Monnaies Romaines
Numismatique antique et médiévale en Occident
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Description du livre
La numismatique, une des plus anciennes disciplines auxiliaires de l'histoire, a connu en quelques décennies une série de changements méthodologiques, généralement issus d'autres disciplines, comme l'étude des poids ou des alliages, la reconstitution des circonstances des émissions (les études de coins), l'examen de la technologie monétaire.
Le développement de l'archéologie a aussi contribué à changer le regard des historiens sur la monnaie. L'objet des collections traditionnelles est devenu un témoin privilégié des échanges économiques, des crises politiques et sociales, des invasions, qu'il s'agisse de la monnaie isolée ou du trésor. Enfin, l'histoire des mentalités a permis de trouver dans le numéraire un nouveau domaine d'étude : la propagande ou la représentation impériale. Georges Depeyrot, chercheur au Centre National de la Recherche Scientifique, fait dans cet ouvrage le point sur les approches rénovées et sur les différents regards qui se portent désormais sur la monnaie.
Ce travail s'adresse donc à ceux qui, amateurs ou collectionneurs, souhaiteraient connaître un état des nouvelles découvertes et des futures orientations scientifiques.
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Couverture du livre Numismatique antique et médiévale en Occident
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Quatrième de couverture
La numismatique, une des plus anciennes disciplines auxiliaires de l'histoire, a connu en quelques décennies une série de changements méthodologiques, généralement issus d'autres disciplines, comme l'étude des poids ou des alliages, la reconstitution des circonstances des émissions (les études de coins), l'examen de la technologie monétaire. Le développement de l'archéologie a aussi contribué à changer le regard des historiens sur la monnaie. L'objet des collections traditionnelles est devenu un témoin privilégié des échanges économiques, des crises. politiques et sociales, des invasions, qu'il s'agisse de la monnaie isolée ou du trésor. Enfin, l'histoire des mentalités a permis de trouver dans le numéraire un nouveau domaine d'étude : la propagande. ou la représentation impériale.
Georges Depeyrot, chercheur au Centre National de la Recherche Scientifique, fait dans cet ouvrage le point sur les approches rénovées et sur les différents regards qui se portent désormais sur la monnaie.
Ce travail s'adresse donc à ceux qui, amateurs ou collectionneurs, souhaiteraient connaître un état des nouvelles découvertes et des futures orientations scientifiques. |
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Tibère, l'étrange empereur
Tibère (né en 42 av. JC, mort en 37 ap. JC) est empereur entre 14 et 37 ap. JC. Il est moins connu que Jules César ou Auguste, peut-être parce qu’il ne fut pas aussi mégalomaniaque que ses prédecesseurs. De plus, sa figure est moins romantique que celle d'un Marc Antoine, qui se perd en Egypte dans les bras de Cléopâtre. Au contraire, Tibère, légèrement associal, n'offre qu'un triste profil. Son règne, pourtant, est très intéressant car il est le premier à s'installer à la tête du Principat, le nouveau régime politique mis en place par Auguste. Nous essaierons de décrire la vie de Tibère, son étrange personnalité et son rapport au pouvoir, en nous demandant particulièrement quel fut son impact sur les institutions de l'empire, qui étaient encore très récentes et incertaines.
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Sous la République, les couronnes furent de toutes les récompenses, les plus usuelles mais aussi les plus prestigieuses. Elles étaient accordées pour des actions qui demandaient du courage et de la vaillance et qui présentaient aussi une haute valeur morale, soit par leurs exemples, soit par leurs conséquences. De plus, celui qui était gratifié d'une couronne recevait le droit de la porter perpétuellement en public. On comptait plusieurs sortes de couronnes, dont beaucoup se retrouvaient sur les monnaies : La couronne Murale, la couronne Vallaire, la couronne Navale (ou Rostrale), la couronne civique, la couronne obsidionale, la couronne Triomphale et la couronne radiée.
As sur lequel Agrippa arbore une couronne rostrale
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La numismatique antique romaine est un domaine immense, tant au point de vue géographique que chronologique. La période couverte s'étend du IVème siècle avant notre ère au Vème siècle après JC. Il est donc impossible de prétendre donner une bibliophraphie exhaustive (certains s'y sont essayé, mais la compilation de titre est comme un puit sans fond). Nous proposons de donner ici quelques titres qui peuvent servir de jalon bibliographiques.
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Les inscriptions ou légendes que l'on trouve sur les monnaies constituent un des éléments les plus importants des études numismatiques, étant donné que c'est à partir ce ces légendes monétaires que l'on identifie le plus grand nombre d'éléments qui sont l'objet de la science numismatique.
