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Les monnaies des Carolingiens : résumé historique
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21-04-2009
L'avènement des Carolingiens sur le trône fut accompagné d'une révolution monétaire des plus complètes, qui s'était déjà annoncée dès la fin de la dynastie des mérovingiens. L'or, si commun sous les Mérovingiens, ne fut plus employé : quelques pièces d'or de Charlemagne et de Louis-le-Débonnaire font seules exception à cette règle. Le flan des monnaies s'amoindrit et s'élargit; les têtes royales devinrent rares; les noms des monétaires disparurent à jamais, et les monnaies ne furent plus autorisées que par le nom du souverain. Ainsi les pièces carolingiennes diffèrent essentiellement des mérovingiennes par la matière, l'épaisseur, le style et les légendes. Les seules espèces réelles alors en usage sont le denier et le demi-denier ou obole. Charlemagne renforça le poids de la monnaie; ses deniers pèsent près de 31 grains; mais M. Guérard pense que le poids légal devait être de 32 grains ; ce qui fait 38 grains pour le sou d'argent, et 7680 grains pour la livre de Charlemagne, car ce prince avait ordonné qu'on taillerait 20 sous à la livre d'argent. Les calculs ingénieux de M. Guérard portent à 3 fr. 50 centimes (XIXème s.) la valeur relative du dernier carolingien.

Dans le principe, le type de la monnaie carolingienne est extrêmement simple : on y remarque pour tout ornement la croix à tranches égales légèrement pattées, et pour légende le nom du roi; au revers un nom de lieu. A partir du IXème siècle, le type paraît un peu plus varié et plus compliqué. Charlemagne essaya d'améliorer la monnaie, tant sous le rapport du poids que sous le rapport de l'art; il réussit à rendre les lettres plus correctes et le dessin moins grossier.
Mais ses tentatives de restauration eurent des résultats peu durables. Les deniers de Charlemagne, frappés dans les Gaules, sont presque toujours sans effigie ; ils offrent en général son monogramme avec les titres de roi des francs et des Lombards, d'empereur et d'auguste, ou simplement le titre de roi. L'usage de représenter une ville par ll'image d'une porte, et la religion chrétienne par l'emblème d'un temple, fut adopté sous cet empereur. Son successeur, Louis le Débonnaire, laissa de côté le monogramme, et inscrivit le nom du lieu en lignes horizontales : il orna quelquefois sa monnaie d'une tête laurée, tournée,à droite. Le type de Louis le Débonnaire fut imité par Lothaire; Charles le Chauve, qui fit dominer son coin dans toute l'étendue de l'empire, fit revivre le monogramme carolin. C'est lui qui adopta la célèbre formule gratia dEi Rex, laquelle délaissée quelque temps, s'est ensuite perpétuée de siècle en siècle avec la monarchie.

En 845, ce prince publia à Pistre, relativement à la fabrication de la monnaie, une ordonnance où il fixait à dix le nombre des ateliers monétaires, et déterminait le type qu'on serait obligé de suivre. Voici les lieux des ateliers : le palais du roi, Quentovic (ville détruite du Ponthieu), Rouen, Reims, Sens, Paris, Orléans, Châlons-sur-Saône, Métulle (Melle) et Narbonne. C'était une belle idée, surtout pour l'époque, que de vouloir ramener à l'unité le système monétaire; malheureusement une pareille tentative était prématurée : la sage ordonnance de Charles le Chauve ne fut probablement pas exécutée, car aucune pièce des lieux précédents n'est frappée de la manière prescrite.

L'usage d'inscrire un nom de saint sur les monnaies semble avoir passé de l'Italie en France sous le règne de Charles le Chauve. Louis le Bègue mettait son monogramme sur ses monnaies, et remplaçait la formule GRATIA DEI REX par celle-ci : Misericordia Dei REX ; en quoi il fut imité par le roi Eudes. Une chose digne de remarque, c'est la persistance du type de Charlemagne : il était en telle faveur que Louis III, Carloman et Charles le Gros s'efforcèrent de s'en rapprocher le plus possible, pour donner du crédit à leurs monnaies. Le roi Eudes se servit aussi quelquefois du monogramme carolin. Les espèces des derniers rois Carolingien ne présentent rien de particulier ou d'original, si ce n'est le mot rex écrit dans le champ. A vrai dire, ce ne sont que des copies plus ou moins fidèles des pièces de Charlemagne ou de Charles le Chauve.

