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Romulus et Rémus dans la numismatique
19-11-2006

Romulus et Rémus : le mythe des origines de Rome dans la numismatique

 
Romulus, dit la légende, a fondé Rome en 753 avant Jésus Christ. Ce mythe fondateur apparaît fréquemment dans la littérature antique. Il traverse toute l'histoire de Rome. Il existe aussi dans la numismatique, et c'est ce que nous nous proposons d'examiner. Comment et pourquoi le mythe des origines a-t-il été représenté sur les monnaies romaines ?
 
 

La louve allaitant Romulus et Rémus. Bronze étrusque. Les statues de Romulus et Rémus ont été rajoutées à la Renaissance.

La louve allaitant Romulus et Rémus. Bronze étrusque. Les statues de Romulus et Rémus ont été rajoutées à la Renaissance
 
Avant de traiter les représentations numismatiques de Romulus et Rémus dans le monnayage romain, quelques remarques s'imposent. Les auteurs antiques qui évoquent Romulus et Rémus sont nombreux. Virgile, Cicéron, Properce, Ovide, Pline l'Ancien, Tite-Live, d'autres encore, en ont parlé plus ou moins longuement. C'est par le biais de cette littérature principalement historique et poétique que l'on connaît les détails de la fondation de Rome. L'un des récits les plus célèbres sur les origines de Rome a été écrit par Tite-Live, dans son Histoire de Rome depuis sa fondation, commencée à la fin du premier siècle avant JC. A propos de Romulus et Rémus, il explique comment tout débute par une sombre affaire dans la famille royale d'Albe-La-Longue. Amulius détrône son frère Numitor, qui a une fille Vestale nommée Rhéa Silvia. Or Rhéa Silvia met au monde les jumeaux Romulus et Rémus, après avoir été violée par le dieu Mars. C'est ce qu'elle prétend en tout cas, dit Tite-Live, soit parce qu'elle le croit vraiment, soit parce qu'elle estime qu'un dieu fait un père plus acceptable qu'un simple mortel. Quoi qu'il en soit, Amulius décide de faire noyer dans le Tibre ces jumeaux qui pourraient remettre en cause sa légitimité dynastique. Les bébés sont placés sur une corbeille dans les eaux du Tibre. La corbeille finit par s'échouer. Une louve descend alors des montagnes pour s'abreuver, elle entend les pleurs de Romulus et Rémus, et, contre toute attente, se met à les allaiter. Par la suite, les jumeaux sont recueillis par le chef des troupeaux royaux. Devenus adultes après une éducation rustique, Romulus et Rémus décident de fonder une ville, mais étant nés en même temps, ils s'interrogent : la nouvelle ville portera-t-elle le nom de Romulus ou celui de Rémus ? Ils choisissent de laisser les dieux décider à leur place. Rémus voit six vautours : c'est, selon lui, le signe qu'il attendait. Mais Romulus, lui, voit douze vautours, signe plus fort, qui montre bien que c'est lui qui doit donner son nom à la ville nouvelle. Romulus et Rémus en viennent donc aux mains et Rémus est tué dans la bagarre (à moins que, toujours selon Tite-Live, pour narguer son frère, Rémus n'ait sauté par dessus les remparts en construction de la ville de Romulus, ce dernier solutionnant le problème par un fratricide). Finalement, la ville nouvelle portera donc le nom abrégé de Romulus : Rome.
 
 
 
Cette version de l'histoire des origines de Rome est probablement la plus célèbre. Mais des récits différents, qui comportent d'importantes variantes ou des incertitudes, existent. Ovide, par exemple, dans Les Fastes raconte grosso modo la même histoire que Tite-Live, en rajoutant quelques détails, quelques dialogues de sa composition. Fait intéressant, il rajoute que "souvent un pivert est venu les nourrir alors qu'ils étaient exposés[1]". Virgile lui aussi évoque la naissance de Romulus et Rémus, et l'épisode de la louve, mais il est beaucoup plus bref, et, surtout, Rhéa Silvia est remplacée par Ilia, descendante directe d'Hector : sans doute, ce faisant, Virgile a-t-il voulu souligner les origines troyennes de Rome[2]. Un auteur tardif, le pseudo Aurelius Victor, mentionne également "qu'un pivert aussi vola jusqu'aux enfants, le bec plein de nourriture qu'il leur fit avaler"[3]. Ceci expliquerait, toujours selon le même auteur, que le loup, aussi bien que le pivert, soient sous la protection de Mars.
 