Les légendes figurant à l'avers des monnaies portent généralement le nom et les titres des dirigeants représentés sur ces pièces. Un grand nombre de portraits, mais pas tous, ont été préservés par la statuaire. On doit la connaissance de chaque portrait de dirigeant aux monnaies qui portent en même temps leur nom et leur portrait.
Sans les monnaies, bon nombre de sculptures seraient restées anonymes.
De plus, c'est grâce au légendes figurant sur les monnaies que l'on doit un grand nombre de connaissances sur la chronologie, l'histoire, la religion et les coutumes des Ancients romains.
On pourrait même espérer que les monnaies portent l'inscription de leur valeur, mais hélas cette coutume de la République romaine a été abandonnée au cours de la période impériale au cours de laquelle, sauf de rares exceptions, la valeur des pièces n'a jamais été inscrite sur les monnaies. De nombreux débats et discussions ont eu lieu pour résoudre la question de la valeur des pièces, mais certains ne sont pas résolus à ce jour. |
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La silique est une petite monnaie romaine d'argent dont la frappe a commencé au IVème siècle de notre ère pour se prolonger à Byzance au cours des siècles suivants.

Exemple de silique de Valentinien I. 364-375. Silique, argent, 1.73 grammes. Photo CNG – Estimation : 200 USD. Prix réalisé : 385 USD
Contexte historique de création de la silique
A la fin du IIIème siècle, l'Empire romain a échappé à une crise qui failli lui être mortelle. L'action énergique des Empereurs Illyriens comme Aurelien, Probus ou Dioclétien on permis de redresser la situation. Mais le système monétaire est ébranlé en profondeur, et sous le règne de Constantin, il ne reste rien du système monétaire mis en place par Auguste et hérité de la République. Les tentatives de restauration d'une monnaie d'argent stable et de bon aloi ont échoué (l'argenteus de Dioclétien). C'est sous le règne de Constantin qu'apparaissent les siliques, qui sont de petites monnaies d'argent, que l'on ne pas comparer, ni sur un plan stylistique, ni sur un plan monétaire au forts deniers d'argent des débuts de l'Empire.
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 Un Caducée (en latin Caduceus ou Caduceum) est un baguette autour de laquelle sont entrelacés deux serpents; le corps des reptiles constitue un demi cercle et les têtes des deux serpents se font face. Il s'agissait d'un attribut spécifique de Mercure. La prudence est censée être représentée habituellement par les deux serpents entrelacés et les ailes qui sont quelquefois ajoutées au Caducée sont le symbole de la rapidité, deux qualités nécessaires dans le commerce qui était patronné par Mercure. C'était aussi le symbole de la paix et de la concorde, que ces divinités étaient censées avoir reçu d'Apollon en échange de la lyre.
On peut voir des Caducées sur de nombreuses monnaies romaines, dont celles de la famille Romaine Cestia sous la République, ainsi que sur les monnaies des gens Claudia, Licinia, Plaetoria, Sepullia. Sur les monnaies impériale romaine, de même, les caducées sont fréquemment représentés, notamment sur les monnaies de Jules César, Auguste, Marc Antoine, Tibère, Néron, Vespasien, Titus, Domitien, Nerva, Trajan ou encore Postume.
On peut voir le Caducée dans la main de Mercure sur des monnaies des Empereurs Tibère (monnaie coloniale), d'Antonin le Pieux, de Marc Aurèle, d'Herennius, d'Hostilien, de Gallien, de Postume (MERCVRIO FELICI), de Claude le Gothique, de Numérien, etc.
Le caducée dans la mains d'une figure féminine, telle que les personnifications de la Félicité, de la Paix, de la Concorde, de la Sécurité, apparaît sur des monnaies des Empereurs entre Jules César et Constantin le Grand.
Le Caducée entre deux cornes d'abondance indique la Concorde et peut se voir sur des monnaies d'Auguste, de Marc Antoine, de Vespasien, Titus, Domitien, Nerva, Antonin le Pieux, Marc Aurèle, Claudius Albinus. Sur une monnaie d'Auguste on peut voir trois mains jointes; avec un caducée, les faisceaux, l'axe sacrificiel, et le globe, associant ainsi le caducée avec d'autres symboles du pouvoir.
