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14-08-2018
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Résumé historique sur les monnaies mérovingiennes

Les Germains, maîtres des Gaules, adoptèrent la monnaie romaine; ils pensèrent qu'il était de leur intérêt de frapper leurs pièces à l'effigie de l'empereur. Le prestige de l'Empire romain avait sans doute aussi quelque valeur à leurs yeux. Les conquérants se mirent donc à imitier servilement les monnaies du peuple vaincu, de même qu'ils en avaient pris toutes les institutions; et ce ne fut qu'après la conquête de la Bourgogne et de la Provence qu'ils firent l'essai d'une monnaie nationale. Vers le milieu du Vième siècle, Théodebert frappe monnaie à Metz et à Châlons, Childevert à Arles et Clotaire à Marseille. Les barbares avaient modifié dès le commencement du VIIème siècle le poids et le type des monnaies romaines. Le sou d'or était toujours divisé en semis et en triens ou tremissis; mais il ne pesait plus, d'après les calculs de M. Guérard, que 70 grains et demi. Il n'a d'exception que pour les sous de Théodebert, qui se rapprochent assez de ceux de Constantin, puisqu'ils pèsent environ 81 grains. Presque toutes les espèces mérovingiennes sont en or; la seule monnaie d'argent était le denier, qu'on appelait aussi « saiga ». Le sou d'or comprenait 40 de ces deniers; le sou d'argent, qui était une monnaie purement nominale, n'en valait que 12. Les deniers sont rares avant le VIIIème siècle; leur poids moyen est de 21 à 22 grains.

Exemple de monnaie mérovingienne

MEROVINGIENS, AV tremissis, vers 570-670, Niort (Deux-Sèvres). Monétaire Leodastes. Droit : NOIORDO Tête à gauche. Revers : + LEODASTE MONE Croix posée sur un globe, la base arrondie, entourée de globules. Ref.: Belfort, - (cfr 3215); Prou, -; Depeyrot, -. 1,41g. Inédit. Probablement unique.Photo Jean Elsen & ses Fils S.A. Esitmation : 2.000 euros. Vendu pour 4200 euros

On ne connaît pas de pièces de billon de cette époque, ou du moins, le très petit nombre qu'on en a trouvé donne lieu de croire que ce sont des contrefaçons de celles d'or ou d'argent, ou bien des pièces ostrogothiques ou vandales faussement attribuées à la Gaule. M. Guérard, qui a publié dans son « Polyptique d'Irminon » des travaux très remarquables sur les monnaies des mérovingiens et des carolingiens, évalue le sou d'or à 90 francs (2° moitié du XIXème siècle). On sait que le denier est le 40ème du sou d'or : ainsi la plus petite monnaie mérovingienne valait 2 francs 25 centimes. En présence de pareils faits, on se demande comment pouvaient s'effectuer les menus achats, qui sont les plus fréquents dans la vie, et l'on est forcé de conjecturer qu'une masse considérable de monnaies de billon, sorties des ateliers romains, circulait encore dans les Gaules et suffisait pour les besoins de chaque instant.

Il reste à décrire le type que les barbares avaient crée pour le substituer au coin de la monnaie romaine. Et d'abord on distingue chez les Mérobingiens deux sortes de monnaies, les unes autorisées par le nom du roi et les autres par le nom du monétaire. Les premières sont rares, tandis que les secondes sont en comparaison assez communes. Cet usage d'inscrire le nom du monétaire est une innovation digne de remarque. Le nombre des monétaires étant extrêmement multiplié, on sent combien il doit être difficile de classer leurs pièces chronologiquement. Lelewel a publié dans son « Traité de numismatique » une longue liste des monétaires, ainsi que la nomenclature des villes où ils ont frappé monnaie. Messieurs Cartier, Combrousse et de Longpérier ont donné des listes plus complètes encore. Du reste, les espèces royales et celles des monétaires ne diffèrent point entre elles : toutes représentent d'un côté une tête, et au revers une croix ou diverses figures, telles que l'alpha et l'oméga, un calice, des croisettes, etc. On y voit aussi des sigles dont la plupart sont inexpliqués et des chiffres qui ont rapport au poids de la monnaie, XXI (siliques) sur les sous et VII sur les triens. La tête est ordinairement représentée de profil, tournée à droite et le plus souvent ceinte d'un diadème ou d'une bande perlée. Les légendes sont écrites en caractères latins. Certaines lettres, le C et l'O, par exemple, affectent quelquefois une forme carrée. Au droit de la monnaie, on lit le nom du roi ou celui du monétaire, N. REX ou N. MONETARIUS; et au revers le nom du lieu où a été frappée la pièce, avec le mot CIVITAS, VILLA ou CASTRUM, le tout accompagné de FITUR, FECIT, ou FIT., lettres renversées, surpprimées ou intercalées pour remplir les lacunes font souvent le désespoir de ceux qui cherchent à déchiffre les légendes mérovingiennes. Les monnaies de ce temps n'offrent jamais les noms des ducs et des comtes, mais quelquefois des noms de saints, comme saint Martin, saint Denis.
Sous les Mérovingiens, le monnayage est extrêmement barbare, et ne se ressent plus de sa belle origine : les artistes ont oublié l'art monétaire que les Grecs et les Romains avaient poussé au plus haut degré de perfection. Le type, devenu partout informe et grossier, est très varié dans le nord de la France, sans doute à cause des invasions incessantes des peuplades germaniques. Dans le sud, il y a plus de stabilité et de simplicité. Les monnaies des Wisigoths, qui occupaient le sud-ouest de la Gaule, méritent une mention spéciale pour plusieurs raisons : le flan en est plus large et plus mince que celui des espèces Mérovingiennes, elles n'admennte pas le nom des monétaires; enfin on y remarque deux têtes, celle du roi et celle de l'empereur. Un fait aussi curieux ne doit pas plus nous étonner que l'alliance des lois barbares avec le droit romain dans le code wisigothique; en effet, personne n'ignore que les traditions romaines ont toujours été plus vivaces dans le mide que dans le nord de la Gaule.
Dernière mise à jour : ( 02-09-2008 )
 
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