 
Le mythe des origines de Rome tel qu'il existe dans la littérature est donc très loin d'être standardisé. Ce n'est pas surprenant. Les mythes, en effet, sont des légendes ou des traditions qui cherchent par l'allégorie à expliquer les phénomènes que l'on ne sait pas expliquer de manière rationnelle. Le mythe des origines de Rome, avant d'entrer dans la littérature, a probablement été un récit oral. Ce mode de transmission des traditions provoque des déformations du récit, la mise en place de variantes tout à fait caractéristiques.
 
 
Le mythe fournit une explication aux choses qui n'en ont pas et, pour ce faire, fait souvent intervenir des éléments surnaturels. Romulus et Rémus fils de Mars, sont (probablement, selon Tite-Live, sûrement, selon Virgile) des demi-dieux, qui survivent grâce à l'intervention d'un animal sauvage, la louve (accompagnée parfois, fait moins connu, par un pivert nourricier). Romulus, est un héros doué de qualités surnaturelles, qui conduit la guerre contres les peuples et cités voisins, et qui ne disparaît pas comme un simple mortel : c'est, raconte Tite-Live, pendant un violent orage que Romulus est envoloppé d'une nuée épaisse et disparaît de la vue de la foule. Heureusement, le Héros fondateur ne part pas sans laisser la voie à suivre. Peu de temps après sa mystérieuse disparition, comme Jésus, il fait une apparition et déclare au sénateur Julius Proculus : "Va, annonce aux Romains la volonté des dieux : ma chère Rome doit être la capitale du monde. Qu'ils s'adonnent dès lors à l'art militaire et fassent savoir à leurs descendants qu'aucune puissance humaine ne résistera aux armes romaines". On n'en attendait pas moins du fils du dieu de la guerre.
 
 
 
Il y a longtemps que les historiens modernes se sont demandés quels pouvaient être les éléments historiques réels du mythe des origines de Rome. Le premier auteur antique à l'évoquer, Fabius Pictor, écrit en effet en 210 avant JC, et rapporte des évènements qui se seraient déroulés plus de cinq siècles auparavant. La date même de la fondation, 753 avant JC, a été fixée arbitrairement par Varron au Ier siècle avant JC[4]. En réalité on ne connaît pas la date précise de mise en place de ce mythe des origines de Rome. Les archéologues datent des IXème-Xème siècles avant JC les premières tombes à incinération trouvées à Rome, qui n'est alors qu'une juxtaposition de huttes assez sommaires. Cette vue archéologique rationnelle des choses met à bas le mythe de la fondation ex-nihilo de Rome par le héros surnaturel Romulus.
 
 
Le mythe des origines, qui permet de se situer dans le temps et de se rattacher au passé et au futur, a naturellement donné lieu à des représentations numismatiques. Ces images sont anciennes et assez constantes dans le monnayage romain, de la République à l'Empire. Ainsi, un sextans anonyme frappé en 217-215 avant JC montre la louve allaitant Romulus et Rémus (monnaie n°1)[5], tandis que cinq siècles plus tard, le même symbole apparaît sur une monnaie commémorative frappée par Constantin (photo n°23 - monnaie frappée en 330-346 après JC). Le plus souvent, le mythe des origines est représenté par l'image de Romulus et Rémus allaités par la louve, sans plus de détails (voir par exemple les monnaies n°1, 3, 12, 15-19). Sauf exception (n°9-10), la louve est telle que décrite par le pseudo Aurelius Victor ou par Tite-Live : sa tête est tournée vers les jumeaux, ce qui montre qu'elle s'en occupe attentivement. Une monnaie de Domitien (n°7) montre même le berceau dans lequel les jumeaux ont dérivé sur le Tibre avant de s'échouer.
 