Un caducée et deux épis de blé, tenu par deux mains droites jointes est représenté sur des monnaies du haut Empire. Sur un sesterce de Drusus Junior et comme une instance de la FIDES PVBLICA, sur les monnaies d'argent de Titus, et les bronze de Domitien. |
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La Fides (bonne foi, fidélité, loyautéà était adorée comme une déesse par les Romains, selon Cicéron, Lactance, et d'autres auteurs. Attilius Calatinus dédia un temple à Fides, près de celui de Jupiter, où la personnification avait des prêtres et des sacrifices spécifiques pour son culte.
Sur les deniers des Licinia et d'autres familles romaines, sa tête apparaît quelquefois couronnée avec avec une couronne d'olivier, qui symbolise la préservation de la paix. Sur d'autres monnaies elle est couronnée avec du laurier, qui est une garantie de victoire. Le type de la personnification de la Fidélité se présente de très nombreuses manières sur les monnaies impériales romaines :
-Fides (la déesse elle-même), est présentée sur une monnaie de Claude II une lance à la main.
-Fides Augusta figure sur un grand bronze de Plotine.
-Fides Augustorum, se tient debout avec une corne d'abondance sur une monnaie de Maximien.
Parfois le type de la loyauté consiste en deux mains jointes, ou encore dans un caducée et deux épis de blé, tenus par deux mains droites; ou par une enseigne militaires tenue par deux mains droite. Cependant, on lit aussi Fides Publica, comme sur des monnaies de Titus, ou Fides exercitum, comme sur les sesterces de Vitellius ou de Nerva; et dans ce cas les deux mains jointes symbolisent la bonne foi et la fidélité des soldats et du peuple envers le prince régnant, et non pas la Fidélité en tant que déesse. Des exemples du types précédent sont également fournis par des monnaies de Balbin et Pupien.
Le type d'une femme drapée, tenant dans sa main droite une enseigne militaire plantée dans le sol, et tenant une autre enseigne transversalement sous son bras gauche, accompagne la légende CONCORD EXERCI sur les monnaies d'or de Claude II.
La notion de loyauté et de fidélité entre les poliques et les militaires fut capitale tout au long de la période républicaine et impériale. Beaucoup d'Empereurs, en particulier au IIIème siècle, on eu conscience que leur pouvoir ne dépendait que du bon vouloir de l'armée et on fait reproduire souvent des images de la Fides exercitum sur le revers des monnaies, ce qui n'a pas toujours suffit à les maintenir au pouvoir (et en vie).
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Phénix,c'est le nom qui était donné par les Egyptiens à un oiseau fabuleux caractérisé par son pouvoir de  renaître après s'être consumé sous l'effet de sa propre chaleur. Il symbolise les cycles de mort et de résurrection. Certains auteurs de l'antiquité ont pensé que le Phénix existait vraiment, alors que d'autres auteurs ont pensé qu'il ne s'agissait que d'une fable. De nombreux auteurs chrétiens de l'Eglise des origines ont suivi la tradition du paganisme au sujet du Phénix et l'ont adopté comme symbole de la résurrection.
Sur les monnaies impériales on le trouve représenté avec la tête surmontée de rayons, qui symbolisent l'éternité.
Le Phénix figure sur des monnaies de Constantin le Grand, ainsi que sur celles de ses fils, après l'exemple donné par les princes et princesses du haut Empire pour désigner par cet oiseau réputé éternel en même temps l'éternité de l'Empire ainsi que celle dont les princes étaient sensés posséder car ils étaient placés au rang des dieux immortels.
Des Phénix figurent sur des monnaies de Trajan et d'autres empereurs, mais aussi sur des pièce de bronze de Fautine l'Ancienne; sur une de ses monnaies, on peut voir une femme assise tenant un Phénix dans sa main droite.
Le Phénix sur les monnaies ne signifie pas seulement l'éternité, mais aussi l'espoir dans des temps meilleurs, puisque l'oiseau était censé renaître de ses cendres. On le voit parfois perché sur un globe, mais il est plus fréquemment représenté dans la main de l'Empereur.
Le mythe du Phénix, dont les origines sont particulièrement anciennes, a connu une nouvelle jeunesse au IVème siècle car il a été utilisé comme un symbole de restauration ou de renaissance sur le revers des monnaies (FEL TEMP REPARATIO), ainsi qu'on peut le voir par exemple sur les monnaies de Constans. Sur une monnaie de Constantin le Jeune, une figure militaire tient un Phénix plutôt que l'image traditionnelle de la Victoire. On voit aussi parfois cet oiseau posé sur une montagne ou sur des rochers. Il est parfois représenté sur les bûchers funéraires. |
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