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Monnaies du Moyen Age
Résumé historique sur les monnaies mérovingiennes
(32 votes)

Les Germains, maîtres des Gaules, adoptèrent la monnaie romaine; ils pensèrent qu'il était de leur intérêt de frapper leurs pièces à l'effigie de l'empereur. Le prestige de l'Empire romain avait sans doute aussi quelque valeur à leurs yeux. Les conquérants se mirent donc à imitier servilement les monnaies du peuple vaincu, de même qu'ils en avaient pris toutes les institutions; et ce ne fut qu'après la conquête de la Bourgogne et de la Provence qu'ils firent l'essai d'une monnaie nationale. Vers le milieu du Vième siècle, Théodebert frappe monnaie à Metz et à Châlons, Childevert à Arles et Clotaire à Marseille. Les barbares avaient modifié dès le commencement du VIIème siècle le poids et le type des monnaies romaines. Le sou d'or était toujours divisé en semis et en triens ou tremissis; mais il ne pesait plus, d'après les calculs de M. Guérard, que 70 grains et demi. Il n'a d'exception que pour les sous de Théodebert, qui se rapprochent assez de ceux de Constantin, puisqu'ils pèsent environ 81 grains. Presque toutes les espèces mérovingiennes sont en or; la seule monnaie d'argent était le denier, qu'on appelait aussi « saiga ». Le sou d'or comprenait 40 de ces deniers; le sou d'argent, qui était une monnaie purement nominale, n'en valait que 12. Les deniers sont rares avant le VIIIème siècle; leur poids moyen est de 21 à 22 grains.

Exemple de monnaie mérovingienne

MEROVINGIENS, AV tremissis, vers 570-670, Niort (Deux-Sèvres). Monétaire Leodastes. Droit : NOIORDO Tête à gauche. Revers : + LEODASTE MONE Croix posée sur un globe, la base arrondie, entourée de globules. Ref.: Belfort, - (cfr 3215); Prou, -; Depeyrot, -. 1,41g. Inédit. Probablement unique.Photo Jean Elsen & ses Fils S.A. Esitmation : 2.000 euros. Vendu pour 4200 euros

On ne connaît pas de pièces de billon de cette époque, ou du moins, le très petit nombre qu'on en a trouvé donne lieu de croire que ce sont des contrefaçons de celles d'or ou d'argent, ou bien des pièces ostrogothiques ou vandales faussement attribuées à la Gaule. M. Guérard, qui a publié dans son « Polyptique d'Irminon » des travaux très remarquables sur les monnaies des mérovingiens et des carolingiens, évalue le sou d'or à 90 francs (2° moitié du XIXème siècle). On sait que le denier est le 40ème du sou d'or : ainsi la plus petite monnaie mérovingienne valait 2 francs 25 centimes. En présence de pareils faits, on se demande comment pouvaient s'effectuer les menus achats, qui sont les plus fréquents dans la vie, et l'on est forcé de conjecturer qu'une masse considérable de monnaies de billon, sorties des ateliers romains, circulait encore dans les Gaules et suffisait pour les besoins de chaque instant.

