Monnaies Romaines
Le Palladium est une image de Pallas ou Minerve à laquelle étaient attachées les destinées de Troie. Cette statue de trois coudées de hauteur tenait une lance dans la main droite et un bouclier dans la main gauche. Dion d'Halicarnasse, qui suit la légende selon laquelle il s'agissait d'un cadeau du ciel fait aux Toyens, rajoute qu'Enée l'avait possédée et portée en Italie avec ses dieux domestiques (Pénates). On affirmait qu'elle avait longtemps été conservée dans le Temple de Vesta à Rome, et de nombreuses monnaies représentent cette déesse assise, avec le Palladium dans la main.
Le fait que le Palladium ait été conservé dans le Temple de Vesta à Rome était considéré par Eckhel comme représenté sur une monnaie de bronze de Lucille, épouse de Lucius Verus, sur laquelle, sans que la monnaie ne présente de légende, apparaît un temple dans lequel se trouve une idole, et devant lequel six femmes sont en train de sacrifier au-dessus d'un autel allumé. Valerius Maximus raconte que lors de l'incendie du Temple de Vesta, Metellus parvint à sauver le Palladium, qui sortit indemne de cet épisode. Lucain, Hérodien et Tite Live confirment cette assertion. Le dernier de ces auteurs dit ceci : « Quid de aeternis Vestae ignibus signoque, quod imperii pignus custodia ejus templi tenetur, loquar ? » ( = Pourquoi ai-je besoin de parler du feu éternel de Vesta et de la statue qui est préservée, comme une promesse de la survie de l'Empire dans le sanctuaire de son temple ?).
Le Palladium porté par Enée dans sa main droite, tandis qu'il transporte Anchises sur ses épaules, apparaît sur une monnaie des familles Cecilia et Julia et sur des deniers de Jules César.
Minerve tient aussi le Palladium sur quelques monnaies. Il apparaît aussi dans la main de Junon, sur une monnaie de Julia Soemias. On voit la statue dans la main de Vesta sur des monnaies de Vespasien, Titus, Domitien, Trajan ainsi que sur des pièces des Antonins, mais aussi sur des monnaies des Faustines et d'autres impératrices. |
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Dernière mise à jour : ( 18-08-2008 )
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 La foudre ou les éclairs (en latin fulmen) apparaît souvent sur les monnaies romaines. C'est l'arme favorite de Jupiter, qui, selon les anciens, était forgée par Vulcain. La foudre est représentée sur les monnaies, mais aussi sur d'autres supports tels que des peintures ou des sculptures, comme un assemblage de flèches. Petite précision lexicale : la foudre désigne le phénomène physique naturel, et « le foudre » masculin est la représentation matérielle qu'on en fait les anciens (habituellement le foudre est un faisceau de dards en zigzag). Les Romains n'ont pas inventé le symbole du foudre qui a des origines grecques. On trouve de très nombreuses représentations de foudre sur les monnaies grecques mais aussi romaines à partir de la République et jusqu'à une période très avancée de l'Empire romain.
On peut donner ci-dessous deux exemples de représentations de foudre sur des monnaies grecques :
Exemple de monnaie Grecque représentant le foudre « en usage » : Royaume de Macédoien. Antigone Gonatas (277-239 avant JC), AR tétradrachme. A/ Tête cornue de Pan à gauche, drapé de l'égide, le lagobolon à l'épaule, au centre d'un bouclier macédonien décoré de sept étoiles et croissants. R/ : ΒΑΣΙΛΕΩΣ/ ANTIΓONOY Athéna Alkidémos debout à gauche, tenant un bouclier orné de l'égide et lançant le foudre. A gauche, casque macédonien. A droite, [..]. Référence : SNG Oxford 3258-3261 var; SNG Berry 354; SNG Cop. 1200. 17,16grammes. Photo J. Elsen et ses fils.

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Dernière mise à jour : ( 02-09-2008 )
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Les quadriges d'éléphants sont des attelages de quatre éléphants tirant un char (les biges sont des  attelages de seulement deux éléphants). Ce type de représentation est rare sur les monnaies de la République romaine. On les voit beaucoup plus fréquemment sur les monnaies Impériales. Les types aux quadriges d'éléphants se voient sur les revers de monnaies d'Auguste, de Tibère, Caligula, Vespasien, Titus, Antonin le Pieux, Marc Aurèle, Lucius Verus. Ces monnaies sont postumes comme l'indique leur légende (Divo et Consecratio). Les éléphants jouissaient à Rome d'un grand respect et on jugeait qu'ils étaient dignes d'accompagner la dépouille mortelle des empereurs vers le bûcher funéraire d'où les anciens mortels rejoignaient, selon la théologie impériale, les dieux de l'Olympe. On considérait à Rome qu'en raison de leur longévité exceptionnelle, les éléphants n'étaient pas sans rapport avec l'Eternité; c'est pour cette raison qu'ils ont été jugés particulièrement appropriés pour conduire les Empereurs morts vers leur demeure éternelle.