 
Sur deux monnaies, la louve apparaît seule, en position d'arrêt (n°6 - P. Satrienus, 77 av. JC; et n°8 Quadrans de Trajan). La question de savoir si c'est bien la louve nourricière de Romulus et Rémus qui est représentée sur la monnaie de P. Satrienus (n°6) est discutée[6]. Peut-être cette image est-elle en rapport avec la fête des Lupercales qui était célébrée chaque année, le 15 février. Lors de cette fête, en effet, les célébrants se rassemblaient au Lupercal, une grotte sur le mont Palatin où Romulus et Rémus avaient, disait-on, été nourris par la louve[7]. Le mythe des origines a aussi été matérialisé par des lieux bien réels : outre le Lupercal évoqué ci-dessus, le figuier Ruminal, situé dans le Comitium, était réputé pour être le lieu où s'était échoué le berceau de Romulus et Rémus. Cet arbre était vénéré, et, dit Pline l'Ancien, c'est toujours un présage quand il se dessèche et les prêtres ont soin d'en planter un nouveau[8].Le figuier Ruminal a été représenté sur une monnaie frappée en 137 av. JC (n°4). Sur l'arbre vénéré figurent trois oiseaux, dont celui du centre semble bien être le pivert évoqué par le pseudo Aurelius Victor. Quant aux deux autres volatiles, il est difficile de dire à quoi ils correspondent exactement. H. Crawford relève simplement que parmi les nombreuses versions du mythe originel, divers oiseaux, hibou, aigle, vautours (voir Tite-Live), sont attestés[9]. Trois autres monnaies montrent effectivement des oiseaux. Un sextans anonyme frappé en 217-215 av. JC (monnaie n°1) porte à l'avers la figure de la louve nourrissant les jumeaux, et, au revers un aigle portant, selon H. Crawford[10], une fleur dans le bec; peut-être s'agit-il en fait de nourriture destinée à Romulus et Rémus. La présence d'un aigle, qui symbolise habituellement Jupiter est assez problématique. Il faut renoncer à connaître la raison de la présence de cet oiseau sur le revers de cette monnaie. De même, on ignore si l'aigle a un rapport avec Romulus et Rémus figurés à l'avers, s'il symbolise ou non Jupiter, et enfin si Jupiter a eu quelque chose a voir avec le mythe des origines de Rome. Un denier anonyme frappé en 114-115 av. JC (monnaie n°15), enfin, présente une composition originale, où figurent deux oiseaux. Là encore on ne sait pas à quel élément précis ni à quelle version du mythe ils correspondent. L'originalité de cette monnaie, c'est la présence d'une allégorie de Rome assise sur un bouclier. Rome contemple Romulus et Rémus allaités par la louve, qui, fait unique, est présentée de dos.
 
 
Pour terminer ce tour d'horizon des éléments du mythe qui ont fait l'objet de gravures, il faut citer l'image originale de Rhéa Silvia approchée par Mars, sur un as d'Antonin le Pieux (monnaie n°11). Le fondateur de la Ville Eternelle est aussi présenté seul sur le revers d'un aureus de Sévère Alexandre (monnaie n°13). Il marche d'un pas décidé, portant un trophée sur l'épaule et une lance, dans une attitude martiale. Il est représenté de la même manière que son père Mars (monnaie n°14). L'image de Romulus et Rémus nourris par la louve a également été associée à des thèmes traditionnels du monnayage romain : une monnaie de Panormos, en Sicile (photo n°3), représente d'un côté la scène classique de Romulus et Rémus sous la louve, et, de l'autre côté Janus, dieu typiquement romain. Sur un follis de Maxence, au début du IVème siècle ap. JC, Romulus, Rémus et la louve apparaissent entourés par les Dioscures. Il s'agit également d'une image traditionnelle et très ancienne du monnayage romain. Enfin, c'est sous forme de statue que le symbole de Rome a été représenté, toujours sur un follis de Maxence (monnaie n°20) : la louve et les jumeaux ornent le fronton d'un temple tétrastyle dans lequel l'allégorie de Rome donne un globe à Maxence.
 
