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La Darique, monnaie d'or des Perses Achéménides


La Darique, monnaie d'or des Perses Achéménides


La Darique était la monnaie d'or royale des Perses Achéménides, comme le sicle médique était leur monnaie d'argent. Son nom vient de celui de Darius Ier, fils d'Hystasme (521 à 485 avant JC), qui la créa. De toutes les espèces de monnaies d'or frappées dans l'antiquité hellénique, la darique fut, avec les statères de Philippe de Macédoine et d'Alexandre le Grand, la monnaie la plus populaire et la plus répandue. Elle est d'or pur et pèce de 8 grammes 35 à 8 grammes 42. Son type est, uniformément, le roi de Perse, représenté en archer, un genou à terre. De nombreuses inscriptions aussi bien que les témoignages littéraires prouvent qu'entre le commencement des guerres médiques et le milieu du règne d'Alexandre, la darique formait la plus importante partie du numéraire en or répandu dans le commerce de la Grèce avec l'Orient où son souvenir persista longtemps. A la fin de l'empireur romain, le poète Ausone se sert encore du mot "darii" par affectation d'archaïsme poétique, pour désigner les sous d'or constantiniens.
 

Photo de Darique, la monnaie d'or créée par Darius Ier


Photo de Darique, la monnaie d'or de Darius Ier
Description complète de la monnaie :
ROYAUME ACHEMENIDE, AV darique, 475-420 av. J.-C. Série IIIb. Droit : Le roi agenouillé à droite sur une ligne de sol, tenant une lance et un arc. Revers : Carré creux allongé. Ref.: Carradice, 27-28. 8,33g. Rare.
Origines de cette monnaie : Jean Elsen & ses Fils S.A., vente aux enchères 94, le 15 décembre 2007, lot n°22. Estimation : 2000 euros.



Telle fut, dès l'origine, l'abondance des émissions de la darique que déjà, lors de l'expédition de Xerxès contre la Grèce, le Lydien Pythès avait en sa possession 3993000 dariques.
Dans les inscriptions de la Grèce d'Europe, il n'est pas rare de rencontrer des comptes composés à la fois de dariques, de drachme et d'autres monnaies locales. Par exemple, une inscription de Lébadée en Béotie, mentionne un certain Télémachos, fils de Polémarchos, qui paie 2 dariques et 115 drachmes.
Au temps de la retraite des Dix Mille, les Lacédémoniens voulant prendre à leur solde les débris de l'armée grecque, convinrent de donner, par mois à chaque soldat une darique, aux capitaines deux dariques, et trois dariques aux généraux.
A la fin de la retraite, arrivé à Lampsaque, Xénophon ayant besoin d'argent, vend son cheval pour 50 dariques. On admettait alors que la darique de 8,40 grammes équivalait à un statère de Cyzique en électrum du poids de 16,45 grammes.
La type des dariques leur faisait donner, parmi les Grecs, le nom populaire d'archers (sagittarii); on connaît le jeu de mots cruel que fit Agésilas revenant d'Asie malgré lui, rappelé par ses compatriotes que l'or du Grand Roi avait corrompus : le roi de Sparte disait spirituellement à ses amis qu'il avait été chasé d'Asie par trente mille archers.

Vers la fin de l'empire achéménide, certains ateliers asiatiques, notamment celui de Babylone, émirent non seulement des dariques, mais des doubles dariques et quelques demi-dariques; ces émissions se prolongèrent sous la domination d'Alexandre, et même assez longtemps après sa mort. On ne connait enfin, jusqu'ici, qu'un seul exemple de l'obole d'or au type de la darique (12ème du statère).

Les monnaies d'or des rois de Chypre, à Salamine et à Citium, celles des satrapes héréditaires de Carie, ont été frappées dans le système de la darique et ont pu être appelées du nom de "dariques" dans les textes littéraires et épigraphiques, ce à quoi les commentateurs n'ont pas toujours pris garde. En outre, ces séries chypriotes et cariennes comportent des pièces d'or plus petites que la darique et qui peuvent être considérées comme des demi dariques, des sixièmes, des douzièmes, des vingtièmes, des vingt-quatrièmes et enfin des quarantièmes de dariques; ces dernières ne pèsent guère que 0,42 grammes. Ce n'est pourtant pas dans ces séries qu'il faut chercher les dariques dont parle Xénophon, dans un passage de l'Anabase où Cyrus le jeune s'engage à payer à ceux qui voudront le suivre, une solde plus forte qu'une demi darique : "Cyrus promet de leur donner à tous une moitiéen sus et de leur compter à chacun par mois, trois demi-dariques au lieu d'une darique." Il faut admettre que cette demi-darique d'appoint était une monnaie de compte, payable en argent ou autrement : les demi-dariques au type perse, si rares, dont nous parliens tout à l'heure, ainsi que les petites divisions en or des séries cariennes ou chypriotes n'existaient pas encore au temps de Cyrus le Jeune.


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Dernière mise à jour : ( 03-11-2008 )
 
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