Dernière mise à jour : ( 02-09-2008 )
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Au Moyen Age, on collectionnait déjà les monnaies antiques
(21 votes)
Le Moyen Age fit, de certaines monnaies anciennes, des objets de superstition ou, parfois, des éléments décoratifs pour des chasses, des reliquaires, des vases ou d'autres ustensiles. Mais y eut-il des amateurs ou des curieux capables de recueillir les monnaies grecques et romaines pour leur beauté propre et l'intérêt de leurs types ? Il semble qu'on puisse répondre affirmativement. Quand nous voyons par exemple, dès le commencement du XIVème siècle, le pape Boniface VIII rechercher les camées et les intailles antiques et s'en former une collection, comment admettre qu'il fut indifférent aux monnaies qui souvent représentaient les mêmes types ou les mêmes effigies ? Oui, dès ce temps, on commence à comprendre l'antiquité, à en interroger les restes, à déchiffrer les inscriptions, pour leur demander compte de leur origine et de leur passé; à recueillir les médailles aussi bien que les pierres gravées, non plus seulement à titre de bijoux aptes à servir à la décoration de meubles ou de reliquaires, mais comme des produits authentiques des civilisations païennes. Nous voyons, dès 1335, un riche citoyen de Trévise, Oliviero Forza ou Forzetta, mériter le nom d'antiquaire, dans le sens moderne du mot. « Il nous a laissé lui-même, raconte M. Eugène Müntz, l'indication des objets qu'il se proposait d'acquérir à Venise : médailles et monnaies, bronzes, marbres, pierres gravées, manuscrits d'auteurs classiques, y tiennent une place telle que l'on se croirait au XVème siècle ».
Dernière mise à jour : ( 02-09-2008 )
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Comment les monnaies Antiques ont-elles été perçues au Moyen Age ?
(18 votes)
Les habitudes commerciales, le hasard des trouvailles, la force de la routine mirent entre les mains des gens du moyen âge une masse énorme de monnaies romaines et grecques qui furent envoyées au creuset. En voici un exemple caractéristique. En 1274, on fit, dans le jardin de l'Hôtel-Dieu, à Padoue, une trouvaille de pièces d'or antiques qu'on évalua à plus de 30000 livres. Le trésor fut disputé entre les inventeurs, l'évêque, le Podestat et ses officiers; finalement, un quart fut consacré à acheter des propriétés pour l'Hôtel-Dieu. Le texte de la Chronique de Padoue qui nous raconte ce curieux épisode mérite d'être rapporté en entier : « 1274 ... Inventus fuit thesaurus magnus in metallis auri optimi in horto Hospitalis Domus Dei de Padua, valoris, ut dicebatur, lbrarum pluris XXX millium : quod male distinctum fuit, ut dicitur, primo per inventores, deinder per episcopum et per Potestatem, et suos officiales; ita quod in utilitatem Hospitalis fere quarta pars fuit conversa in emendis possessionibus pro Hospitali ».

Sans doute, la plupart du temps, comme dans les circonstances que nous venons de relater, les pièces anciennes d'or et d'argent étaient fondues; pourtant, ce n'était point une règle absolue, et même, pour les pièces de bronze, il s'en trouva qui restèrent dans la circulation, comme monnaie d'appoint, jusqu'à l'époque moderne.
Dernière mise à jour : ( 01-02-2009 )
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Les procès des faux monnayeurs de la grotte de Lombrives en 1300
(27 votes)

Il y a un peu plus de 700 ans, trois hommes, Pierre de Ruppe, Pierre Isarn et Jean Serena, originaires de la région du Sabarthès, dans les Pyrénées Ariégeoises, décident de se lancer dans la fabrication de fausse monnaie. Pour ce faire ils choisissent d'installer leur atelier clandestin dans une des nombreuses grottes qui percent les montagnes des environs; mais l'affaire tourne mal et ils se retrouvent bientôt en prison dans les geôles du Comte de Foix à Tarascon-sur-Ariège. Récit de la curieuse histoire de ces trois personnages...

C'est lors de son retour de ses fiefs du Béarn que le Comte de Foix Roger Bernard apprend que trois malfaiteurs ont fabriqué des fausses monnaies sur ses terres". (c) BM Angers, Ms 0384 - cliché CNRS-IRHT

C'est en mars 1300 que tout commence. Le "Noble et magnifique seigneur Roger Bernard, comte de Foix, vicomte de Béarn et de Castelbon", est de retour sur ses terres ariégeoises après avoir séjourné dans ses fiefs béarnais. C'est en arrivant dans son château de la ville de Pamiers, située dans les basses terres de son Comté, qu'il apprend que trois hommes, Pierre de Ruppe, Pierre Isarn et Jean Serena sont détenus dans sa prison non loin du château de Tarascon-sur-Ariège. On accuse les trois comparses d'avoir fabriqué de la fausse monnaie sur les terres du Comte. C'est dans la grotte de Lombrives ("Lonbriga") dans la juridiction de Tarascon dans le Sabarthès qu'ont eu lieu les faits. Immédiatement, face à la gravité d'un tel crime ("enormitate tanti criminis", dit le texte) le Comte Roger Bernard décide de lancer une enquête sur cette affaire, afin de connaître toute la vérité.
Dernière mise à jour : ( 29-02-2008 )
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Les mérovingiens : liste des membres de la dynastie mérovingienne
(7 votes)

