Monnaies Romaines
|
Il existe de très nombreuses représentations d'enfants sur les monnaies romaines. Nous donnons ici un aperçu rapide de ces images d'enfants, que l'on peut ranger dans différentes catégories : il existe les enfants qui figurent dans des scènes mythologiques (par exemple on peut voir Jupiter enfant sur le dos de sa chèvre nourricière Amalthée sur un antoninien de Valérien II); on voit parfois des enfants accompagnant les dieux ou les déesses : c'est le cas notamment sur une monnaie de Faustine dont le revers présente la déesse Junon accompagnée par deux enfants. Les enfants apparaissent aussi parfois aux côtés des allégories, en particulier celle de la Fertilité ou de l'Hilarité : l'enfance est déjà synonyme de joie dans la Rome Antique. C'est souvent sur les revers des monnaies des impératrices que l'on voit des figures enfantines; l'impératrice est parfois figurée debout avec l'héritirer de l'Empire dans les bras (voir la monnaie de Théodora ci-dessous).

Les enfants qui figurent sur les monnaies romaines sont souvent des membres de la dynastie impériales. Ainsi, par exemple, une monnaie de Vitellius représentée ci-dessous présente les bustes affrontés des enfants de Vitellius. Il s'agissait de présenter les héritiers du trône. Cette pratique se voit sur bien d'autres monnaies (notamment sur des monnaies de Septime Sévère qui présentent les fils de l'Empereur Géta et Caracalla). Quelques monnaies présentent les enfants de la dynastie dans un baldaquin, comme dans le cas d'une monnaie de Faustine la Jeune sur laquelle figurent Commode et Antonin enfants. Il arrive aussi que les héritiers de la dynastie impériale meurent en bas-âge; ils étaient parfois divinisés et à ces occasions des monnaies étaient émises. On peut voir de tels exemples sur des monnaies de Domitien ou encore de Nigrinien, le fils de Carin mort en bas âge. |
|
Dernière mise à jour : ( 11-10-2009 )
|
|
Lire la suite...
|
|
Ateliers monétaires romains
La carte ci-dessous présente les ateliers monétaires romains en fonctionnement sous le Bas-Empire.
Liste des ateliers monétaires romains, provinces et marques d'atelier
| Atelier |
Province |
Dates d’activité |
Marque |
| Atelier monétaire d'Alexandrie |
Égypte |
après 294 |
AL, ALE, SMAL |
| Atelier monétaire d'Ambianum (Amiens) |
Gaule belgique |
de 350 à 353 |
AMB |
| Atelier monétaire d'Antioche |
Syrie |
vers 260 à ? |
AN, ANT, ANTOB, SMAN |
| Atelier monétaire d'Aquilée |
Italie |
après 294 |
AQ, AVIL, AQOB, AQPS, SMAQ |
| Atelier monétaire d'Arles |
Narbonnaise |
de 313 à ? |
A, AR, ARL, CON, CONST |
| Atelier monétaire de Carthage |
Afrique |
de 296 à 311 |
K, KAR, KART, PK, PKΓ, PKΔ, PKA, PKB, PKP, PKS, PKT |
| Atelier monétaire de Constantinople |
Thrace |
depuis 330 |
C, CP, CON, CONS, CONSP, CONOB |
| Atelier monétaire de Cyzique |
Asie |
de ? à ? |
CVZ, CVZIC, CVZICEN, SMK |
| Atelier monétaire d'Héraclée |
Thrace |
de ? à ? |
HERAC, HERACL |
| Atelier monétaire de Londres |
Bretagne |
après 294 |
AVG, AVGOB, AVGPS, PLN, PLON |
| Atelier monétaire de Lugdunum |
Gaule lyonnaise |
de -15 à 78, de 274 à 413 |
LVGD, LVGPS, PLG |
| Atelier monétaire de Milan |
Italie |
vers 260 à ? |
MD, MED, MDOB, MDPS |
| Atelier monétaire de Nicomédie |
Asie |
après 294 |
NIK, NIC, NICO |
| Atelier monétaire d'Ostie |
Italie |
de ? à ? |
MOST |
| Atelier monétaire de Rome |
Italie |
|
R, RM, ROMA, VRB, ROMOB |
| Atelier monétaire de Sirmium |
Pannonie |
vers 260 à 395 |
SIRM, SIROB, SM |
| Atelier monétaire de Siscia |
Mésie |
vers 260 à 387 |
SIS, SISC, SISCPS |
| Atelier monétaire de Serdica (Sofia) |
Thrace |
de 303 à 308 et de 313 à 314 |
SER, SERD, SMSD |
| Atelier monétaire de Thessalonique |
Macédoine |
après 294 |
SMTS, TS, TES, TESOB, THS, THSOB |
| Atelier monétaire de Ticinum (Pavie) |
Italie |
de ? à 326 |
T, TT, PT, ST, BT, QT |
| Atelier monétaire de Trèves |
Germanie inférieure |
de 291 à 430 |
TRE, TROB, TR, ATR, STR, BTR, IITR, PTR, PTRE, SMTR, SMTRP, SMTRS, TRB, TRS, TRP, TROB, TRPS |
|
|
Dernière mise à jour : ( 16-08-2009 )
|
|
Lire la suite...
|
|
Numismatique antique et médiévale en Occident
Acheter le livre Numismatique antique et médiévale en Occident
Pour acheter le livre Numismatique antique et médiévale en Occident, cliquez sur le lien ci-dessous :
Description du livre
La numismatique, une des plus anciennes disciplines auxiliaires de l'histoire, a connu en quelques décennies une série de changements méthodologiques, généralement issus d'autres disciplines, comme l'étude des poids ou des alliages, la reconstitution des circonstances des émissions (les études de coins), l'examen de la technologie monétaire.