 
Finalement, les images de la fondation de Rome dans le monnayage, des origines au IV° siècle ap. JC., sans être exceptionnellement fréquentes, sont assez variées. C'est cependant un aspect particulier, Romulus et Rémus nourris par la louve, qui a été le plus fréquemment représenté. On peut s'interroger à présent sur les raisons qui ont conduit à l'émission de ces monnaies, et, question connexe, sur les sources d'inspiration des graveurs. Les images de Romulus et Rémus, aux origines de la République, correspondent probablement à l'intention de présenter une iconographie qui caractérise bien la ville de Rome. C'est à ce titre que les jumeaux ont fait l'objet d'émissions monétaires (voir en particulier la monnaie n°1). Ce thème demeure cependant assez marginal dans le monnayage romain des origines. Sous la République, l'image de Janus ou, par exemple la chevauchée des Dioscures ont été représentées beaucoup plus fréquemment que la fondation mythique de la ville. Bien que typiquement Romain, le thème de Romulus et Rémus figure aussi sur des monnaies provinciales (n°3, 12, 15, 16). Il s'agissait probablement pour les villes émettrices de souligner soit leurs origines romaines, soit leur attachement à la Ville Eternelle; pour ce faire, là encore, Romulus, Rémus et la louve ont été jugés suffisamment emblématiques. Romulus et Rémus en tant qu'emblème de Rome sont encore utilisés par Constantin au IV° siècle ap. JC. Celui-ci commémore la fondation de Constantinople, la nouvelle Rome, par des émissions monétaires qui célèbrent à la fois Rome et la nouvelle capitale de l'Empire (monnaies n°23 et 24).
 
 
De façon générale, l'image des origines de Rome marque clairement un attachement au passé. Le mythe joue pleinement son rôle : il constitue un repère dans le temps. Philippe I le fait représenter sur une monnaie lors du millénaire de Rome (monnaie n°18). A la fin du 3ème et au début du 4ème siècle, le rappel des origines, notamment par Probus et Maxence (monnaies n°19, 20 21) est sans doute lié, alors que la période est particulièrement troublée, au besoin d'avoir des repères historiques (qui en réalité, sont mythologiques). Les monnaies de Maxence proclament la conservation de Rome et son éternité : ces thèmes, illustrés notamment par la louve nourrissant Romulus et Rémus, rassurent alors que l'Empire connaît de profonds bouleversement militaires, politiques et culturels.
 
 
L'iconographie monétaire du mythe des origines a sans doute eu des sources diverses. Le mythe est d'abord oral, avant que divers auteurs ne le mettent par écrit. Peut-être les graveurs, en particulier sous la République, ont-ils représenté la version orale du mythe dont ils avaient connaissance (voir en particulier les monnaies n°4 et 5). Les images qu'ils ont créées sont donc délicates à interpréter : comme le mythe dans la littérature, le mythe figuré sur les monnaies ne présente pas une version unique, figée une fois pour toutes. La littérature a certainement été utilisée comme source d'inspiration iconographique. Peut-être l'image de Mars avançant vers Rhéa Silvia sur un sesterce d'Antonin le Pieux (monnaie n°10) est-elle directement inspirée du récit de Tite-Live. La statuaire, enfin a dû jouer un rôle important. Non loin du figuier Ruminal, une statue de Romulus et Rémus nourris par la louve a été érigée dès 296 av. JC. : elle a probablement inspiré une partie des monnaies qui représentent la louve et les jumeaux.
 
 
Le mythe des origines de Rome disparaît des monnaies au IV° siècle ap. JC. A cette époque, l'histoire de la fondation mythique de Rome demeure encore vivante. Le fils de Maxence (monnaie n°22) porte même le nom du fondateur de Rome. Vers la fin du IV° siècle, le facétieux auteur de l'Histoire Auguste[11] cite Romulus et Rémus à de nombreuses reprises, car il en a une connaissance littéraire. Alors pourquoi cesse-t-on de représenter le mythe sur les monnaies ? Deux raisons principales expliquent cette éclipse définitive de Romulus et Rémus comme thème monétaire: la fondation de Constantinople et l'adoption officielle du chritianisme par Constantin. La création de Constantinople, la "nouvelle Rome", provoque la perte d'influence politique de Rome, et aussi, conséquence logique, de sa mythologie. Par ailleurs, le mythe des origines de Rome, païen par excellence, ne peut s'accorder avec la nouvelle religion officielle, le christianisme. C'est désormais exclusivement dans la Bible, qui présente sa propre mythologie des origines et ses prores héros, que se trouvent les références de l'Empire.