On peut observer que les Empereurs ont droit au quadrige d'éléphants mais qu'ordinairement les femmes des la dynastie impériale sont conduites seulement par un bige, ce qui montre bien qu'à Rome la femme n'était considérée que comme la moitié d'un homme. |
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Dernière mise à jour : ( 30-06-2008 )
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Le Capricorne est un animal fantastique dont la tête est cette d'une chèvre et dont l'arrière s'achève par une queue de poisson. Selon Hygin (L II, sign. Coel.), ce Capricorne est en réalité Pan. D'après ce que dit cet auteur, les dieux, en raison de la terreur que leur avait inspiré le géant Typhon, s'étaient transformé en toutes sortes d'animaux; Pan ne fut pas le dernier à adopter cet expédient, et, se jetant dans une rivière, il prit la forme d'un étrange animal, hybride entre une chèvre et un poisson. En raison de cette ingénieuse création, Jupiter le plaça parmi les étoiles. C'est pour cette raison qu'Aratus (cf. Phoenom.) le nomme Aegipan.
Ce type du Capricorne apparaît fréquemment sur les monnaies d'Auguste aussi bien à légende grecque que latine. Selon Suétone la raison de la présence de Capricornes sur les monnaies d'Auguste est la suivante :
« Dans sa retraite d'Apollonie, Auguste était monté avec Agrippa dans l'observatoire du devin Théogène. Le devin prédit à Agrippa, qui le consulta le premier, des prospérités étonnantes et merveilleuses. Auguste alors refusa obstinément de faire connaître le jour de sa naissance, craignant et rougissant à la fois de se trouver trop au-dessous de lui. Lorsque enfin, après avoir longtemps hésité, il eut satisfait à sa demande, Théogène se leva précipitamment et se prosterna à ses pieds. Depuis ce temps Auguste eut une telle confiance dans ses destinées, qu'il publia son horoscope, et fit frapper une médaille d'argent qui portait l'empreinte du capricorne, sous lequel il était né. » (Suétone, Vie des douze Césars, Auguste, 94). D'autres témoignages d'auteurs anciens attestent qu'Auguste était bien né sous le signe du Capricorne et que l'Empereur était particulièrement superstitieux.
Sur ses deniers, on voit fréquemment des représentations de Capricornes, des cornes d'abondance ainsi qu'un gouvernail ou un navire; le globe, en tant que symbole du monde, fait son apparition sur les monnaies de Rome en 742 (11 après JC); on peut le voir sur une monnaie d'Auguste en dessous de la figure d'un Capricorne.
On voit aussi des Capricornes sur des monnaies de Vespasien, Titus et Domitien, ainsi que sur certaines monnaies d'Hadrien et d'Antonin le Pieux. Des bronzes de Domitien à la légende AVGVSTVS IMP XX portent ce type accompagné d'une corne d'abondance.
Deux Capricornes, soutenant une couronne civique et reliés par un globe apparaissent sur des sesterces d'Auguste et aussi sur une monnaie de Tibère. Une monnaie d'argent de Vespasien, présente aussi le type des deux Capricornes soutenant un bouclier dans lequel sont inscrites les lettres SC (Senatus Consulto). Sous le bouclier se trouve un globe. |
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Dernière mise à jour : ( 02-09-2008 )
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 On lit parfois la légende Adlocutio sur les monnaies romaines. La pratiques de haranguer les soldats était fréquente sous l'Empire, ce que les nombreuses monnaies représentant ce thème illustrent parfaitement. La cérémonie avait lorsque le nouvel empereur accédait au pouvoir, ou lors d'une adoption par le Prince en vue de sa succession, ou encore lorsqu'une personne était admise parmi les proches dirigeants auprès de l'Empereur, ce dont les historiens antiques parlent quelques fois.