Le développement de l'archéologie a aussi contribué à changer le regard des historiens sur la monnaie. L'objet des collections traditionnelles est devenu un témoin privilégié des échanges économiques, des crises politiques et sociales, des invasions, qu'il s'agisse de la monnaie isolée ou du trésor. Enfin, l'histoire des mentalités a permis de trouver dans le numéraire un nouveau domaine d'étude : la propagande ou la représentation impériale. Georges Depeyrot, chercheur au Centre National de la Recherche Scientifique, fait dans cet ouvrage le point sur les approches rénovées et sur les différents regards qui se portent désormais sur la monnaie.
Ce travail s'adresse donc à ceux qui, amateurs ou collectionneurs, souhaiteraient connaître un état des nouvelles découvertes et des futures orientations scientifiques.
|

Couverture du livre Numismatique antique et médiévale en Occident
|
Quatrième de couverture
La numismatique, une des plus anciennes disciplines auxiliaires de l'histoire, a connu en quelques décennies une série de changements méthodologiques, généralement issus d'autres disciplines, comme l'étude des poids ou des alliages, la reconstitution des circonstances des émissions (les études de coins), l'examen de la technologie monétaire. Le développement de l'archéologie a aussi contribué à changer le regard des historiens sur la monnaie. L'objet des collections traditionnelles est devenu un témoin privilégié des échanges économiques, des crises. politiques et sociales, des invasions, qu'il s'agisse de la monnaie isolée ou du trésor. Enfin, l'histoire des mentalités a permis de trouver dans le numéraire un nouveau domaine d'étude : la propagande. ou la représentation impériale.
Georges Depeyrot, chercheur au Centre National de la Recherche Scientifique, fait dans cet ouvrage le point sur les approches rénovées et sur les différents regards qui se portent désormais sur la monnaie.
Ce travail s'adresse donc à ceux qui, amateurs ou collectionneurs, souhaiteraient connaître un état des nouvelles découvertes et des futures orientations scientifiques. |
|
Dernière mise à jour : ( 03-06-2009 )
|
|
Lire la suite...
|
|
Tibère, l'étrange empereur
Tibère (né en 42 av. JC, mort en 37 ap. JC) est empereur entre 14 et 37 ap. JC. Il est moins connu que Jules César ou Auguste, peut-être parce qu’il ne fut pas aussi mégalomaniaque que ses prédecesseurs. De plus, sa figure est moins romantique que celle d'un Marc Antoine, qui se perd en Egypte dans les bras de Cléopâtre. Au contraire, Tibère, légèrement associal, n'offre qu'un triste profil. Son règne, pourtant, est très intéressant car il est le premier à s'installer à la tête du Principat, le nouveau régime politique mis en place par Auguste. Nous essaierons de décrire la vie de Tibère, son étrange personnalité et son rapport au pouvoir, en nous demandant particulièrement quel fut son impact sur les institutions de l'empire, qui étaient encore très récentes et incertaines.
|
|
Dernière mise à jour : ( 22-04-2009 )
|
|
Lire la suite...
|
|
Sous la République, les couronnes furent de toutes les récompenses, les plus usuelles mais aussi les plus prestigieuses. Elles étaient accordées pour des actions qui demandaient du courage et de la vaillance et qui présentaient aussi une haute valeur morale, soit par leurs exemples, soit par leurs conséquences. De plus, celui qui était gratifié d'une couronne recevait le droit de la porter perpétuellement en public. On comptait plusieurs sortes de couronnes, dont beaucoup se retrouvaient sur les monnaies : La couronne Murale, la couronne Vallaire, la couronne Navale (ou Rostrale), la couronne civique, la couronne obsidionale, la couronne Triomphale et la couronne radiée.
As sur lequel Agrippa arbore une couronne rostrale
|
|
Dernière mise à jour : ( 22-04-2009 )
|
|
Lire la suite...
|
|
La numismatique antique romaine est un domaine immense, tant au point de vue géographique que chronologique. La période couverte s'étend du IVème siècle avant notre ère au Vème siècle après JC. Il est donc impossible de prétendre donner une bibliophraphie exhaustive (certains s'y sont essayé, mais la compilation de titre est comme un puit sans fond). Nous proposons de donner ici quelques titres qui peuvent servir de jalon bibliographiques.
|
|
Dernière mise à jour : ( 22-04-2009 )
|
|
Lire la suite...
|
|
|
Les inscriptions ou légendes que l'on trouve sur les monnaies constituent un des éléments les plus importants des études numismatiques, étant donné que c'est à partir ce ces légendes monétaires que l'on identifie le plus grand nombre d'éléments qui sont l'objet de la science numismatique.
