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Monnaies Romaines
Les images de l'Eternité (aeternitas) sur les monnaies romaines
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L'Eternité est une des nombreuses allégories et personnifications qui figurent sur les monnaies romaines. L'Eternité (aeternitas en latin) n'avait pas de temple qui lui étaient spécialement consacrés. Elle figure souvent sur les monnaies impériales sous la forme d'une femme vêtue de la stola; parfois elle est voilée, parfois sa tête est nue. On trouve l'éternité représentée parfois assise, parfois debout, dans différentes attitudes et tenant divers emblèmes et attributs. Elle apparaît pour la première fois sur les monnaies sous le règne de Vespasien, sur les monnaies d'or et d'argent. Sur le revers de ces pièces, elle se tient près d'un autel, tenant dans une main la tête radiée du Soleil et dans l'autre celle de la Lune.

Un aureus de Vespasien dont le revers montre l'Eternité Sur cet aureus de Vespasien, l'Eternité est représentée comme une femme voilà qui se tient debout et qui tient dans ses mains les têtes de la lune et du soleil au-dessus d'un autel. Ce thème religieux originaire d'Orient; plus tard, les Empereurs ont finit par se prétendre eux-mêmes éternels

Elle figure également sur les monnaies émises en l'honneur de Faustine par le Sénat, qui fut divinisée; sur ses monnaies qui portent l'inscription AETERNITAS, on voit l'allégorie de l'éternité assise sur un trône, tenant d'une main une haste et de l'autre un globe surmonté d'un phénix.

Dernière mise à jour : ( 02-09-2008 )
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Les images de l'Equité (Aequitas) sur les monnaies impériales romaines
(9 votes)
Parmi les nombreuses allégories représentées sur les monnaies impériales romaines se trouve l'Equité (en latin Aequitas). L'Equité telle qu'elle est représentée sur les monnaies romaines est censée être une des qualités des empereurs, une de leurs vertus, et cette représentations tend à montrer que les empereurs administrent les affaires avec impartialité et justice. Cette allégorie est d'ailleurs voisine de celle de la Justice et de la Monnaie (au moins par un de ses attributs, la balance).
L'Equité est représentée sur les revers des monnaies sous l'aspect d'une femme vêtue de la stola. Le plus souvent l'allégorie se tient debout, même si elle est parfois représentée assise et, l'un de ses attributs caractéristiques est une balance; cependant, il arrive que l'Equité soit représentée sans balance, mais plutôt avec une patère et une corne d'Abondance, qui appartient aussi à une allégorie voisine, celle de l'Abondance. Parfois, elle l'Equité tient un sceptre. La balance exprime le fait que les décisions prises sont mûrement réfléchies, et que l'on pèse le pour et le contre. De cet examen approfondi des problèmes jailli des décisions réfléchies et équitables, c'est-à-dire justes. En ce qui concerne la corne d'abondance avec laquelle l'Equité est parfois représentée, elle symbolise le résultat de l'Equité impériale, qui est censée faire naître l'abondance et la prospérité. « Aequitas » figure sur un très grand nombre monnaies, notamment des pièces des empereurs Vitellius, Titus, Domitien, Antonin le Pieux, Pertinax, Septime Sévère, etc.

Exemples de monnaies impériales romaines représentant l'allégorie de l'Equité

Exemple de monnaie impériale romaine sur laquelle est représentée l'EquitéSur ce sesterce de l'empereur Volusien (frappé en 251-253 après JC, 15,78 grammes - Photo CNG), on peut voir au revers l'équité représentée debout, tournée à gauche, et tenant dans une main la blance et dans l'autre une corne d'abondance.

 

 

Dernière mise à jour : ( 02-09-2008 )
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Les monnaies romaines fabriquées dans les camps militaires
(13 votes)

Le collectionneur de monnaies se pose naturellement la question : « où les pièces ont-elles été fabriquées ? » Cette question du lieu de création des monnaies est importante car elle peut apporter des informations historique capitale sur les monnaies et ainsi mettre un peu plus en relief leur intérêt.

Mais poser la question « où les romains ont-ils fabriqué leurs monnaies ? », on se heurte à quelques difficultés dont certaines sont impossibles à résoudre. En effet, des marques d'atelier figurent sur les monnaies de la République romaine mais ne sont pas toujours explicites; certaines ont perdu à jamais leur signification. Si l'on se penche sur les monnaies impériales romaines, on peut préciser que les marques d'ateliers n'apparaissent qu'à partir de la deuxième moitié du IIIème siècle de notre ère, et qu'elles deviennent systèmatiques à partir du règne de l'Empereur Dioclétien.

