Le "La Tour II" : Broché: 184 pages. Editeur : Chevau-Légers; Édition : Réédition (16 avril 2002). Collection : Argus. Langue : Français. ISBN-10: 2903629293. ISBN-13: 978-2903629298
Description de l'Atlas des monnaies gauloises de La Tour ("La Tour II")
Les planches de l'ouvrage de La Tour gravées par Darde restent la plus belle bande dessinée consacrée aux monnaies gauloises.
Cette nouvelle édition rend hommage au travail réalisé en 1892, souvent imité, jamais égalé. Elle vous permettra de découvrir pour la première fois les dessions du graveur, conforme à l'édition originale.
Le La Tour II est l'ouvrage essentiel des monnaies gauloises, car il est le reflet de la plus belle et de la plus importante collection de monnaies gauloises du monde, celle du Cabinet des Médailles de la Bibliothèque Nationale de France, aujourd'hui invisible pour le grand public.
Avec 1939 dessins, nous sommes en possession du livre de référence, en attendant un site Internet, dédié aux monnaies gauloises, cette fois en couluer et en plein écran.
Cette édition se démarque de l'original par un format pratique et une présentation moderne qui permet au lecteur de voir et de comprendre plus facilement le contenu de l'Atlas des monnaies gauloises, en respectant l'oeuvre.
Un index détaillé de 41 pages apporte une vision nouvelle du monnayage gaulois et permettra de prendre conscience du chemin parcouru depuis plus de cent ans.
Chaque dessin reste encore aujourd'hui une oeuvre d'art, chargé d'émotion, qui relie les Français d'aujourd'hui à leurs ancêtres, les Gaulois.
Exemple de planche contenue dans l'Atlas des monnaies gauloises
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Les potins Gaulois sont des monnaies de bronze coulées (et non frappées). Les potins ne font pas partie des plus anciennes monnaies Gauloises. En effet, les Gaulois, recrutés comme mercenaires par les différentes puissances du monde antique, ont introduit la monnaie dans le monde celtique après leur contact avec la civilisation grecques. Les plus anciennes monnaies gauloises apparaîssent au IIIème siècle avant JC. Il s'agit de monnaies d'or imitées de celles de Philippe de Macédoine. Les Gaulois (ou Celtes comme ils se nommaient eux-mêmes), ont alors fabriqués leurs premières monnaies en imitant leur modèle Grec. Au IIème siècle avant JC, chaque peuple a individualisé ses monnaies. Les premières monnaies Gauloises étaient frappées, mais sont apparues des monnaies de circulation courante coulées : les potins. Ces deux types de monnaies Gauloises, frappées et coulées, on circulé parallèlement. L'archéologie permet d'en savoir plus sur l'utilisation de ces monnaies. Par exemple, les fouilles du sanctuaire d'Alonnes (Sarthe) a donné de précieux renseignements sur la circulation des monnaies à partir des offrandes déposées par les fidèles (on parle de monnaies « votives », c'est-à-dire déposées pour faire un voeu auprès de la divinité concernée).
Malgré les progrès de l'archéologie, de nombreuses incertitudes demeurent sur les monnaies Gauloise de potin. Des études telles que celles de Richard Boudet (« Les Potins gaulois : typologie, diffusion, chronologie : état de la question à partir de plusieurs contributions. 4.6, La répartition des potins, quel apport ? 6, Les Potins du centre-ouest et du sud-ouest de la Gaule : état de la question »
Référence de la revue : Gallia, 52 : 129-135 : fig. 61-64, 1995) ont tenté de préciser l'aire de fabrication et d'utilsation des Potins, ici, dans le cas des Potins du centre-ouest et du sud-ouest de la Gaule.
Les Gaulois n'ont pas inventé la monnaie, ils ont emprunté cet usage à la civilisation grecque classique à partir du IVème siècle avant JC et ils se sont rapidement détachés du modèle original pour créér des formes d'art qui présentent une puissante originalité. A travers les images représentées sur les monnaies gauloises on dispose d'un aperçu sans égal sur le monde celtique qui est très mal connu en raison de l'absence presque complètes de sources écrites gauloises. Les auteurs Grecs ou Romains de l'Antiquité considéraient les Gaulois comme des barbares et il est vrai que l'on ne peut pas comparer l'art Grec Classique à l'art Gaulois : ce sont deux univers radicalement différents.
Ancienne carte de la Gaule. Les Gaulois sont connus grâce à l'archéologie, mais les sources écrites qui les évoquent sont Grecques ou Romaines, et donc très partiales. Rien de tel qu'une observation des monnaies Gauloises pour faire une idée de l'originalité de leur art et de leur civilisation.
Images de loups sur les monnaies Gauloises du médailler Danicourt
La collection de monnaies Gauloises du Musée Danicourt à Péronne est visible en ligne sur la base de données Joconde.
On peut accéder à cette inestimable collection grâce à un index des légendes, grâce à un moteur de recherches, mais aussi à l'aide d'un classement thématique.