Les mérovingiens : liste des membres de la dynastie mérovingienne

Clodion le Chevelu
x - x
Duc des Francs Saliens 428-448

Mérovée
x - vers 458
Duc des Francs Saliens v.448-v.458

Childéric Ier
v.436 - 481
Duc et Roi des Francs Saliens v.458-481

Clovis Ier
v.466 - 511
Roi des Francs v.481-511

Thierry Ier
v.485 - 534
Roi de Reims 511-534

Clodomir
v.495 - 524
Roi d'Orléans 511-524

Childebert Ier
v.495 - 558
Roi de Paris 511-558

Clotaire Ier
v.497 - 561
Roi de:
Soissons 511-561
Reims 555-561
des Francs 558-561

 

Théodebert Ier
v.505 - 548
Roi de Reims 534-548

 

Théodebald Ier
535 - 555
Roi de Reims 548-555
Sans descendance

 

 

Gontran Ier
v.525 - 592
Roi d'Orléans et de Bourgogne 561-592

Sigebert Ier
x - 575
Roi de Reims et d'Austrasie 561-575

Chilpéric Ier
539? - 584
Roi de Soissons et de Neustrie 561-584

Caribert Ier
x - 567
Roi de Paris 561-567

 

 

 

 

Childebert II
v.570 - 595
Roi d'Austrasie 575-595
Roi de Bourgogne 592-595

 

Théodebert II
586 - 612
Roi d'Austrasie 595-612

Thierry II de Bourgogne
587 - 613
Roi de Bourgogne 595-613
Roi d'Austrasie 612-613

 

Sigebert II
601 - 613
Roi de Bourgogne et d'Austrasie 613

 

Clotaire II
584 - 629
Roi de Neustrie 584-629
Roi des Francs 613-629

 

 

Dagobert Ier
v.604 - 639
Roi d'Austrasie 623-639
Roi de Neustrie et de Bourgogne 629-639
Roi des Francs 632-639

Caribert II
v.606 - 632
Roi d'Aquitaine 629-632

 

Clovis II
v.635 - 657
Roi de Neustrie et de Bourgogne 639-657

Sigebert III
v.631 - 656
Roi d'Austrasie 634-656

 

 

Clotaire III
652 - 673
Roi de Neustrie et de Bourgogne 657-673

Childéric II
v.653 - 675
Roi d'Austrasie 662-675
Roi des Francs 673-675

Thierry III
v.654 - 691
Roi de Neustrie et de Bourgogne 673puis675-691
Roi des Francs 679-691

Dagobert II
v.652 - 679
Roi d'Austrasie 676-679
Sans succession

Childebert III l'Adopté
? - 662?
Roi d'Austrasie 656-662?

 

Clovis III
? - ?
Roi d'Austrasie 675-676

Chilpéric II
v.670 - 721
Roi de Neustrie 715-721
Roi des Francs v.720-721

 

 

 

Clovis IV
v.682 - 695
Roi des Francs 691-695

Childebert IV
v.683 - 711
Roi des Francs 695-711

Clotaire IV
v.685 - 719
Roi d'Austrasie 717-718

 

Childéric III
? - 755
Roi des Francs 743-751

Dagobert III
v.699 - 715
Roi des Francs 711-715

 

 

Thierry IV
v.713 - 737
Roi des Francs 721-737

 

 

Chronologie et Territoires

Période

Soissons

Paris

Orléans

Metz

481-511

Clovis Ier

511-524

Clotaire Ier

Childebert Ier

Clodomir

Thierry Ier

524-534

 

 

 

 

534-548

 

 

 

Théodebert Ier

534-548

 

 

 

Théodebald Ier

548-558

 

 

 

558-561

 

Période

Neustrie

Paris

Bourgogne

Austrasie

561-567

Chilpéric Ier

Caribert Ier

Gontran Ier

Sigebert Ier

567-575

 

 

 

575-584

 

 

Childebert II

584-592

Clotaire II

 

 

592-595

 

 

595-612

 

Thierry II de Bourgogne

Théodebert II

612-613

 

 

613-629

 

Période

Neustrie + Bourgogne + Austrasie

Aquitaine

629-632

Dagobert Ier

Caribert

632-639

 

Période

Neustrie + Bourgogne

Austrasie

639-656

Clovis II

Sigebert III

656-657

 

657-673

Clotaire III

Childéric II

673-675

 

675-675

Thierry III

Clovis III

676-679

 