En l'absence de marques d'ateliers, et donc d'informations géographiques, sur la plupart des monnaies romaines, on peut cependant envisager les Institutions monétaires, qui apportent quelques informations et aussi la connaissance historique des évènements par d'autres sources que la seule numismatique (textes littéraires ou épigraphiques, archéologie).

Exemple de denier fabriqué dans un atelier militaire

Les Romains, au cours de leur longue histoire, ont très souvent fabriqué des monnaies au cours des campagnes militaires, dans des ateliers mobiles. C'est le cas de cette émission militaire de Brutus; ce denier a été frappé en 42 avant JC dans un atelier provisoire d'Asie Mineure. Photo CNG

Précisons enfin que la question « où les romains ont-il frappé leurs monnaies ? » ne peut qu'entraîner des réponses longues et complexes qui équivalent pratiquement à écrire toute l'histoire monétaire de Rome.

Nous proposons ci-dessous d'enviager une partie de la réponse à cette question du lieu d'émission des monnaies. Il s'agit des « nummi castrenses », c'est-à-dire littéralement les « monnaies des camps ». Il s'agit des monnaies émises dans les camps légionnaires par les généraux (imperatores) et les empereurs romains. L'article présenté ci-dessous a été rédigé par le numismate français François Lenormant et a été publié dans le Dictionnaire des Antiquités Grecques et Romaines de Daremberg et Saglio. Il apporte des données positives sur la question des ateliers monétaires romains; dans l'ensemble, les indications apportées demeurent valables. On y verra notamment que les ateliers monétaires romains n'ont pas toujours été fixes, et en particulier qu'il a existé des ateliers monétaires « de campagne », provisoires et non fixés géographiquement, qui ont fonctionné selon une fréquence très variable selon les circonstances politiques et historiques de chaque époque.

Dernière mise à jour : ( 02-09-2008 )
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L'éternité des Empereurs romains
(14 votes)
Les monnaies sont un reflet de toutes les évolutions des sociétés du passé. On peut y trouver des indications sur les faits économiques, bien sûr, mais aussi sur les faits politiques, sur l'art et même sur les religions anciennes. Les images de l'Eternité sur les monnaies romaines illustrent bien tout ce que la numismatique peut apporter en matière d'histoire des religions.
Exemple d'image de l'allégorie de l'éternité sur un monnaie de l'Empereur Trajan (98-117 après JC). Description de la monnaie : denier frappé vers 107-111 après JC, 3,08 grammes. A/ Buste lauré tourné à droite. R/ L'allégorie de l'éternité debout de face, la tête à gauche, tenant les têtes de la lune et du soleil. (RIC II 91; BMCRE 377; RSC 3b. Photo CNG. A partir du Ier siècle, les religions orientales pénètrent dans l'Empire, et les empereurs conçoivent toutes une idéologie qui trouve ses racines dans les cultes de orientaux.

Nous présentons ici des explications sur l'Eternité des empereurs romains éditées dans un remarquable de l'historien belge Franz Cumont (mort en 1947), dont l'érudition exceptionnelle et les analyses historiques n'ont que peu d'équivalents dans le monde des historiens de l'Antiquité. On trouve dans cet article de très nombreuses références à la numismatique, qui est une source incomparable pour écrire l'histoire des évolutions de la religion romaine.

Article de Franz Cumont « L'Eternité des Empereurs romains », paru dans Revue d'Histoire et de littérature religieuses, 1910 (mai – juin) :
Dernière mise à jour : ( 02-09-2008 )
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Histoire des monnaies de la République romaine
(32 votes)

Les monnaies sont apparues tardivement dans l'histoire de la République Romaine en comparaison avec le reste de la Méditerranée, en particulier en comparaison avec la Grèce et l'Asie Mineure où les monnaies ont été inventées au 7ème siècle avant JC. La monnaie de l'Italie centrale a été influencée par ses ressources naturelles, avec un bronze abondant (les Etrusques étaient célèbres pour leurs productions de bronze et de fer) et de l'argent rare. Le monnayage de la République Romaine a commencé avec quelques monnaies d'argent apparemment créées pour faire du commerce avec les colonies grecques de l'Italie du sud, et de grosses monnaies de bronze coulées destinées à une utilisation dans l'Italie centrale.

