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20-06-2019
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Le Trésor Caché découvert à Tourves en 1366 contenait 12 millions d’Oboles de Marseille !

La vidéo ci-dessous présente un étonnant trésor découvert à Tourves en 1366 plein Moyen Age. Le Trésor était caché dans une roche à proximité sur village de Tourves, en Provence. Il contenait pas moins de 2400 kilos d’Oboles de Marseille, qui sont des monnaies antiques.

Vidéo : Le Trésor Caché découvert à Tourves en 1366 contenait 12 millions d’Oboles de Marseille !

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Des enfants découvrent l'énorme trésor au matin du 12 juin 1366

Le vendredi 12 juin 1366, le paisible village de Tourves était mis en émoi. Vers neuf heures du matin, des enfants vinrent en jouant réveiller un jeune berger qui faisait paître ses brebis au bord du chemin public qui se trouve entre le village de Tourves et le château de Seysson. Au moment où le pâtre se retournait pour voir qui le hélait, les enfants aperçurent tout à coup des pièces d'argent qui sortaient du sol par un trou d'abord si petit qu'on pouvait à peine y passer les doigts. Ayant bouché le trou avec leurs mains, les monnaies se mirent à jaillir un peu plus loin d'un autre trou, telle l'eau d'une fontaine, et en si grande quantité que les habitants du village en emportèrent, dans leurs bourses, leurs poches et jusque dans leurs tabliers.

Il y avait tant de pièces qu'on pouvait charger 20 mules

Il y avait de quoi former la charge de vingt mules. Sur ces entrefaites une femme survint, qui fendit la foule en criant : « Ma part, Ma part ! » mais au moment où elle se disposait à prendre son lot du trésor, celui-ci disparut soudain. Sans doute on la prit pour une sorcière et les assistants ne manquèrent pas de tirer de mauvais présages de cette disparition subite et explicable pour eux seulement par un maléfice.

Voilà qui ressemble étonnamment à un conte de fées, et cependant tous les détails de cette découverte, bizarre à plusieurs points de vue, furent consignés dans un acte qui existe dans les registres de la Cour des comptes de Provence. Ce document qui a été publié pour la première fois en 1903, contient dans son texte le dessin des deux faces du type des monnaies dont se composait le trésor et qui sont des oboles de Marseille.

Le trésor de Tourves a vraiment existé

Ce document médiéval demande à être commenté.

Le village de Tourves a été construit sur l'emplacement du relai d'ad Turrem mentionné sur les Itinéraires antiques. Il était traversé par la via Aurelia, qui n'est autre que le chemin public dont il est question dans l'acte et au bord duquel fut découvert le trésor. Cette voie, une des plus anciennes de l'Europe, était très fréquentée par les marchands phocéens de Marseille se rendant en Italie ou seulement dans les colonies marseillaises d'Antibes de Nice ou Monaco.

Or, les monnaies découvertes à Tourves, — nous pouvons le dire sans aucune hésitation et grâce au dessin précité, — ont été frappées à Marseille. Elles sont au troisième type de la tête d'Apollon, avec revers à la roue accompagnée des lettres MA (Massilia) entre les rayons. Le rédacteur de l'acte de 1366 prenait la figure du dieu pour une tête de Sarrazin. Cette quantité considérable de monnaies dont on peut évaluer le poids à environ 2.400 kilos avait sans aucun doute été introduite dans une excavation par une ouverture qu'on ne put retrouver, et c'est par une fissure fortuite qui dut se produire dans une des parties inférieures de la poche, l'effet de la pesanteur aidant, que le métal a dû couler. Or, jusque là, rien de surnaturel.

La disparition d'une partie du numéraire relatée dans les dernières lignes de notre document est plus bizarre, mais peut s'expliquer aussi par un phénomène naturel, tel que l'ouverture d'une nouvelle fente provoquée par un travail de désagrégation qui se produit quelquefois, par laquelle fente les monnaies purent s'écouler et disparaître dans les profondeurs du sol. L'hypothèse d'un phénomène géologique de ce genre est admissible lorsqu'il s'agit d'un terrain crevassé, disloqué et en mouvement, comme l'était celui de Tourves au moment de la découverte.

Des Oboles de Marseille par centaines de milliers !

L'étude de l'acte ci-dessus révèle un intéressant renseignement de numismatique ; il indique le rapport qui existait entre le poids et, partant, la valeur des oboles marseillaises et des deniers provençaux de 1366. Ce rapport était : 1 obole = 5 deniers de Provence ; il nous édifie, en outre, sur la quantité de monnaies frappées à une même époque par les Grecs de Marseille, puisque, en nous basant toujours sur le poids de 2.400 kilos, on peut évaluer le nombre des oboles trouvées à Tourves à plus de 12 millions de pièces I. De tout ce qui vient d'être dit, il ressort que la très importante trouvaille de Tourves, relatée par le baron de Bonstetten 2 d'après Nostradamus, n'est point le fait d'un rêve, d'un mirage. Le fait doit être tenu pour authentique dans son ensemble ; mais il y a sans doute une grande part d'exagération dans l'évaluation de la quantité d'argent recueilli.

A qui ce trésor a-t-il appartenu ? Une hypothèse crédible...

Toutefois, il est plus malaisé d'expliquer la présence d'une aussi grande quantité de numéraire dans une excavation du sol, au bord d'une voie aussi fréquentée que l'était la via Aurelia. L'enfouissement de ce stock de monnaies, incontestablement le plus important de ceux découverts en Gaule, doit remonter au IIe siècle avant notre ère. On ne peut y voir, pensons-nous, la cachette d'un particulier, marchand ou financier, et il est plus vraisemblable de croire que cet argent appartenait au Trésor public des Massaliotes, à ce trésor à qui Rome fit de nombreux emprunts et sur lequel Marseille préleva, pour son alliée, d'importants convois d'argent destinés à venir en aide à la République romaine dans des circonstances critiques. Un de ces convois serait-il tombé aux mains de ces Ligures pillards de la tribu des Oxybiens qui occupaient ces parages et dont Massilia chercha à réprimer les brigandages par des combats qu'elle soutint, en l'an 180 avant notre ère notamment ? C'est ce que l'on peut supposer, mais ce que l'on ne saura jamais d'une façon certaine.

Adapté d’après l’article de H. De Gérin-Ricard et de l'Abbé Arnaud d'Agnel paru dans la Revue Numismatique, 1903, quatrième série, tome 7, pages 164-166

Pour aller plus loin...

Retrouvez le trésor de Tourves et bien d'autres histoire de trésors dans le livre "Comment trouver un trésor ? 10 véritables histoires de trésors"

Les Oboles de Marseilles sont répertoriées dans "l'Atlas des Monnaies Gauloises" de La Tour 

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