Dagobert II

679-691

 

(Maire Pépin de Herstal)

691-695

Clovis IV

 

695-711

Childebert IV

 

711-715

Dagobert III

 

715-717

Chilpéric II

 

717-719

Chilpéric II

Clotaire IV (Maire Charles Martel)

719-721

Chilpéric II

721-737

Thierry IV (Maire Charles Martel)

737-741

Charles Martel

Période

Neustrie + Bourgogne + Provence

Austrasie + Alamanie + Thuringe

741-743

Maire Pépin le Bref

Maire Carloman

743-747

 

Childéric III

 

747-751

 

 

 

751-768

Pépin le Bref couronné Roi. Fin des Mérovingiens.

Dernière mise à jour : ( 09-06-2008 )
 
Les différents types de monnaies médiévales
(21 votes)
La numismatique n'est pas aussi riche en types au moyen âge que dans l'antiquité. Cependant, il ne faut pas songer à énumerer les formes diverses que les représentations ordinaires (temples, croix, écussons, etc.), ont prises selon les pays et les époques. Disons seulement un mot des effigies. La tête du souverain, qui figurait sur les monnaies romaines, fut conservée sous les deux premières races. Mais ces représentations de la figure humaine exigeaient une habileté que les artistes de cette époque n'avaient pas. De plus, la simplification des types devait, produire une plus grande rapidité dans la fabrication. Il ne faut donc pas s'étonner si l'on voit disparaître les effigies pendant quelques siècles. Ce fut seulement au xv° siècle, que l'art monétaire, sous l'impulsion des médailleurs italiens, reprit l'effigie et on fit le type principal de la numismatique. Les armoiries tiennent une grande place parmi les types ; toutefois, il ne faut pas oublier que les émaux sont rarement indiqués sur les monnaies (cf. W. Rentzmann, Num. Wappen-Lexicon des Miltelalters und der Neuzeit, 1876).

Les monnaies n'eurent pas, il s'en faut, la multiple diversité que les médailles et les jetons nous offrent à partir du XVIe siècle.
M. de Barthélémy a préconisé, en 1851, l'étude des types, conçue sur le plan de Lelewoll. C'est une analyse des pièces classées par époques qui doit nécessairement donner d'excellents résultats pour le classement.
Dernière mise à jour : ( 02-09-2008 )
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Les légendes des monnaies médiévales
(10 votes)

La langue latine est généralement employée sur les monnaies du moyen âge; ce n'est que tard, et vers le XIVe siècle, que l'on voit quelques exemples de légendes françaises. Dans les pays étrangers, le latin se maintient à peu près exclusivement; il faut en excepter quelques monnaies d'Espagne et de Sicile, qui, par suite de l'influence musulmane, portent des légendes arabes; certaines monnaies des croisades, qui sont, comme les byzantines, pourvues de légendes grecques, et celles d'Arménie, qui présentent les caractères alphabétiques particuliers à l'idiome de ce pays.
Les légendes présentent des abréviations assez faciles à interpréter ayant le plus grand rapport avec celles qui sont employées dans les chartes.
Dans la généralité dés cas, ces abréviations se comprennent facilement.
Cependant sur certaines monnaies étrangères, des pièces allemandes notamment, on trouve fréquemment des légendes composées de lettres initiales représentant le plus souvent les noms de fiefs appartenant à un même personnage. Pour sortir d'embarras, il faut nécessairement recourir à l'histoire et y chercher l'interprétation de ces légendes. On pourra consulter avec profit : Rentzmann, Num. Legenden-Lexicon des Mittelalters und der Neu-zeit, 1881; Schlickeysen et Palmann, Erklârung der Ab-kûrzungen auf Mûnzen, 1882.
Lorsqu'une légende paraît difficile à déchiffrer par suite de la mauvaise conservation de la pièce qui la porte, ou par un défaut de fabrication, le meilleur moyen d'obtenir un résultat est de transcrire sur le papier les lettres que l'on peut retrouver : en comparant avec d'autres monnaies semblables, on arrive assez facilement à retrouver les lettres effacées, ou déformées, qui existent sur les autres exemplaires.
Une grande partie des légendes monétaires au moyen âge sont choisies dans les livres liturgiques. Ainsi, la légende : Christus vincit, Christus regnat, Christus imperat, qui figure sur un grand nombre de monnaies d'or de saint Louis jusqu'à la Révolution, est empruntée aux Laudes, chantées le jour de Pâques. Une autre légende : Agnus Dei, qui tollis peccata mundi, miserere nobis, est prise dans l'Évangile de Saint Jean, I, 29). Quant à la légende qui figure d'abord sur le gros tournois : Bene-dictum sit nomen domini nostri, dei Jesu Christi, elle est empruntée au 112e psaume (verset 2) et à l'épître de saint Paul aux Galates (Froehner, La liturgie romaine dans la numismatique, Ann. de la Soc. de Num., 1889, 39).

