Monnaies Romaines

Les types de couronnes que l'on peut voir sur les monnaies romaines sont assez nombreux et variés. On peut citer les couronnes tourrelées ou tourretés (ou couronnes murales ou vallaires), les couronnes de chêne (couronnes civiques), les couronnes de laurier (les plus fréquentes), les couronnes rostrales ou navales (c'est à dire constitués des rostres d'un navire); citons encore les couronnes radiées, les couronnes florales, les couronnes de blé, mais aussi de feuilles de vignes. Il existe également une couronne qui est composée d'un mélange de couronne Rotrale et Murale, et que l'on pourrait baptiser "rostralo-murale"...
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Dernière mise à jour : ( 30-06-2008 )
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La couronne civique (en latin « Corona Querna ou Quercea ») était pour les Romains la plus grande récompense militaire, l'ornement personnel le plus élevé. La couronne civique était attribuée à celui qui avait sauvé la vie d'un citoyen romain au cours d'une bataille. Les Empereurs distribuaient eux-mêmes cette haute récompense de la valeur et du mérite personnel, et arboraient eux-mêmes cette couronne.
Les couronnes civiques étaient composées de feuilles de chêne accompagnées parfois des glands. C'est pour cette raison qu'on avait baptisé la couronne civique « quercus civilis », c'est à dire le chêne des citoyens.
Cette décoration était si estimée à Rome que lorsqu'un citoyen se présentait en public coiffé de la couronne civique, les spectateurs se levaient lorsqu'il arrivait et une place de choix lui était réservée près de celles des sénateurs. Le possesseur de la couronne civique était exempté de l'obligation de service pour l'Etat.
Dans le cas de l'Empereur Auguste, le Sénat romain lui accorda un honneur spécial et sans précédent : Auguste eut le droit de suspendre sa couronne civique au sommet de son palais à Rome.
Pendant les calendes de Mars 727 ( = 27 avant JC), puis chaque année à partir de cette date, une couronne d'or formée par des feuilles imitant les feuilles de chêne fut remise par le Sénat à Auguste. Ces couronnes ont été représentées sur les monnaies d'Auguste; sur certaines de ces pièces, on peut lire la légende OCS ou OB CIVES SERVATOS avant ou sans la mention SC (Senatus Consulto), pour avoir sauvé la vie de citoyens; il s'agissait d'une allusion à la paix qu'Auguste avait restauré dans l'Empire.
De la même manière, les monnaies d'argent et de bonrze de l'Empereur Claude présente sur leur revers la légende S P S R OB SC ou EX SC OB CIVES SERVATOS dans une couronne de feuilles de chêne.
La couronne civique de feuilles de chêne, avec des inscriptions ou des figures, apparaît sur les monnaies de diverses familles de la République Romaine (dont les familles Aelia, Aquilia, Durmia, Licinia, etc). Sous l'Empire on peut voir des couronnes civiques sur les monnaies des Empereurs Auguste, Tibère, Claude, Caligula, Néron, Galba, Vespasien, Titus, Domitien, Nerva, Trajan et de nombreux autres empereurs.
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Dernière mise à jour : ( 01-07-2008 )
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Les Centaures, dans la mythologie antique, étaient des être fabuleux constitués d'un corps de cheval et  d'un buste d'homme. Les Centaures étaient les habitants de la Thessalie; ils étaient réputés pour leur grand courage et leur adresse dans la domestication et l'entraînement des chevaux. Les anciens poètes et mythographes leur attribuaient une origine monstrueuse.
Sur certaines monnaies, le centaure est représenté seul, armé avec un arc et une flèche. Sur d'autres pièces, le centaure conduit le charriot de quelque divinité du paganisme. Sur un denier de la gens Aurelia, Hercule se tient dans un chariot conduit à pleine vitesse par deux centaures chacun de ces deux centaures tenant une branche dans sa main droite.