Au cours de la seconde guerre Punique, un système flexible de monnaies de bronze, d'argent et occasionnellement d'or fut créé. Ce système était dominé par le denier d'argent, une dénomination qui est restée en circulation pendant 450 ans. Les monnaies de la république (en particulier les deniers) ont un intérêt particulier car elles étaient fabriquées par des « magistrats monétaires », qui étaient de jeunes officiers qui choisissaient les types et les légendes des monnaies. La conséquence, c'est que la production de monnaies de la République Romaine ont été utilisées par les familles patriciennes de Rome pour envoyer des messages politiques en se servant des monnaies comme support; une grande partie de ces messages peuvent être compris aujourd'hui encore, et c'est un des intrérêts les plus évidents des monnaies romaines de la République.

Avant les monnaies

Avant l'introduction du monnayage en Italie, les deux importantes formes de valeur dans l'économie étaient le bétail (« pecus »), d'où les latins ont dérivé le mot monnaie (« pecunia »), et de grosses pièces de bronze coulées connues sous le nom « d'aes rude », qui devaient être pesées pour chaque transaction. On ignore quand exactement la monnaie est devenue d'un usage courant, mais la tradition romaines rapporte que l'armée fut payée lors du siège de Veii en 406 avant JC et il semble que l'Aes rude était la monnaie d'usage bien avant cette date. Vers la fin du Ivème siècle avant JC, le bronze commence à être coulé dans des barres qui sont connues aujourd'hui, sans qu'aucun témoigagne historique formel n'atteste ce nom, comme des « aes signatum » (bronzes signés). Ces barres de métal sont de fabrication très variable, de poids différent, mais correspondent environ à 5 livres romaines et possédaient généralement une représentation sur l'une et plus tard sur les deux faces. La fonction de l'aes signatum a donné lieu à de nombreuses interprétations; bien qu'il s'agisse d'une forme de monnaie, on ne peut pas dire qu'ils s'agisse de véritables monnaies car ces lingots ne correspondent à aucun standard de poids. Rome a produit ses propres aes signatum vers 300 avant JC. Ces lingots sont distingués par l'inscription « ROMANOM » ( = « des Romains ») et la production a continué jusqu'à la fin de la première guerre punique, en 240 avant JC.

Dernière mise à jour : ( 09-09-2008 )
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Les imitation barbares radiées de petits bronzes romains
(10 votes)

Les imiations barbares, dits aussi « barbares radiés » sont des imitations d'antoniniens, un type de monnaie émis dans l'Empire romain pendant le IIIème siècle. Ces monnaies sont dites barbares en raison de leur style et de la couronne radiée que portent les empereurs représentés.
Ces monnaies ont été émises par des ateliers privés pendant la Crisse du IIIème siècle dans les Provinces Occidentales de l'Empire. Généralement, ces monnaies ne sont pas considérées comme des faux même si elles sont plus petites que les monnaies officielles de l'époque. Ces pièces ont certainement été utilisées comme petite monnaie d'appoint dans les échanges.
Certains numismates ont pensé que les petites monnaies barbares radiées auraient pu être produites longtemps après leurs prototypes, au cours du Moyen Age. Cependant, il est aujourd'hui généralement admis que ces monnaies sont contemporaines des pièces officielles qui leur ont servi de modèles.

Exemple de monnaie Barbare radiée

Exemple de monnaie barbare radiée

Dernière mise à jour : ( 19-08-2008 )
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Les romains ont-ils collectionné les monnaies ?
(14 votes)

Rome comptait de nombreux collectionneurs d'objets artistiques, rares et précieux, et il n'est pas téméraire de supposer que les vieilles pièces ou les pièces étrangères, remarquables par leurs types aient fait l'objet des recherches des curieux.

Exemple de Camée présentant Claude et Messaline tirés sur un char de dragons

Camée présentant Claude et Messaline dans un char tiré par des dragons. (Photo BNF). Dès l'Antiquité, les plus beaux objets d'art, dont les monnaies, étaient recherchés par les collectionneurs et les amateurs