Dernière mise à jour : ( 09-06-2008 )
 
Les métaux utilisés pour la fabrication des monnaies au Moyen Age
(17 votes)

L'or est employé principalement pendant le temps où l'imitation romaine fut la plus servile; les Carolingiens, ainsi que les premiers Capétiens, n'employèrent que l'argent. Les monnaies d'or ne reparurent guère que vers le XIIIème siècle.

On trouve un certain nombre d'épreuves en or de monnaies du moyen âge.

M. Robert, publiant un denier de Raimond VII, comte de Toulouse, frappé sur or, cite une pièce en or au coin du cavalier de Marguerite de Constantinople, comtesse de Hainaut, puis un denier en or de Thibaut, comte de Champagne (R.N., 1860, 197). M. Blancard, fait connaître le texte de nombreuses redevances payables en oboles d'or. (Monnaies de Charles Ier, comte de Provence.) Citons également les oboles d'or, pour Melle et Cambrai.

A dater du XIVe siècle, le billon, qui déjà était un alliage dans lequel l'argent était combiné avec le cuivre dans une proportion assez forte, donna naissance à la monnaie de cuivre, quelquefois désignée sous le nom de monnaie noire.

Le plomb et le cuivre furent employés pour les jetons et les méreaux. Les monnaies de papier, de cuir, de fer, sont des exceptions qui parurent seulement dans les moments où le métal manquait, par exemple pendant les sièges, quand on dut frapper des pièces obsidionales, qui représentaient une valeur fictive, toujours avec promesse de remboursement.

A Blanchet, Manuel de Numismatique, Paris, 1890
Dernière mise à jour : ( 23-11-2008 )
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La fabrication des monnaies des Carolingiens aux Capétiens
(10 votes)

Pendant la période mérovingienne, l'ancienne organisation monétaire subit de grandes modifications, en ce qui concernait les personnes chargées de la fabrication ; les ouvriers employés à ce travail, qui jusque-là avaient été de condition servile, mais qui sous le Bas-Empire avaient commencé déjà à monter quelques degrés dans l'échelle sociale, arrivèrent à se rendre indépendants.

Peu à peu, la fabrication passa entre les mains des orfèvres. (Pour cette période, voir le chapitre des Monnaies Mérovingiennes.)

Sous les Carolingiens, les monnayers ne signaient plus les monnaies et formaient une corporation d'officiers subalternes qui suivaient partout le souverain. On voit aussi par le document de 809 (B.N. ms. latin 4788; Pertz, Leges, I, 159) que la monnaie était sous la surveillance du Comte ; que les monnayers ne pouvaient ouvrer que dans la cité même, ou dans les lieux officiellement désignés ; que tout individu qui fabriquait de la monnaie, dans la circonscription du comté était passible de peines sévères, parmi lesquelles nous croyons reconnaître la confiscation, la fustigation et la marque. Des peines analogues et l'amputation d'une main sont mentionnées dans l'édit de Pîtres, en 864.

Les associations de monnayers se formèrent probablement déjà pendant la période Carolingienne et furent astreintes de faire le serment de s'acquitter fidèlement de leur emploi.

De là, vint qu'au XIIème siècle lorsqu'on songea à régulariser la fabrication des monnaies, on vit différents serments qui correspondaient aux différentes divisions de l'empire de Charlemagne et qui présentaient seulement quelques différences introduites par les mœurs et coutumes de chaque pays. Parmi les serments, les plus connus sont : Celui de France qui comprenait le royaume de Charles le Chauve ; celui de L'Empire qui s'étendait sur les États de Lothaire ; Les monnayers appartenant aux officines établies dans l'ancien royaume de Bourgogne, continuèrent à former une corporation à part lorsque ces pays furent réunis à la couronne ; celui de Toulouse, datant probablement de Pépin Ier, comprenait les monnayers de l'ancien royaume d'Aquitaine.