On peut aussi voir un centaure sur un médaillon d'Antonin le Pieux conservé au Cabinet des Médailles à Paris. Le sujet est un des combats d' Hercule. On y voit le héros en train se se venger du rapt d'Halcyone, la soeur d'Eurystheus, à qui le centaure Homadus avait fait violence et qui fut tué par Hercule pour ces faits. Dans cette représentation classique, le grand Alcides a déjà tué un autre centaure, que l'on voit au sol. Il appuie son genou sur un second qu'il est en train de frapepr avec sa massue, pendant qu'un autre centaure vient à son aide, armé comme son compagnon de la branche d'un arbre. On voit à l'arrière-plan Homadus en train de porter Halcyone, qu' Hercule a secouru par la suite. Les auteurs de l'Antiquité rapportent que c'est à la suite de Bacchanales au cours desquelles les centaures auraient consommé des substances excitantes, que se serait produit le rapt de des femmes. Diodore de Sicile explique que les centaures auraient employé des troncs d'arbres comme armes lors des combats. Le temple que l'on voit à l'arrière-plan de ce médaillon est celui d' Hercule Victor, à Rome.
On peut encore voir un slendide médaillon de Marc Aurèle dont le revers porte le type d' Hercule dans un char conduit par 4 centaures ayant chacun des attributs spécifiques.
De nombreuses monnaies de Gallien présentent un centaure tenant un arc et une flèche; ces monnaies sont accompagnées de la marque d'une légion (LEG II PARTicae). Sur d'autres monnaies du même empereur, la même légende apparaît en connection avec le nom d'Apollon (APOLLINI CONServatori AVGusti). |
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Dernière mise à jour : ( 09-09-2008 )
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Le Labarum est une enseigne militaire romaine qui appartient à la classe spéciale des « vexillum », qui étaient des étendards de cavalerie. Ces étendards étaient des objets de vénération pour les soldats, qui leur rendaient des honneurs divins.
Le labarum se présentait aux origines sous la forme d'une bannière de pourpre bordée d'une frange d'or, attachée à une longue pique ou à une lance. Un Aigle était peint ou brodé avec des fils d'or sur cette bannière, et on ne la sortait que lorsque l'Empereur était avec l'armée.
Mais Constantin après avoir abandonné le paganisme fut à l'origine d'un changement de l'aspect du labarum. Une barre transversale fut rajoutée à la pique de manière à former une croix. Sur la partie supérieure, au dessus de cette croix fut placée une couronne d'or et de pierres précieuses, au milieu de laquelle fut placé le monogramme du Christ, formé par les deux initiales grecques X et P jointes (formant le Chirho) et souvent accompagné des lettres alpha et omega, placées de part et d'autres; ces lettres indiquaient la croyance dans la divinité du Christ sauveur, telle qu'elle est indiquée dans l'Apocalypse de Saint-Jean, ce que rapporte la vie de Constantin par Eusèbe de Césarée. Des deux bras de la croix pendait la bannière pourpre richement ornée avec des joyaux et des broderies d'or. A la place de l'Aigle Romain, symbole de Jupiter qui constituait une source d'idolatrie pour les soldats romains, Constantin plaça le monagramme du Christ, Jésus détrônant ainsi Jupiter.
Dans l'espace situé entre la croix et le drapeau, l'Empereur plaça son buste en or, ou celui de ses enfants, mais cette caractéristique n'est pas représentée sur les monnaies.
Cinquante hommes triés sur le volet furent chargés par Constantin de transporter et de défendre le Labarum, qui était l'étendard sacré que l'on portait à la tête de l'armée, lorsque l'Empereur la commandait en personne. Ces gardiens du Labarum furent nommés les « labariferi ».
On peut voir le Labarum avec le monogramme du Christ sur des monnaies de Constantin le Grand, ainsi que sur des pièces de Constans, de Jovien, de Valentinien, et de leurs successeurs. On peut noter qu'un vexillum ressemblant au Labarum apparaît avant l'époque de Constantin sur des monnaies coloniales romaines, par exemple sur des monnaies d'Antioche de Pisidie, sur des pièces de Saragosse (Caesar Augusta, Espagne), etc. |
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Dernière mise à jour : ( 19-11-2008 )
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Dans l'Antiquité, le Crocodile était le symbole habituel de l'Egypte et du Nil, particulièrement sur les monnaies, car cet animal est originaire de cette région et vivait surtout dans les eaux du Nil. Les Romains plaçaient ce formidable animal au nombre des bêtes sauvages qui excitaient leur curiosité et il aimaient les voir lors d'exhibitions théâtrales.