Ces discours aux troupes, que l'Empereur pouvait aussi donner avant le départ au combat, ou au retour d'une expédition militaire, enregistrait dans le métal le souvenir de discours rappelant les soldats à leur devoir ou les remerciant pour les sacrifices accomplis.Lors de ces discours il arrivait que des distributions d'argent aux troupes aient lieu. Certaines de ces monnaies représentant l'Empereur en train de haranguer les soldats comptent parmi les plus beaux types du monnyage impérial.
Sur le revers de ces monnaies, une plate-forme ou une tribune est dressée. Les romains l'appelaient le « suggestum ». Depuis ce podium, l'Empereur vêtu de la toge ou du paludamentum est représenté soit assis, soit debout, avec la main droite levée, comme s'il en appelait au sentiment des troupes; parfois il est simplement assis. Fréquemment, le Préfet du prétoire, dans certains cas deux Préfets du Prétoire, apparaissent debout derrière l'Empereur. Face à l'estrade se trouve un groupe de légionnaires, qui sont en général de trois à six; les soldats regardent l'Empereur; certains tiennent les Aigles, emblèmes des légions, ainsi que des vexilla et autre enseignes militaires. Certains tiennent leur bouclier et leur lance. La première monnaie sur laquelle on voit le type de l'adlocutio est une monnaie de l'Empereur Caligula. |
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Dernière mise à jour : ( 01-09-2008 )
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 On voit sur de nombreuses monnaies de l'Empereur Hadrien les légendes suivantes : Restitutori Achaiae, Africae, Bithyniae, Galliae, Hispaniae, Italiae, Libyae, Macedoniae, Mauretaniae, Nicomediae, Phrygiae, Siciliae.
Ces légendes figurent toutes sur des monnaies d'Hadrien car cet empereur fut un grand voyageur; il parcourut fréquemment les différentes provinces de l'Empire Romain, inspectant les armées, embellissant les cités, et il laissa partout des marques de sa libéralité.
Ces nombreuses preuves de sollicitude à l'égard de ses sujets ont été représentées sur le revers des monnaies à titre commémoratif, et selon diverses modalités selon les circonstances de ses visites.
Quelquefois les Provinces ont été personnifiées par une simple figure féminine, comme sur des monnaies qui portent l'inscription AEGVPTOS, sur lesquelles on voit une femme assise sur le sol, avec à ses pieds l'oiseau Isis; quelquefois les monnaies d'Hadrien présentent son arrivée dans la Province; elles portent alors la légende ADVENTVI AVGusti; c'est le cas par exemple sur une monnaie commémorant l'arrivée d'Hadrien en Mésie (MOESIA) qui présente l'Empereur accompagné du Génie de la Province debout, lui faisant face;entre les deux figures se trouve un autel sur lequel ils font un sacrifice; le Génie tient une patère dans une main et une corne d'abondance ou un sceptre dans l'autre. |
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Dernière mise à jour : ( 01-09-2008 )
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La Vertu (« Virtus » en latin) signifie valeur guerrière et force morale. Cette idée a fait l'objet de représentations allégoriques sur les monnaies romaines. Habituellement, Virtus est représenté sous la forme d'un homme casqué qui tient une lance et un bouclier, et qui, sur certaines monnaies, pose le pied sur un casque. On voit que l'allégorie de la Vertu est proche des représentation du dieu de la guerre, Mars.
Sur certaines monnaies, Virtus est représenté comme un homme nu appuyé sur une lance et tenant le parazonium, qui est une arme comparable à une dague mais plus longue. Virtus tient aussi le parazonium sur des monnaies sur lesquelles il est vêtu de la tenu militaire.
On peut noter que Virtus était souvent associé à Honos (Honneur et Vertu) qui figurent parfois côte à côte sur les monnaies.
Les images de Virtus sont très fréquentes sur les monnaies romaines, en particulier sous l'Empire : les Empereurs ont souvent exalté leur Virtus morale et guerrière sur les monnaies parmi d'autres qualités qu'ils s'attribuaient aussi volontiers, comme l'équité, la justice, et d'autres encore. On lit donc souvent sur les monnaies impériales la légende « VIRTVS AVG », c'est à dire la Vertu de l'Auguste.