Celui d'Espagne se composait des monnayers des ateliers que les Carolingiens avaient établis dans le Nord de la péninsule.
Peu à peu, les rois de France s'affermissant sur le trône, firent des règlements pour établir clairement les droits et les devoirs des monnayers. Ils leur concédèrent différents privilèges, qui étaient peut-être déjà établis par l'usage. Le roi d'Angleterre, divers souverains et presque tous les barons et prélats imitèrent cet exemple et s'empressèrent de donner à leurs monnayeurs des privilèges et des libertés plus ou moins étendus : on comprend en effet, que s'ils avaient agi autrement, leurs ateliers auraient été bientôt abandonnés, pour ceux où les ouvriers étaient plus favorablement traités.

Ce fut précisément la dispersion du monnayage qui rendit si puissantes par le nombre et si nécessaires les corporations de monnayers : Les seigneurs qui battaient monnaie, et qui en tiraient grand profit, ne pouvaient se passer d'ouvriers. De là, les privilèges de toutes sortes.

Les monnayeurs du serment de France avaient une sorte de constitution qu'ils appelaient la grande Charte de Bourges. Ce document, qui n'a pas été retrouvé, est cité comme seule charte non annulée dans le règlement qui fut fait à Paris, en juin 1354.
Dans cette assemblée des prévôts et procureurs, ouvriers et monnayers, les monnaies qui furent représentées sont celles de Paris, Rouen, Tournai, Saint-Quentin, Troyes, Poitiers, Saint-Pourçain, Angers, Montpellier, Dijon, Limoges, Mantes et Macon.
Ce règlement contient, en soixante-six paragraphes, le code des monnayeurs, leurs droits comme leurs devoirs.

Tout y est réglé de manière à faire régner la concorde parmi les membres de la corporation ; il y a même jusqu'à la caisse de secours mutuels, car les malades reçoivent par jour 2 sols payés par les ouvriers ou les monnayers (§ 46).
Il y avait également une caisse commune qui se composait des retenues, des réceptions, des cotisations et des amendes. Le principal privilège des monnayers consistait dans la juridiction particulière qui leur ordonnait de ne répondre devant aucun juge autre que leur prévôt, hormis dans les trois cas de meurtre, larcin et rapt.

Les peines que le prévôt avait droit d'infliger étaient : 1° les amendes, qui s'élevaient de 13 deniers à 10 marcs d'argent ; 2° l'interdiction de travail pendant un an et un jour ; 3° la défense d'invoquer les privilèges ; 4° l'expulsion de la Compagnie.
Dans le serment du Saint-Empire, le fils de monnayer avait à payer comme droit d'entrée 1 marc d'argent, le fils de fille, neveu ou cousin, 2 marcs. Le récipiendaire donnait un haut de chausses au prévôt, pour boire aux compagnons et payait les lettres du notaire. S'il se mariait postérieurement à sa réception, il payait un marc d'argent.

A 12 ans, les apprentis peuvent devenir ouvriers ou monnayeurs et doivent faire leur épreuve. Le fils de fille et neveux, les droits neveux étaient ouvriers.
Les compagnons contribuent à la dot des filles de monnayeurs ou ouvriers qui se marient (§ 47). En général, les compagnons d'une monnaie sont placés sous le commandement d'un seul prévôt. Mais cette règle n'est pas fixe et on trouve quelquefois un prévôt des monnayeurs et un prévôt des ouvriers. La charge de prévôt était annuelle.
A chaque nouveau règne, le roi avait le droit d'instituer un ouvrier du serment de France dans chacun des quarante hôtels des monnaies.
Quoique les serments de France et du Saint-Empire fussent bien distincts, néanmoins Charles le Bel, Philippe IV, Jean II et Charles V admettent que les monnayers du Saint-Empire peuvent aider temporairement les monnayers de France, lorsque ceux-ci ne sont pas en nombre suffisant. (Ordonnancea, t. I, 806 ;. II, 139, 197, 417, 583.)
Enfin les rois de France avaient accordé aux monnoyers des exemptions de toutes tailles, coustumes, paiages, travers, chaucées, passaiges, festaiges, trentiesme, cinquantiesme, malestostes.
Les monnoyers de Troyes ne paient pas la jurée, impôt sur la propriété que devaient les franches personnes appelées bourgeois du roi.
Ces exemptions étaient universellement concédées aux monnoyers, et nous voyons Guy, comte de Flandre et marquis de Namur, accorder, par une charte datée du mois de mai 1290, à ses monnoyers, les mêmes privilèges que le roi de France aux siens, et les rendre justiciables seulement de leurs prévôt et maîtres de la monnaie, excepté en cas de rapt, meurtre et larcin, (R.N., 1850, p. 133.)

