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22-05-2008
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Où acheter des monnaies : carte des numismates professionnels français
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Nous vous proposons une ci-dessous carte de localisation des numismates professionnels français. Ils sont, avec les bourses numismatiques, les ventes aux enchères et internet un des principaux moyens d'acheter des monnaies

Carte de localisation des Numismates Professionnels français :

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Les images des gaulois sur les monnaies romaines
(16 votes)

On sait que les Gaulois n'ont laissé que très peu de textes; ils étaient encore dans la protohistoire (phase intermédiaire entre la préhistoire et l'histoire) alors que les Grecs et les Romains étaient dans l'histoire depuis déjà longtemps. Paradoxalement, on connaît surtout les Gaulois grâce à des textes Grecs et Romains; le témoignage le plus important est certainement celui de Jules César dans la "Guerre des Gaules" ("De Bello Gallico"). On se doute que ces témoignages, qui sont le regard d'étrangers sur la civilisation celtique, ne sont pas à l'avantage des Gaulois.

Deux images de gaulois sur les monnaies romaines : le Gaulois captif (Vercingétorix), la Gauloise et un carnyx à droite
Deux images de Gaulois sur les monnaies romaines : le Gaulois captif (Vercingétorix) à gauche; la Gauloise et un carnyx à droite


En plus de textes décrivant les Gaulois, les Romains ont frappé des monnaies qui représentent ces peuples celtiques qui étaient pour eux des voisins dangereux et remuants. Nous présentons ici les monnaies romaines sur lesquelles ont été gravées des images des Gaulois : ces pièces permettent de préciser en images quelle était la vision qu'avaient les Romain sur les Gaulois.
On peut diviser les représentations des Gaulois en catégories : les personnages rééls ou allégoriques (personnification de la Gaule), les objets, le symbolisme complètement abstrait.

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Images et noms grecs et romains des Dieux de l'Olympe
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Dans l'Antiquité Gréco-Romaine, 12 dieux ont été considérés comme supérieurs aux autres divinités. Chacun de ces dieux a fini par représenter une force naturelle et une idée morale que les artistes ont représentée sur divers supports, dont les monnaies. Ces dieux se sont vu affubler d'attributs spécifiques (comme par exemple la foudre pour Jupiter).

Trois exemples de Dieux de l'Olympe : de gauche à droite : Junon, Venus et Jupiter
Trois exemples de Dieux de l'Olympe : de gauche à droite, Junon, Venus et Jupiter

Le tableau ci-dessous présente la liste des Douze dieux principaux de l'Olympe, leurs noms grecs et leur équivalent romain, mais aussi la force naturelle qui leur était attaché et l'idée morale qu'ils incarnaient. Chaque dieu est illustré par le revers d'une monnaie antique.

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Les couronnes civiques sur les monnaies romaines
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Exemple de couronne civique sur une monnaie romaineLa couronne civique (en latin « Corona Querna ou Quercea ») était pour les Romains la plus grande récompense militaire, l'ornement personnel le plus élevé. La couronne civique était attribuée à celui qui avait sauvé la vie d'un citoyen romain au cours d'une bataille. Les Empereurs distribuaient eux-mêmes cette haute récompense de la valeur et du mérite personnel, et arboraient eux-mêmes cette couronne.
Les couronnes civiques étaient composées de feuilles de chêne accompagnées parfois des glands. C'est pour cette raison qu'on avait baptisé la couronne civique « quercus civilis », c'est à dire le chêne des citoyens.
Cette décoration était si estimée à Rome que lorsqu'un citoyen se présentait en public coiffé de la couronne civique, les spectateurs se levaient lorsqu'il arrivait et une place de choix lui était réservée près de celles des sénateurs. Le possesseur de la couronne civique était exempté de l'obligation de service pour l'Etat.