Exemples d'images de Virtus sur les monnaies romaines

Galba. 68-69 après JC. AR Denier. (3.40 grammes). Emission de Rome. A/ Tête laurée tournée à droite. R/ Virtus debout de face, tenant le parazonium et une lance. Référence : RIC I 221; RSC 344. Photo CNG |
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Dernière mise à jour : ( 02-09-2008 )
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 L'Honneur ou la Gloire militaire fut à Rome l'objet d'un culte ; on lui éleva des temples où on l'adora, soit séparément, soit conjointement avec la Valeur, Virtus. Le plus ancien de ces temples paraît être celui qui fut bâti devant la porte Collina, à un endroit où avait été trouvée, disait-on, une lame de plomb portant gravé le mot HONORIS. Le plus connu fut dédié, en 233 avant J.-C. par Q. Fabius Maximus Verrucosus, près de la porte Capena; M. Marcellus l'agrandit et l'enrichit des chefs d'oeuvre de l'art grec ravis à Syracuse. Le général avait fait voeu de consacrer un temple à Honos et à Virtus; mais sur les représentations des pontifes, qui ne jugèrent pas que les deux divinités pussent être réunies dans le même sanctuaire, il en annexa un pour la Valeur à celui que l'Honneur possédait déjà. Scipion Émilien, après la chute de Numance, éleva un temple à Virtus seule. Marius, avec le butin fait sur les Cimbres et les teutons, en construisit un au Capitole à Honos et Virtus réunis. Il est encore fait mention d'un sanctuaire des deux divinités au théâtre de Pompéi, et, en dehors de Rome, à Pouzzoles; de nombreuses inscriptions attestent que leur culte était répandu dans tout le monde romain. Elles étaient fêtées ensemble; Auguste fixa la fête au 29 mai.
On ne sait rien de leur culte, sinon qu'on leur sacrifiait selon le rite grec, c'est-à-dire la tête découverte. On voit les têtes de Honos et Virtus, tantôt séparées, tantôt conjointes, sur les monnaies de monétaires appartenant à plusieurs familles au temps de la République. Sur des monnaies des empereurs jusqu'à Marc Aurèle, Honos est figuré en pied, à demi nu ou vêtu de la toge, tenant une corne d'abondance, et une haste; et en face de lui, Virtus, en tunique succincte, coiffée d'un casque, armée d'une lance et d'une épée. Quelquefois Honos est seul sur les monnaies d'Antonin le Pieux et de Marc-Aurèle; tel on le voit aussi sur une pierre gravée et peut-être sur d'autres monuments où l'on a cru le reconnaître.
Les images d'Honos sont relativement peu fréquentes sur les monnaies romaines contrairement à d'autres allégories. Honos est très souvent associé l'allégorie de la Vertu (Virtus). |
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Dernière mise à jour : ( 02-09-2008 )
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Les Anciens Romains ont cru que tout homme avait un Génie propre dès le moment de sa naissance. D'autres ont même considéré que chaque homme avait deux Génies : un génie du bien et un génie du mal, et selon que l'un ou l'autre de ces deux génies prenait le dessus sur un individu, celui-ci devenait bon ou méchant. Selon les croyances de l'époque, chaque maison et chaque ville avait son propre Génie. Les premiers étaient qualifiés de Lares, les secondes de Pénates. Rome avait son Génie, en l'honneur de qui une statue était érigée dans la huitième région de la ville. La présence invisible des génies était tellement vénérée par les Romains que quand ils entraient pour la première fois dans un endroit, il commençaient par saluer le génie du lieu. Au cours de la République, ils prétèrent serment au Génie du Peuple Romain, puis à celui de l'Empereur. Au cours de ces deux périodes, la République et l'Empire, la violation des serments étaient considérée comme le pire des parjures et était puni avec la plus grande sévérité.
La Génies sont représentés sur les monnaies romaines sous différentes formes, aussi bien sur les monnaies de la République que sur celles de l'Empire.
Dans ses observations sur les Génies tels qu'ils apparaissent sur les monnaies, Eckhel dit que ceux-ci viennent après les dieux et déesses.
Ce qui a surtout popularisé sous l'Empire le culte du genius dans toutes les parties du monde romain, c'est que d'une part il était une divinité toute trouvée pour les collectivités de tout ordre et que d'autre part il devint une des formes du culte des empereurs. Il n'y a pas de réunion d'hommes, pas d'agglomération politique, pas d'association professionnelle, pas de caste et de communauté qui ne se soient placés sous la protection d'un génie spécial, à défaut d'un dieu et même de préférence à un dieu : car ce dernier était à tout le monde, le génie avait la grande qualité de se plier à tous les cas particuliers.
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Dernière mise à jour : ( 09-09-2008 )
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