[1] Cf. traduction de R. Schilling, Ovide. Les Fastes. Tome I. Livres I-III, Paris, 1992, p. 64-65 (Collection des Universités de France).
[2] Verg., Aen., I, 272-279, ainsi que la traduction en français par J. Perret, Virgile. Énéide. Tome I. Livres I-IV, Paris, 1981, p. 15-16.
[3] Traduction de J.-Cl. Richard, Ps.-Aurélius Victor, Les origines du peuple romain, Paris, 1983, p. 99-100 (Collection des Universités de France).
[4] Cf. Jacques Poucet, Les Rois de Rome. Autopsie d'un récit historico-légendaire, dans Bulletin de l'Académie royale de Belgique, 6ème série, tome V, 1994, pages 159-184
[5] Il existe un didrachme anonyme frappé à Rome en 269-266 av. JC dont le revers représente Romulus et Rémus allaités par la louve (cf. Crawford, Roman Republican Coinage, CUP, Cambridge, 1974. Monnaie n°20/1, p.137).
[6] Cf. H. Crawford, op. cit., p.403.
[7] Le but de cette fête était d'assurer la fertilité à Rome.
[8] J. André, Pline l'Ancien, Histoire naturelle. Livre XV, Paris, 1960, p. 45 (Collection des Universités de France).
[9] H. Crawford, op. cit., p. 719
[10] H Crawford, op. cit., p. 150, 39/3
[11] HistoireAuguste. les Empereurs Romains des II° et III° siècles, édition établie par André Chastagnol, Paris, Robert Laffont, 1994

REPRESENTATIONS DE ROMULUS ET REMUS SUR LES MONNAIES

Les photos rassemblées dans ce dossier sont publiées avec l'aimable autorisation de Classical Numismatic Group, Inc (CNG)

 
1. Sextans anonyme, 217-215 av. JC. (24.43 gr). A/ La louve tournée à droite et allaitant les jumeaux. Deux globes en dessous. R/ Aigle debouts à droite, tenant une fleur dans le bec. Deux globes au dessus.
1. Sextans anonyme, 217-215 av. JC. (24.43 gr). A/ La louve tournée à droite et allaitant les jumeaux. Deux globes en dessous. R/ Aigle debouts à droite, tenant une fleur dans le bec. Deux globes au dessus.
 
2. Rome, as anonyme, 169-158 av. JC (18.51 gr). A/ Tête de Janus. R/ Proue tournée à droite, la louve et Romulus et Rémus au dessus
2. Rome, as anonyme, 169-158 av. JC (18.51 gr). A/ Tête de Janus. R/ Proue tournée à droite, la louve et Romulus et Rémus au dessus
 
3. Sicile, Panormos. Vers 120 av JC. As (5.99 gr), P. Terentius magistrat . A/ Tête laurée et barbue de Janus R/ P. TE. La louve à droite, la tête tournée, allaite Romulus et Rémus
3. Sicile, Panormos. Vers 120 av JC. As (5.99 gr), P. Terentius magistrat . A/ Tête laurée et barbue de Janus R/ P. TE. La louve à droite, la tête tournée, allaite Romulus et Rémus
 
4. Sex. Pompeius Fostlus, 137 av. JC. Denier d'argent (3.96 gr). A/ Tête de Rome tournée à droite.  R/ La louve, tête tournée en arrière, allaite les jumeaux. Derrière, le figuier Ruminal, avec un oiseau perché sur le tronc et deux oiseaux sur les branches; en exergue : Roma.
4. Sex. Pompeius Fostlus, 137 av. JC. Denier d'argent (3.96 gr). A/ Tête de Rome tournée à droite. R/ La louve, tête tournée en arrière, allaite les jumeaux. Derrière, le figuier Ruminal, avec un oiseau perché sur le tronc et deux oiseaux sur les branches; en exergue : Roma.
 
5. Denier d'argent (3.87 gr) anonyme, 115-114 av. JC. A/ Tête casquée de Rome tournée à droite. R/ Rome assise à droite sur un bouclier. La louve et les jumeaux devant elle; deux oiseaux dans les champs.
5. Denier d'argent (3.87 gr) anonyme, 115-114 av. JC. A/ Tête casquée de Rome tournée à droite. R/ Rome assise à droite sur un bouclier. La louve et les jumeaux devant elle; deux oiseaux dans les champs.
 