En Lorraine, dès 1307, Thibaut II décharge ses monnoyers de toutes tailles, gabelles, etc.
Il en est de même dans le duché de Bourgogne, en 1416, à Metz en 1420.
Les monnoyers n'étaient assujettis au guet ou à la garde des portes que par exception. A Souvigny, en 1282, ils étaient enterrés gratuitement dans le cimetière.

Un certain nombre de petits monuments sont parvenus jusqu'à nous et confirment les textes au sujet de diverses exemptions.
Nous voulons parler des pièces d'argent servant de laissez-passer. (R.N., 1839, 216 et 1848, 66.)
Cependant, l'étendue de ces droits, on général bien établis et universellement respectés, était quelquefois contestée.
Ainsi, sous Gui II, comte de Blois (1381-1391), dans un procès relatif à divers privilèges réclamés par la veuve d'un monnoyer, le procureur du comte prétendait que le privilège ne devait s'appliquer qu'à l'exemption des taxes personnelles, comme les péages, et non à une taxe réelle, à un impôt foncier comme le droit de festage, qui était « ung droit de V sols imposés sur chacune meson estant, en la ville et banlieue de Blois. (R.N., 1840, 275.) A côté de ces privilèges, il y avait de réelles servitudes, car le monnayeur ne se peust appliquer à nul autre mestier comme proprement il est déclaré ou texte de leur privilège et encore plus la loy vieult que ils soient puniz suplicio et morte et leurs biens confisqués se ils se appliquent ailleurs. Ils n'ont nule administration de la chose publique, mais ils sont seulement exécuteurs de la fabrique comme ung sergent de fere le commandement d'un bailli ou d'un prévost.

Le procureur du comte n'a pas d'ailleurs une grande estime pour la corporation et il dit : « Si des privilèges ont été accordés aux monnayeurs, c'est seullement en recompensacion de leurs misères, paines et travaux. «
Philippe le Bel, en septembre 1327, exempte les monnayeurs de tous impôts, soit qu'ils ouvrent, soit qu'ils n'ouvrent pas. Le roi ajoute qu'il agit ainsi : « attendu qu'ils sont si abstrains et obligez à ce faire que a nul autre mestier, office ne estât ne se peuvent ordonner et ainsi sont serfs à y chose faire. »

En 1785, il existait encore dans les dix-sept ateliers monétaires des communautés de monnayeurs et d'ajusteurs, dans lesquelles on ne pouvait être admis si l'on n'était d'estoc et ligne, c'est-à-dire issu de familles exerçant la même profession. Les aînés étaient généralement monnayeurs et les cadets, ajusteurs. Les filles pouvaient être reçues tailleresses et transmettaient à leurs enfants mâles le droit d'être admis dans la corporation. Quant aux privilèges qui y étaient attachés, un édit d'octobre 1782 les avait encore confirmés.

Mais beaucoup de gens s'appelaient monnayers, précisément pour jouir de ces privilèges. Ainsi des lettres patentes de Henri V, données à Paris, le 22 janvier 1425, contiennent une liste des ouvriers monnoyers du serment de France demeurant en la sénéchaussée de Meaux. Or ces prétendus ouvriers sont laboureurs, tanneurs et huissiers; et ils s'intitulaient monnayers du roi quoiqu'il n'y ait pas eu de monnaie royale à Meaux, depuis Hugues Capet. (R. N., 1840, 149.)