P. Aemilius Scaurus, beau-fils de Sylla, avait un écrin de bagues et de camées, outre sa galerie de statues et de tableaux; Pompée et Jules César eurent aussi leurs dactylothèques; les somptueux jardins de Lucullus et de Salluste étaient peuplés de statues grecques; les places publiques et les palais de Rome étaient ornés d'oeuvres d'art amenées à grand frais des villes d'Orient. Si l'on en croit Cicéron, Verrès poussait la passion du collectionneur jusqu'à la plus cynique indélicatesse. Est-il déraisonnable, malgré le silence des auteurs, d'admettre que les belles médailles grecques, en raison des portraits illustres qu'elles représentent, ou des évènements et des légendes que rappellent leurs types, ont provoqué l'attention de ces amoureux des reliques du passé ? Les belles médailles de Syracuse, de Tarente ou de Métaponte n'ont-elles pu, aussi bien que les statères de Rhodes, passionner les curieux ? Puisqu'il s'est trouvé des artistes qui signaient les coins monétaires chez les Grecs, c'est qu'ils caressaient l'espoir de susciter, dans le public, des appréciateurs de leurs oeuvres, des amateurs de leur talent, soit dans le présent, soit même dans l'avenir.
Dernière mise à jour : ( 29-02-2008 )
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Les monnaies fautées de l'Antiquité
(6 votes)

Dans l'Antiquité, il arrivait parfois aux graveurs de monnaies de commettre des erreurs dans l'exécution de leurs coins, et donc produire des monnaies comportant des fautes, c'est à dire des monnaies fautées. Ces fautes pouvaient être liées à l'ignorance à l'inexpérience ou à l'étourderie. Des symboles, des attributs, des lettres dans les légendes sont parfois oubliés, retournés la tête en bas, placés à rebours, intervertis, et cela aux meilleures époques de l'art, le graveur ayant oublié momentanément que la matrice doit porter renversé et en creux ce qui est destiné à être reproduit droit et en relief sur la pièce; d'autres fois, surtout dans les villes grecques, à l'époque romaine, nous le voyons confondre et mélanger, dans des légendes monétaires, les lettres de l'alphabet grec avec celles de l'alphabet latin. Depuis longtemps déjà des fautes de ce genre ont été remarquées, puisque dès 1736, Sébastien Kayser écrivait un opuscule sur le sujet, traité aussi par le P. Froehlich, par Eckhel et par Monaldini.

Eckhel signale par exemple sur une monnaie de Titus la légende AERES AVGVSTI pour CERES AVGVSTI ou AEQVITAS AVGVSTI. Le graveur a d'abord voulu écrire AEQVITAS, puis, distrait au cours de son travail, il a songé à CERES AVGVSTI et a gravé RES, fin du nom CERES à la suite de AE, initiales du mot AEQVITAS.

 

Dernière mise à jour : ( 29-02-2008 )
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Les voeux publics (vota) sur les monnaies romaines
(11 votes)

Pendant la période républicaine, les Voeux apparurent pour la première et unique fois sur un denier de la gens Nonia, mais pendant l'Empire ils furent fréquemment commémorés sur les monnaies.

Pendant la période Impériale, il était de coutume à Rome d'offrir des Voeux publics pour la prospérité de l'Empire lors des calendes de Janvier quand les consuls étaient élus, et d'autres voeux étaient offerts deux jours avant les nones du même mois pour la santé de l'Empereur. Par ailleurs, au cours d'occasions spéciales d'autres voeux étaient fréquemment prononcés.

Les voeux décennaux datent du règne d'Auguste qui assuma le commandement des provinces au cours de l'an 727 de Rome (27 BC), et promit que dans 10 ans tout le monde serait en paix.

Quand ces dix années furent terminées cinq autres années de gouvernement furent données, puis une autre période similiare, en 8 BC une autre période de 10 ans, et en 4 BC une autre de 10 ans. Ses successeurs, sans recevoir aucune autorité du Sénat ou du peuple pour ce faire, conservèrent la coutume de célébrer les voeux publics decennaux, puis les voeux pour cinq ans (quinquennali) puis par la suite célébrèrent des voeux spéciaux pour les 20 ou 30 ans, etc, pour le passé et aussi pour le futur, d'où la distinction exprimée par les mots VOTA SOLVTA (vows accomplished) et VOTA SVSCEPTA (vows promised).


Voeux sur une monnaie de l'Empereur Constantin Ier

Voeux sur une monnaie de l'empereur Constantin Ier

Au cours de la période la plus ancienne et jusqu'au règne de Commode, le type représentant les voeux sur les monnaies était une représentation de l'empereur sacrifiant, quelquefois seul, à d'autres moments accompagné par des prêtres et assistants, musciens et autres; par la suite, ils furent accoutumés à écrire la légende dans une couronne, ou sous un bouclier borné par la figure de la victoire, ou au cours des temps plus tardifs par deux figures féminines représentant Rome et Constantinople.

Dernière mise à jour : ( 06-01-2012 )
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