6. P. Satrienus. 77 av. JC. Denier d'argent (3.73 gr). A/ Tête casquée de Mars tournée à droite. ed head of Mars right; XTV derrière. R/ ROMA en haut, P. SATRIE-NVS sur deux lignes en exergue. Louve marchant à gauche
6. P. Satrienus. 77 av. JC. Denier d'argent (3.73 gr). A/ Tête casquée de Mars tournée à droite. ed head of Mars right; XTV derrière. R/ ROMA en haut, P. SATRIE-NVS sur deux lignes en exergue. Louve marchant à gauche
 
7. Domitien (81-86 ap. JC), denier d'argent (3.273 gr), frappé à Rome en 79. A/ CAESAR AVG. F. DOMITIANVS. Tête laurée tournée à droite. R/ COS. V. La louve allaitant Romulus et Rémus. En dessous, la panier ayant porté les jumeaux sur le Tibre.
7. Domitien (81-86 ap. JC), denier d'argent (3.273 gr), frappé à Rome en 79. A/ CAESAR AVG. F. DOMITIANVS. Tête laurée tournée à droite. R/ COS. V. La louve allaitant Romulus et Rémus. En dessous, la panier ayant porté les jumeaux sur le Tibre.
 
8. Trajan (98-117 ap. JC). Quadrans (3.23 gr). A/ IMP CAES NERVA TRAIAN AVG, buste lauré tourné à droite R/ S C. Louve tournée à gauche (Cohen 340)
8. Trajan (98-117 ap. JC). Quadrans (3.23 gr). A/ IMP CAES NERVA TRAIAN AVG, buste lauré tourné à droite R/ S C. Louve tournée à gauche (Cohen 340)
 
8. Trajan (98-117 ap. JC). Quadrans (3.23 gr). A/ IMP CAES NERVA TRAIAN AVG, buste lauré tourné à droite R/ S C. Louve tournée à gauche (Cohen 340)
9. Hadrien. Aureus frappé en 125-128 ap. JC. à Rome (7.24 gr). A/ HADRIANVS AVGVSTVS, tête laurée tournée à droite R/ COS III, la louve tournée à gauche allaitant Romulus et Remus.
 
8. Trajan (98-117 ap. JC). Quadrans (3.23 gr). A/ IMP CAES NERVA 10. Antonin le Pieux (138-161 ap. JC). Sesterce (23.11 gr), frappé en 140-144 ap. JC. A/
10. Antonin le Pieux (138-161 ap. JC). Sesterce (23.11 gr), frappé en 140-144 ap. JC. A/
ANTONINVS AVG PIVS P P, tête laurée tournée à droite. R/ TR PO[T] COS III, S C en exergue. Louve tournée à droite allaitant Romulus et Remus. (Cohen 917).
 
11. Antonin le Pieux (138-161 ap. JC). As de bronze (8.4 gr). A/ ANTONINVS AVG PIVS P.P, tête laurée tournée à droite R/ TR.POT.COS COS III S.C, Mars avançant à droite vers Rhea Silvia couchée et endormie (Cohen 885)
11. Antonin le Pieux (138-161 ap. JC). As de bronze (8.4 gr). A/ ANTONINVS AVG PIVS P.P, tête laurée tournée à droite R/ TR.POT.COS COS III S.C, Mars avançant à droite vers Rhea Silvia couchée et endormie (Cohen 885)
 
12. Syrie, Laodicée. Macrin. (217-218 ap. JC), bronze (15.83 gr). A/ IMP C M OP SEVE MACRINOS AVG, Tête laurée tournée à droite R/ ROMAE -FEL. La louve allaitant Romulus et Rémus.
12. Syrie, Laodicée. Macrin. (217-218 ap. JC), bronze (15.83 gr). A/ IMP C M OP SEVE MACRINOS AVG, Tête laurée tournée à droite R/ ROMAE -FEL. La louve allaitant Romulus et Rémus.
 