Les ateliers étaient affermés par un bail, dès le XIVème siècle. La durée du bail était soit de six mois, soit d'un an. Ce système persista et au XVIème siècle, le Conseil du roi était chargé de faire les baux généraux des monnaies de France, en stipulant que le fermier général aurait à payer différents droits de seigneuriage, etc. Quant aux baux particuliers, c'est la Cour des monnaies qui se chargeait de les faire, après avoir fait afficher les conditions, et la marche des enchères. Le jour venu, l'adjudication était faite selon l'ordonnance de 1417 qui dit : Il sera allumé une chandelle durant laquelle ceux qui voudront mettre enchère seront receus et icelle chandelle éteinte de flambe et de feu, la monnoye sera affermée. L'adjudication devait être faite au maître ou fermier particulier pour trois, quatre, cinq ou six ans au plus. (Ordonnance de 1554 et 1586.)

Les monnaies pouvaient aussi être mises en régie et dirigées par un préposé royal agissant comme un maître de monnaie (Commis aux régies). D'après les ordonnances de 1540, 1551, 1554, 1566 et 1586, les obligations des maîtres des monnaies étaient les suivantes : Recevoir les matières d'or et d'argent en présence des gardes ou des contre-gardes et en tenir registre; fournir le travail aux ouvriers et aux monnayers, dans les mêmes conditions; veiller à la bonne fabrication des monnaies; fournir une caution ordinaire de 4,000 livres pour répondre de la faiblesse dans le poids ou dans le titre; ne pas employer les matières d'or ou d'argent à d'autres travaux que ceux de la monnaie ; faire affiner ces matières en présence des gardes et des essayeurs; ne pas fondre d'espèces monnayées aux coins et armes du roi. Enfin les maîtres étaient responsables des fautes commises par leurs ouvriers.

A dater du XIIIème siècle, des textes font connaître les généraux-maîtres qui avaient la haute surveillance de l'administration des monnaies : ces fonctionnaires, qui étaient souverains juges de tout le personnel des monnaies, à dater du règne de Philippe le Bel, exerçaient leur contrôle même dans les ateliers des prélats et des barons (Ordonnance de juin 1313.) Ils devaient visiter les ateliers du roi au moins deux fois par an ; leurs inspections se faisaient inopinément, et ils pouvaient suspendre les officiers qu'ils trouvaient en faute : leur juridiction s'étendait sur les changeurs, les orfèvres, les merciers, les tabletiers et les affineurs.
Ces fonctionnaires qui, dès 1322, prenaient quelquefois la qualification de présidents, étaient dans le principe au nombre de quatre, et faisaient partie de la chambre des comptes, et des trésoriers du roi : on 1358, pendant la régence du Dauphin, ils furent appelés à former la Chambre des monnaies, distincte de la Chambre des comptes; leur nombre dès lors varia : il fut porté jusqu'à onze. En 1551, la Chambre des monnaies, prit le nom de Cour. Sous Louis XIII la Cour des monnaies se composait du président, de dix conseillers, d'un avocat et d'un proccureur général, d'un prévôt général, d'un lieutenant, trois exempts, un greffier, quarante archers, une trompette et douze huissiers. La Cour enregistrait l'apport des poinçons faits par le tailleur général des monnaies et les délivrait ensuite aux maîtres des monnaies de province. La Cour jugeait en dernier ressort tous les procès relatifs aux monnaies. Louis XIV institua une Cour des monnaies à Lyon en 1704; elle fut supprimée en 1771. Celle de Paris fut abolie à l'époque de la Révolution.

Charles VIII, créa, en 1491, un receveur général des monnaies de France. La charge de prévôt général date de juin 1635; ce personnage devait faire exécuter les arrêts de la Cour des monnaies.
Les généraux provinciaux n'avaient aucune juridiction sur la fabrication et devaient simplement renvoyer la connaissance des affaires aux généraux-maîtres.
Les officiers particuliers établis dans chaque monnaie pour la fabrication des espèces étaient : deux juges-gardes, un contre-garde, un essayeur, un tailleur ou graveur, puis les ouvriers et les monnayeurs.
Dans chaque Chambre des monnaies, il y avait un procureur du roi, un greffier et deux huissiers pour la juridiction des généraux provinciaux et des juges-gardes.
Nous ne pouvons même pas indiquer ici tous les changements qui survinrent à différentes époques dans l'organisation monétaire. Quant aux fonctions des divers officiers, elles sont indiquées d'une façon assez étendue dans les Lettres patentes du 3 octobre 1690.

A Blanchet, Manuel de Numismatique, Paris, 1890

Dernière mise à jour : ( 20-06-2009 )
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