Les crocodiles sont représentés sur les monnaies de la colonie romaine de Nîmes en Gaule. On voit l'amphibien sur les fameux as de Nîmes frappés sous Auguste. Le crocodile y est présenté enchaîné à une palme; il s'agit d'une monnaie qui évoque la domination romaine sur l'Egypte. On voit aussi des crocodiles représentés sur les monnaies d'or et d'argent d'Auguste, avec la légende « Egypte Captive » (AEGYPTO CAPTA). Ces monnaies ont été frappées deux ans après la bataille d'Actium.
Sur les monnaies d'or et d'argent d'Hadrien, et sur les bronzes de Marc Aurèle on voit également un crocodile et un hippopotame au pied d'une personnification couchée du fleuve Nil.
Le crocodile était vénéré dans de nombreuses cités d'Egypte, notamment à Thebes, à Arsinoé, appelée en raison de ce culte « Crocodilopolis », à Coptos, etc. Dans d'autres régions de l'Empire le crocodile était au contraire considéré comme un animal dangereux et nocif, et il était traité comme tel par les habitants.
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Dernière mise à jour : ( 30-06-2008 )
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 Pégase, c'est le célèbre cheval ailé de la mythologie grecque. Pégase jaillit avec Chrysaor du sang de la Méduse quand celle-ci se fait trancher la tête par Persée. Après sa naissance, Pégase quitte aussitôt la terre pour rejoindre les dieux. Il porte le tonnerre et les éclairs de Zeus. Il est capturé par le héros Bellérophon (ou bien lui est donné par Athéna), qui parvient à le maîtriser et s'en sert ensuite comme monture dans son combat contre la Chimère. Mais quand Bellérophon, saisi d'orgueil, voulut monter sur l'Olympe avec lui, Zeus envoya un taon géant piquer le cheval. Sous le coup de la douleur, Pégase désarçonna son cavalier qui chuta, et le cheval monta seul dans le ciel, changé en constellation. Son nom vient du grec πηγή / pêgế, qui signifie « la source » : Pégase est censé avoir fait jaillir, en frappant de son sabot le mont Hélicon, demeure des Muses, la source Hippocrène, où s'abreuvent les poètes. Il fit jaillir une autre source de la même manière près de Trézène. C'est le symbole de la poésie — d'où l'expression grecque « enfourcher Pégase » pour « avoir de l'inspiration ».
Pégase, seul ou accompagné de son cavalier Bellerophon, est parfois représenté en train de comabattre contre un lion, ou avec les Chimères. Il figure en particulier sur les monnaies coloniales romaines de Corinthe avec l'inscription CORRINTHUS ou COL L. IVL COR, ou on le trouve avec les mots AVG et FLAV; cette légende signifie « Colonia Laus Iulia Augusta Flavia Corinthus.
Pégase, en tant que symbole d'Apollon, car il donna naissance à la fontaine de l'Hélicon, consacrée aux 9 muses sur lesquelles Apollon, dieu de la poésie et de la musique, présidait. C'est à ce titre que l'on voit Pégase représenté sur des monnaies de Valérien et Gallien avec la légende APOLLINI CONS AVG – SOLI CONS AVG et ALACRITATI. |
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Dernière mise à jour : ( 25-04-2009 )
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Quintille est un des empereurs romains dont le règne a été le plus court. Son règne est assez mal connu car aucune des sources littéraires qui l'évoquent ne sont contemporaines, et ces sources sont souvent contradictoires. Cependant, l'histoire du règne de Quintille est éclairée par quelques sources complémentaires, notamment des inscriptions épigraphiques et aussi bien sûr par les monnaies. Nous présenterons ici un aperçu rapide sur le règne de l'Empereur Quintille ainsi que quelques unes de ses monnaies.