12. Syrie, Laodicée. Macrin. (217-218 ap. JC), bronze (15.83 gr). A/ IMP C M OP SEVE MACRINOS AVG, Tête laurée tournée à droite R/ ROMAE -FEL. La louve allaitant Romulus et Rémus.
13. Sévère Alexandre (222-235 ap. JC). Aureus (6.04 gr), frappé en 230 ap. JC. A/ IMP SEV ALE-XAND AVG. Tête laurée tournée à droite R/ P M TR P VIIII COS III P P, Romulus, radié, avançant à droite, transportant une haste et un trophée (Cohen 395). Il existe également des monnaies d'Hadrien dont le revers représente Romulus dans une attitude similaire. sur le revers, on peut lire l'inscription ROMVLO CONDITORI, Romulus le fondateur (v. par exemple Cohen, n°1315)
 
12. Syrie, Laodicée. Macrin. (217-218 ap. JC), bronze (15.83 gr). A/ IMP C M OP SEVE MACRINOS AVG, Tête laurée tournée à droite R/ ROMAE -FEL. La louve allaitant Romulus et Rémus.
14. Sesterce de Titus frappé en 80-81 ap. J.C. A/ Tête laurée à droite R/ Mars marchant à droite, portant une lance et un trophée. (Cohen 203). Sur le revers de la monnaie n°17, Romulus est représenté de la même manière que son père, Mars.
 
15. Alexandria Troas. Emission civique, 2ème ou 3ème siècle ap. JC. Bronze, 23mm (6.44 gr). A/ AV-GO TRO, buste drapé de Tyché tourné à droite. Vexilium en dessous. R/ COL AVG, TRO en exergue. Louve allaitant Romulus et Rémus.
15. Alexandria Troas. Emission civique, 2ème ou 3ème siècle ap. JC. Bronze, 23mm (6.44 gr). A/ AV-GO TRO, buste drapé de Tyché tourné à droite. Vexilium en dessous. R/ COL AVG, TRO en exergue. Louve allaitant Romulus et Rémus.
 
16. Pisidie. Antioche. Gordien III (238-244 ap. JC). Bronze, 35 mm (25.71 gr). A/ IMP CAES M ANT GORDIANVS AVG. Buste lauré drapé et cuirassé tourné à droite. R/ CAES ANTIOCH COL SR. Louve tournée à droite allaitant Romulus et Rémus.
16. Pisidie. Antioche. Gordien III (238-244 ap. JC). Bronze, 35 mm (25.71 gr). A/ IMP CAES M ANT GORDIANVS AVG. Buste lauré drapé et cuirassé tourné à droite. R/ CAES ANTIOCH COL SR. Louve tournée à droite allaitant Romulus et Rémus.
 
17. Philippe I (244-249 ap. JC). Antoninien (4.13 gr) frappé en 248 ap. JC. A/ Buste radié drapé et cuirassé tourné à droite. R/ Louve tournée à gauche, allaitant Romulus et Rémus. II en exergue.
17. Philippe I (244-249 ap. JC). Antoninien (4.13 gr) frappé en 248 ap. JC. A/ Buste radié drapé et cuirassé tourné à droite. R/ Louve tournée à gauche, allaitant Romulus et Rémus. II en exergue.
 
18. Philippe I (244-249 ap. JC), sesterce (21.84 gr). A/ IMP M IVL PHILIPPVS AVG. Buste lauré et drapé tourné à droite. R/ SAECVLARES AVGG. Louve allaitant Romulus et Rémus. SC en   exergue.
18. Philippe I (244-249 ap. JC), sesterce (21.84 gr). A/ IMP M IVL PHILIPPVS AVG. Buste lauré et drapé tourné à droite. R/ SAECVLARES AVGG. Louve allaitant Romulus et Rémus. SC en exergue.
 
19. Probus (276-282 ap. JC). Antoninien (2.55 gr). A/ Buste radié et cuirassé tourné à droite R/ ORIGINI AVG. La louve allaitant Romulus et Rémus (Cohen 394).
19. Probus (276-282 ap. JC). Antoninien (2.55 gr). A/ Buste radié et cuirassé tourné à droite R/ ORIGINI AVG. La louve allaitant Romulus et Rémus (Cohen 394).
 
