deux autres debout à ses côtés; l'exergue porte "Fecunditas Augustae"; Poppée et sa fille avaient toutes deux reçu ce titre d'honneur dans le décret qui instituait le culte de Fecunditas. II n'est pas douteux que les monnaies où la divinité figure n'aient la prétention de la représenter sous les traits mêmes de l'impératrice qu'elles célèbrent. Les monnaies de Barbia Orbiana et d'Otacilia où on lit "Fecunditas temporum" appartiennent à un ordre d'idées différent; Fecunditas y équivaut simplement à Felicitas et personnifie la prospérité au sens général.
Les représentations de la fécondité des impératrices romaines a pu avoir une certaine importance politique, notamment pour montrer que la succession des dynasties impériales était bien assurée. |
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Dernière mise à jour : ( 18-08-2008 )
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Le Constance, le latin « Constantia » fait partie des nombreuses allégories que l'on peut voir au revers des monnaies romaines. Contrairement à certaines autres allégories, elle est assez rarement représentée sur les monnaies. On la trouve sur les monnaies de l'Empereur Claude et sur celles de sa mère Antonia. Les légendes des monnaies de Claude mentionnent la légende CONSTANTIAE AVGVSTI, qui est assez paradoxale dans la mesure où la personnalité de l'empereur telle qu'elle est décrite par Suétone est tout le contraire de la Constance : Claude est présenté comme changeant et versatile. Ce ne serait pas le premier paradoxe qui ait été représenté sur les monnaies, qui furent utilisées une fois de plus à des fins de propagande politique.
Sur les deniers ou les aurei d'Antonia, la mère de Claude, la Constance est représentée comme une femme debout, teanant une corne d'abondance et s'appuyant sur une torche allumée

Denier d'Antonia, 41-45 après JC, 3.85 g., 20 mm. ANTONIA – AVGVSTA Buste drapé tourné à droite. R/ CONSTANTIAE – AVGVSTI. La Constance debout de face tenant une corne d'abondance et une torche. RIC Claudius 66. BMC Claudius 111. C 2. CBN Claudius 14.(Photo Numismatica Ars Classica)
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Dernière mise à jour : ( 02-09-2008 )
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