La galerie de photos ci-dessous reprend une partie des monnaies gauloises classées dans le thème du Loup. Evidemment, la très forte stylisation et l'abstraction des graveurs gaulois (jointe à l'usure de certaines monnaies) empêche parfois le débutant d'identifier du premier coup d'oeil les représentations figurées sur les monnaies. Mais c'est justement cette liberté de création et cette abstraction, signes de la civilisation Celte, qui font tout l'intérêt des monnaies gauloises.
Galerie de photo : images de loups sur les monnaies gauloise Danicourt
On sait que les Gaulois n'ont laissé que très peu de textes; ils étaient encore dans la protohistoire (phase intermédiaire entre la préhistoire et l'histoire) alors que les Grecs et les Romains étaient dans l'histoire depuis déjà longtemps. Paradoxalement, on connaît surtout les Gaulois grâce à des textes Grecs et Romains; le témoignage le plus important est certainement celui de Jules César dans la "Guerre des Gaules" ("De Bello Gallico"). On se doute que ces témoignages, qui sont le regard d'étrangers sur la civilisation celtique, ne sont pas à l'avantage des Gaulois.
Deux images de Gaulois sur les monnaies romaines : le Gaulois captif (Vercingétorix) à gauche; la Gauloise et un carnyx à droite
En plus de textes décrivant les Gaulois, les Romains ont frappé des monnaies qui représentent ces peuples celtiques qui étaient pour eux des voisins dangereux et remuants. Nous présentons ici les monnaies romaines sur lesquelles ont été gravées des images des Gaulois : ces pièces permettent de préciser en images quelle était la vision qu'avaient les Romain sur les Gaulois.
On peut diviser les représentations des Gaulois en catégories : les personnages rééls ou allégoriques (personnification de la Gaule), les objets, le symbolisme complètement abstrait.
Un livre marquant dans l'historiographie de la numismatique Gauloise
S'il est un livre qui a marqué l'historiographie de la numismatique Gauloise, c'est bien l'Atlas des monnaies Gauloises de Henri de La Tour, paru en 1892. Nous proposons ci-dessous le compte-rendu qu'a donné Salomon Reinach, un autre grand nom de l'historiographie française, de cet ouvrage. On peut y voir quel était l'état des connaissances sur les monnaies Gauloises à la fin du XIXème siècle
Le journal le Monde a publié hier dans son supplément "Le Monde 2" un très intéressant article de Stéphane Foucart intitulé "Dernières nouvelles des Gaulois". On pourra y découvrir des explications sur 4 sites archéologiques Gaulois dont certains ont livré d'extraordinaires trésors :
la cité de Corent, près de Limoges
La sépulture de Gondole
Le champ de bataille de Ribemont-sur-Ancre
Le trésor de Tintignac
Couverture du Monde 2 du 14 février 2009 : reconstitution du casque cygne gaulois en bronze de Tintignac
L'esthétique étonnante du casque-cygne de Tintignac ne surprendra pas les numismates et collectionneurs de monnaies gauloises, qui savent que les celtes, comme ils se nommaient eux-mêmes, ont développé une civilisation unique.
C. Lopez. Les monnaies attribuables aux Rutènes et à la vallée de l'Hérault
Le livre de Cédric Lopez s'intitule "Les monnaies attribuables aux Rutènes et à la vallée de l'Hérault". C'est un référencement des monnaies gauloises attribuables au peuple Rutènes et à la moyenne vallée de l'Hérault. Plus de 80 monnaies sont photographiées et décrites. On y trouvera les drachmes (ou pentoboles) et oboles bien connues comme celles au type "goutrens au torque" mais aussi des types totalement inédit (qui n'ont jamais été l'objet d'études).
Ce livre n'est pas encore très facile à se procurer mais si vous êtes intéressé, vous pouvez contacter l'auteur, Cédric Lopez directement à cette adresse mail :
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Référence : "Les monnaies attribuables aux Rutènes et à la vallée de l'Hérault", 80 pages - VIII planches couleurs - 28 €
C'est dans la première moitié du XIXème siècle que les études de numismatique gauloise ont véritablement commencé. Nous présentons ici les principaux travaux de numismates français qui ont contribué à l'étude des monnaies gauloises.
Ces études de numismatique gauloise (mais aussi des autres branches de la numismatique) ont connu de sérieux progrès grâce à la « Revue numismatique », dont le titre initial était « Revue de la numismatique française ». Les fondateurs limitaient modestement leur cadre à la numismatique gauloise et nationale française; mais dès le deuxième tome, ils élargirent leur champ de recherches en publiant des mémoires sur les monnaies grecques et les monnaies romaines; enfin, à partir du tome 3, le recueil prit le titre général de « Revue Numismatique ».
Cette revue, qui eut une influence considérable dans la connaissance des monnaies gauloises, fut fondée par Etienne Cartier et Louis de La Saussaye en 1836. L. de La Saussaye (1801-1878) est l'un des savants qui ont le plus contribué à donner un essor aux études de numismatique gauloise. On lui doit notamment « la Numismatique de la Gaule narbonnaise », Blois, 1842, in-4°. En ce qui concerne le savant numismate Joachim Lelewel, il était un ancien professeur à l'Université de Wilna; il se réfugia en France. On lui doit surtout « Etudes numismatiques et archéologiques. Type gaulois ou celtique », Bruxelles, 1840, in-8° et atlas in-4°.