20. Maxence (306-312 ap. JC), follis (7.22 gr) frappé à Aquilée en 307 ap. JC. A/ IMP C MAXENTIVS P F AVG. tête laurée tournée à droite. R/ CONSERV VRB SVAE. AQP en exergue. Rome assise à gauche sur un bouclier dans un temple tétrastyle, tendant un globe à Maxence, debout à droite dans une tenue militaire et tenant un sceptre, un captif assis entre eux. Louve allaitant Romulus et Rémus dans le fronton du temple.
20. Maxence (306-312 ap. JC), follis (7.22 gr) frappé à Aquilée en 307 ap. JC. A/ IMP C MAXENTIVS P F AVG. tête laurée tournée à droite. R/ CONSERV VRB SVAE. AQP en exergue. Rome assise à gauche sur un bouclier dans un temple tétrastyle, tendant un globe à Maxence, debout à droite dans une tenue militaire et tenant un sceptre, un captif assis entre eux. Louve allaitant Romulus et Rémus dans le fronton du temple.
 
21. Maxence (306-312 ap. JC). Follis, frappé à Ostie en 309. Bronze, 26 mm. A/ IMP C MAXENTIVS PF AVG. Tête laurée tournée à droite. R/ AETE-RNITAS-AVG N MOST. Les Dioscures surmontés d'une étoile, debouts face à face, manteau sur l'épaule gauche, tenant une lance et de la main gauche la bride de leurs chevaux. Au centre la louve allaitant Romulus et Rémus.
21. Maxence (306-312 ap. JC). Follis, frappé à Ostie en 309. Bronze, 26 mm. A/ IMP C MAXENTIVS PF AVG. Tête laurée tournée à droite. R/ AETE-RNITAS-AVG N MOST. Les Dioscures surmontés d'une étoile, debouts face à face, manteau sur l'épaule gauche, tenant une lance et de la main gauche la bride de leurs chevaux. Au centre la louve allaitant Romulus et Rémus.
 
22. Divus Romulus, fils de Maxence. 309-312 ap. JC. Follis (5.24 gr). Frappé  à Ostie. A/ IMP MAXENTIVS DIVO ROMVLO NV FILIO. Tête nue tournée à droite. R/ AETERNA MEMORIA. Temple hexastyle avec un dôme, un aigle au dessus. MOSTP.
22. Divus Romulus, fils de Maxence. 309-312 ap. JC. Follis (5.24 gr). Frappé à Ostie. A/ IMP MAXENTIVS DIVO ROMVLO NV FILIO. Tête nue tournée à droite. R/ AETERNA MEMORIA. Temple hexastyle avec un dôme, un aigle au dessus. MOSTP.
 
23. Constantin I (307-337 ap. JC). Emission commémorative (330-346 ap. JC). Transfert du siège de l'Empire de Rome à Constantinople. Bronze, 17,11 mm (2.3 gr). A/ VRBS ROMA. Buste de Rome casquée tourné à gauche R/ Louve tournée à gauche allaitant Romulus et Rémus. Deux étoiles au dessus, représentant les Dioscures. En exergue: Gamma SIS.
23. Constantin I (307-337 ap. JC). Emission commémorative (330-346 ap. JC). Transfert du siège de l'Empire de Rome à Constantinople. Bronze, 17,11 mm (2.3 gr). A/ VRBS ROMA. Buste de Rome casquée tourné à gauche R/ Louve tournée à gauche allaitant Romulus et Rémus. Deux étoiles au dessus, représentant les Dioscures. En exergue: Gamma SIS.
 
24. Constantinople (330-340). Emission commémorative du tranfert de la capitale de l'Empire vers Constantinople. A/ CONSTAN-TINOPOLIS. Buste de Constantinople casquée, laurée, drapée et cuirassée tournée à gauche, un sceptre sur l'épaule. R/ Victoire debout à gauche sur une proue de navire, les ailes déployées, appuyée sur un bouclier et tenant un sceptre. Chrisme à gauche. P CONST en exergue.
24. Constantinople (330-340). Emission commémorative du tranfert de la capitale de l'Empire vers Constantinople. A/ CONSTAN-TINOPOLIS. Buste de Constantinople casquée, laurée, drapée et cuirassée tournée à gauche, un sceptre sur l'épaule. R/ Victoire debout à gauche sur une proue de navire, les ailes déployées, appuyée sur un bouclier et tenant un sceptre. Chrisme à gauche. P CONST en exergue.
 

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Fondation de Rome par Romulus (21 avril 753 avant JC)
Dernière mise à jour : ( 21-04-2009 )
 
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