Les sources de l'histoire du règne de Quintille
Dans un excellent article publié en 2002 dans les Cahiers de l'Institut Archéologique Liégeois, Jean Claude Thiry a effectué un relevé systèmatique des sources concernant le court règne de Quintille. Parmi les sources épigraphiques, on peut citer un milliaire daté de 268 après JC trouvé en Sardaigne, ainsi que deux inscriptions qui lui ont été dédiées après son avènement : l'une se trouve sur une borne militaire découverte près de Tagremart en Maurétanie, l'autre provient d'Ossi en Sardaigne et présente des voeux de santé et de victoire pour Quintille. La première de ces inscriptions nous apprend qu'avant d'avoir été empereur, Quintille fut gouverneur de Sardaigne.
La liste des sources littéraire qui évoquent Quintille est assez longue, mais les informations que l'on y trouve sont souvent très rapides, contradictoires, incertaines. Parmi les ouvrages et les auteurs qui évoquent Quintille, on peut citer L'Histoire Auguste, Eutrope, le Chronographe de 354, l'Epitome de Caesaribus, du pseudo Aurelius Victor, aint Jérôme, Orose, Jean Malalas, Zozime et Zonaras. Une partie des oeuvres qui ont probablement évoqué le règne de Quintille a été perdue. Il s'agit notamment d'Aurelius Victor, de Dexippe, de l'Histoire impériale d'Enmann, de Festus, d'Eusèbe de Césarée et d'Eunape de Sardes. |
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Dernière mise à jour : ( 19-08-2008 )
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Amalthée, c'est le nom de la chèvre dont la mythologie gréco-romaine fait la nourricière de Jupiter enfant. Pour remercier la chèvre de ses bons offices, le dieu des dieux la plaça, avec ses deux enfants, comme une constellation dans le ciel et donna une de ses cornes aux nymphes qui avaient à charge de s'occuper de lui; cette corne avait la capacité de produire tout ce qu'elles désiraient. C'est pourquoi cette corne a été baptisée en latin cornucopia, c'est-à-dire littéralement la « corne pleine », plus connue sous le nom de Corne d'Abondance, si souvent représentée sur les monnaies Grecques et sur les monnaies romaines.
Comme une allusion à la chèvre Amalthée en tant que « Nutrix Jovis infantis » (c'est à dire la nourrice de l'enfant Jupiter), des monnaies d'or et d'argent de Domitien portent sur leur revers l'image d'une chèvre dans une couronne de laurier et la légende « Princeps Juventutis ». Sur une monnaie de bronze d'Hadrien marquée SC, l'enfant Jupiter est représenté sous la chèvre Amalthée. On voit parfois l'enfant Jupiter représenté sur les monnaies romaines sur le dos de la chèvre Amalthée.
Sur le revers d'une monnaie de billon de Gallien, sur laquelle est inscrite la légende « Jovi Conservatori Augusti », il y a, au lieu de la figure habituelle de Jupiter en majesté, une chèvre représentant Amalthée. Cet épisode de la mythologie se voit aussi sur des monnaies de Salonin, sur lesquelles on voit un jeune enfant nu chevauchant la chèvre Amalthée.
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Dernière mise à jour : ( 23-04-2009 )
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Chronologie des monnaies romaines
Les monnaies romaines sont les monnaies qui ont été frappées entre 400 avant JC et les IVème siècle après JC, d'abord par la République, puis par l'Empire Romain. Au delà de cette date, avec la partition de l'Empire, on peut parler de monnaies byzantines. Cet article reprend de nombreuses informations sur les monnaies romaines primitives, les monnaies de la République romaine, ainsi que celles émises dans les colonies.

Quelques exemples de monnaies romaines d'argent, de bronze et d'or
Les origines des monnaies romaines
Les monnaies romaines sont apparues tradivement dans l'histoire de la République Romaine en comparaison avec le reste de la Méditerranée, en particulier en comparaison avec la Grèce et l'Asie Mineure où les monnaies ont été inventées au 7ème siècle avant JC. La monnaie de l'Italie centrale a été influencée par ses ressources naturelles, avec un bronze abondant (les Etrusques étaient célèbres pour leurs productions de bronze et de fer) et de l'argent rare. Le monnayage de la République Romaine a commencé avec quelques monnaies d'argent apparemment créées pour faire du commerce avec les colonies grecques de l'Italie du sud, et de grosses monnaies de bronze coulées destinées à une utilisation dans l'Italie centrale.
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Dernière mise à jour : ( 02-04-2009 )
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