Aux monnaies Carolingiennes succèdent les monnaies des Capétiens, les premiers rois de France. On peut dire cependant jeter un coup d'œil rétrospectif sur les différentes parties de la France, et de dire un mot touchant l'origine des monnaies épisconales et baronales. Charlemsgne et Charles le Chauve s'étaient efforcés de rendre le type de la monnaie à peu près uniforme ; mais le démembrement de leur empire amena des tendances diverses dans le style monétaire. Après la mort de Louis le Bègue, Boson s'étant fait couronner roi de Provence ou de Bourgogne, inscrit son nom sur ses pièces ; Louis l'Àveugle y fit même représenter son effigie. Du reste, les monnaies monnaies frappées dans le royaume de Bourgone sont rares ; bien qu'elles diffèrent peu de celles de la France, elles se ressentent du voisinage de l'Italie.

En Alsace et en Lorraine, provinces qui dépendaient de l'empire d'Allemagne, les espèces portaient le nom de l'empereur, tantôt seul, tantôt accompagné de celui de l'évêque. Dès les temps mérovingiens, le droit de battre monnaie appartenait déjà à plusieurs églises et abbayes, telles que Saint-Martin de Tours, Saint-Aignan d'Orléans, les cathédrales de Limoges, de Sens et de Poitiers ; mais les seigneurs laïques n'avaient pas reçu et ne s'étaient pas encore arrogé ce privilège. Suivant Lelewel, les privilèges octroyés aux prélats ne leur auraient donné que fa faculté d'exercer le Monnayage royal à leur profit. Dans la suite, par extension de leur droit, les privilégiés se mirent à forger une monnaie épiscopale ou abbatiale à leur propre nom. Privilège et abus, telle est donc la double origine de la monnaie des prélats. Quant à la monnaie baronale, elle n est pas née du privilège : elle procède uniquement de l'usurpation.

Le prince d'Orange est, en effet, le seul laïque qui ait reçu le droit de battre monnaie de l'empereur d'Allemagne, en 1178. Vers la fin du règne de Charles le Chauve, les bénéfices étaient devenus héréditaires ; les grands vassaux qui les possédaient, ayant conquis une sorte d'indépendance à la faveur du désordre qui suivit la chute de Charles le Gros, s'attribuèrent tous les droits de souverainté, et par suite le droit monétaire. Ils ne créèrent pourtant pas tout d'un coup un monnayage qui leur fût propre. Comme le peuple était accoutumé à la monnaie royale, qui jouissait d'un grand crédit, ils s'étudièrent à en imiter le type. Ainsi, les deniers de Melle en Poitou, calqués sur une ancienne empreinte, portent le nom de Charles.

Le duc d'Aqnitaine et l'archevêque de Toulouse inscrivaient aussi le nom de Charles sur leurs pièces. A Etampes et au Mans, on conservait la formule GRÀTIA DI rex, tout en éliminant le nom royal. Les ducs de Normandie mettaient simplement leurs noms, sans aucune formule mensongère. Au contraire, les deniers de Hugues le Blanc et de Hugues-Capet, ducs de France, offrent le singulier assemblage des deux légendes gratia DI rex et hugo DUx. Néanmoins, sur quelques pièces de Hugues-Capet, on ne trouve que les mois gratIA DI REX, autour de son monogramme.

Autres pages sur les monnaies carolingiennes


Les monnaies de l'époque carolingienne
Trésor Carolingien de Gravigny Balizy
Charles le Chauve (exemple de monnaie; évocation du capitulaire de Quierzy)
Louis le Pieux (fils de Charlemagne, mort le 20 juin 840. Exemple de denier au portrait)
Pépin Le Bref sacré roi des Francs (28 juillet 754)
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Dernière mise à jour : ( 28-07-2009 )
 
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