Les légendes figurant à l'avers des monnaies portent généralement le nom et les titres des dirigeants représentés sur ces pièces. Un grand nombre de portraits, mais pas tous, ont été préservés par la statuaire. On doit la connaissance de chaque portrait de dirigeant aux monnaies qui portent en même temps leur nom et leur portrait.
Sans les monnaies, bon nombre de sculptures seraient restées anonymes.
De plus, c'est grâce au légendes figurant sur les monnaies que l'on doit un grand nombre de connaissances sur la chronologie, l'histoire, la religion et les coutumes des Ancients romains.
On pourrait même espérer que les monnaies portent l'inscription de leur valeur, mais hélas cette coutume de la République romaine a été abandonnée au cours de la période impériale au cours de laquelle, sauf de rares exceptions, la valeur des pièces n'a jamais été inscrite sur les monnaies. De nombreux débats et discussions ont eu lieu pour résoudre la question de la valeur des pièces, mais certains ne sont pas résolus à ce jour. |
|
Dernière mise à jour : ( 22-04-2009 )
|
|
Lire la suite...
|
|
|
La silique est une petite monnaie romaine d'argent dont la frappe a commencé au IVème siècle de notre ère pour se prolonger à Byzance au cours des siècles suivants.

Exemple de silique de Valentinien I. 364-375. Silique, argent, 1.73 grammes. Photo CNG – Estimation : 200 USD. Prix réalisé : 385 USD
Contexte historique de création de la silique
A la fin du IIIème siècle, l'Empire romain a échappé à une crise qui failli lui être mortelle. L'action énergique des Empereurs Illyriens comme Aurelien, Probus ou Dioclétien on permis de redresser la situation. Mais le système monétaire est ébranlé en profondeur, et sous le règne de Constantin, il ne reste rien du système monétaire mis en place par Auguste et hérité de la République. Les tentatives de restauration d'une monnaie d'argent stable et de bon aloi ont échoué (l'argenteus de Dioclétien). C'est sous le règne de Constantin qu'apparaissent les siliques, qui sont de petites monnaies d'argent, que l'on ne pas comparer, ni sur un plan stylistique, ni sur un plan monétaire au forts deniers d'argent des débuts de l'Empire.
|
|
Dernière mise à jour : ( 16-04-2009 )
|
|
Lire la suite...
|
|
 Un Caducée (en latin Caduceus ou Caduceum) est un baguette autour de laquelle sont entrelacés deux serpents; le corps des reptiles constitue un demi cercle et les têtes des deux serpents se font face. Il s'agissait d'un attribut spécifique de Mercure. La prudence est censée être représentée habituellement par les deux serpents entrelacés et les ailes qui sont quelquefois ajoutées au Caducée sont le symbole de la rapidité, deux qualités nécessaires dans le commerce qui était patronné par Mercure. C'était aussi le symbole de la paix et de la concorde, que ces divinités étaient censées avoir reçu d'Apollon en échange de la lyre.
On peut voir des Caducées sur de nombreuses monnaies romaines, dont celles de la famille Romaine Cestia sous la République, ainsi que sur les monnaies des gens Claudia, Licinia, Plaetoria, Sepullia. Sur les monnaies impériale romaine, de même, les caducées sont fréquemment représentés, notamment sur les monnaies de Jules César, Auguste, Marc Antoine, Tibère, Néron, Vespasien, Titus, Domitien, Nerva, Trajan ou encore Postume.
On peut voir le Caducée dans la main de Mercure sur des monnaies des Empereurs Tibère (monnaie coloniale), d'Antonin le Pieux, de Marc Aurèle, d'Herennius, d'Hostilien, de Gallien, de Postume (MERCVRIO FELICI), de Claude le Gothique, de Numérien, etc.
Le caducée dans la mains d'une figure féminine, telle que les personnifications de la Félicité, de la Paix, de la Concorde, de la Sécurité, apparaît sur des monnaies des Empereurs entre Jules César et Constantin le Grand.
Le Caducée entre deux cornes d'abondance indique la Concorde et peut se voir sur des monnaies d'Auguste, de Marc Antoine, de Vespasien, Titus, Domitien, Nerva, Antonin le Pieux, Marc Aurèle, Claudius Albinus. Sur une monnaie d'Auguste on peut voir trois mains jointes; avec un caducée, les faisceaux, l'axe sacrificiel, et le globe, associant ainsi le caducée avec d'autres symboles du pouvoir.
Un caducée et deux épis de blé, tenu par deux mains droites jointes est représenté sur des monnaies du haut Empire. Sur un sesterce de Drusus Junior et comme une instance de la FIDES PVBLICA, sur les monnaies d'argent de Titus, et les bronze de Domitien. |
|
Dernière mise à jour : ( 16-04-2009 )
|
|
Lire la suite...
|
|
| | << Début < Précédente 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Suivante > Fin >>
| | Résultats 1 - 13 sur 113 |
|