Dans le cas de l'Empereur Auguste, le Sénat romain lui accorda un honneur spécial et sans précédent : Auguste eut le droit de suspendre sa couronne civique au sommet de son palais à Rome.
Pendant les calendes de Mars 727 ( = 27 avant JC), puis chaque année à partir de cette date, une couronne d'or formée par des feuilles imitant les feuilles de chêne fut remise par le Sénat à Auguste. Ces couronnes ont été représentées sur les monnaies d'Auguste; sur certaines de ces pièces, on peut lire la légende OCS ou OB CIVES SERVATOS avant ou sans la mention SC (Senatus Consulto), pour avoir sauvé la vie de citoyens; il s'agissait d'une allusion à la paix qu'Auguste avait restauré dans l'Empire.
De la même manière, les monnaies d'argent et de bonrze de l'Empereur Claude présente sur leur revers la légende S P S R OB SC ou EX SC OB CIVES SERVATOS dans une couronne de feuilles de chêne.
La couronne civique de feuilles de chêne, avec des inscriptions ou des figures, apparaît sur les monnaies de diverses familles de la République Romaine (dont les familles Aelia, Aquilia, Durmia, Licinia, etc). Sous l'Empire on peut voir des couronnes civiques sur les monnaies des Empereurs Auguste, Tibère, Claude, Caligula, Néron, Galba, Vespasien, Titus, Domitien, Nerva, Trajan et de nombreux autres empereurs.

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Les monnaies à la tortue d'Egine
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Exemple de tortue d'Egine (avers d'un statère d'Egine)L'île d'Egine fut, d'après la tradition, le premier des Etats de la Grèce d'Europe qui fit frapper une monnaie officielle. Cette tradition qui attribue à Phidon, roi d'Argos, l'honneur d'avoir, comme Servius Tullius à Rome, établi un système fixe de poids et mesures et fait frapper les premières monnaies d'argent à Egine qui dépendait de son royaume, se trouve confirmée par l'aspect primitif des plus anciens statères d'argent au type de la tortue.
D'après la légende, Egine reçut son nom d'Aegina, fille du dieu-fleuve Asopos qui arrose Phliasie (Pausanias, II, 20, 2; Apollod., III, 12, 6; Ovide, Métamorphoses, VII, 472). On croit généralement que cette fable poétise la colonisation primitive de l'île par des émigrants venus de Phlionte; toutefois, les Eginètes se considéraient comme des Argiens originaires d'Epidaure. Il est aussi certain que l'île d'Egine fut fréquentée par les vaisseaux phéniciens; ce fut sans doute à leur contact et en raison de la stérilité de leur sol que les Eginètes s'adonnèrent au commerce maritime et au petit colportage. Hérodote (II, 178), parle des relations des Eginètes avec l'Egypte; ils participèrent à la fondation de Naucratis et, vers 563, ils firent bâtir dans cette ville pour leurs nationaux un temple de Zeus. Leurs vaisseaux alimentaient tout le Péloponnèse des marchandises de l'Orient.

Tout porte à croire que l'origine des monnaies d'Egine est commerciale et non d'invention hiératique; ils nous font comprendre pour quelles raisons Phidon choisit Egine pour inaugurer sa réforme pondérale et son invention d'une monnaie officielle; ils nous expliquent comment le système pondéral éginète ou Phidonien se répandit aussi universellement dans le Péloponnèse et la plupart des îles égéennes : c'est qu'Egine était le centre commercial le plus important de la Grèce méridionale. La monnaie d'Egine se maintint comme le principal medium d'échange reconnu dans tout le Péloponnèse jusque vers la fin du Vème siècle. C'est ce que veulent exprimer les lexicographes quand ils définissent les tortues d'Egine, la monnaie du Pélopnnèse par excellence.

Localisation générale d'Egine en Grèce

Se trouvant à l'abri des invasions par suite de sa situation insulaire, Egine était non seulement un vaste emporium, c'était aussi le foyer d'un mouvement artistique bien connu dans l'histoire de l'art grec sous le nom d'Ecole Eginète. Il suffit de parcourir la liste des artistes éginètes depuis Callon, vers 530, jusqu'à Onathas, vers 490-460, et l'énumération de leurs oeuvres les plus renommées, pour se rendre compte de l'extraordinaire éclat de l'île d'Egine et de son rayonnement sur tout le Péloponnèse à l'époque qui nous occupe numismatiquement. Les célèbres sculptures du temple d'Aphaia, qui sont du milieu du VIème siècle et font la gloire des Musées de Londres et de Munich, constituent le fondement d'un des chapitres essentiels de l'histoire de l'art grec. On sait qu'elles représentent l'expédition des Eacides contre Troie, sous la conduite d'Athéna et le combat des Grecs et des Troyens autour du corps de Patrocle.

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