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Les monnaies frappées en France par les premiers rois Capétiens
06-02-2008
Lorsque Hugues Capet monta sur le trône, la monnaie baronale, qui résultait de l'anarchie des premiers temps féodaux, était partout constituée, si bien qu'il ne restait plus au roi que quatre ou cinq ateliers monétaires, tandis que Charles le Chauve en avait possédé une centaine.

Tout occupé à consolider son autorité naissante, le nouveau monarque respecta les privilèges monétaires de ses vassaux. Il aurait d'ailleurs tenté en vain de faire prédominer sa monnaie sur les autres. Le régime féodal qui venait de s'établir était dans toute sa force, et l'un des caractères principaux de ce régime, c'était la diversité, l'incohérence. Les espèces royales elles-mêmes subissaient cette loi fatale; elles n'étaient pas frappées d'après un type unique : celles de Paris différaient de celles d'Orléans, d'Etampe, de Senlis et de quelques autres villes, où le roi exerçait son droit monétaire plutôt en qualité de seigneur que comme souverain. Ainsi, toutes les monnaies sont alors purement locales, non seulement par le type, mais encore par le poids; car la livre varie d'un pays à l'autre.

Il n'y a d'uniforme que la base du système, qui n'a pas changé. La livre se divise toujours en 20 sous, le sou en 12 deniers et le denier en 2 oboles. On continue à ne frapper que des deniers et des oboles; mais ces espèces sont plus légères et d'un plus mauvais titre que celles de l'époque carolingienne. Une sorte de billon finit même par remplacer l'argent jusqu'au XIIème siècle.

Dans le principe, le type des Capétiens ne diffère pas essentiellement de celui des Carolingiens. La formule GRATIA DEI est cependant abandonnée et on ne rencontre plus de monogramme. En revanche, l'alpha et l'oméga reparaissent dans le champ de la monnaie, et forment le type des espèces de Paris et de Pontoise.

Les barons rendirent commun cet emblème de l'éternité en l'adoptant presque universellement, et en l'attachant aux branches de la croix.

Le portail se montre de nouveau sous Philippe Ier; mais il est dans fronton jusqu'au règne de saint Louis. L'effigie royale est bannie de la monnaie capétienne; il n'y a d'exception que pour les pièces de Bourges, sur lesquelles Louis VII fit représenter sa tête de face : il est vrai que ce n'était là qu'une empreinte locale. Sous Philippe Ier, Louis VI et Louis VII, quelques seigneurs ne faisaient pas difficulté de mettre sur leurs monnaies le nom et même la tête du roi.

Vers 1137, la fleur de lis se montre, comme un futur élément d'unité, sur les pièces de la couronne; cette marque distinctive des Capétiens ne tarda pas à se répandre; les princes du sang se l'approprièrent pour les monnaies des villes qui étaient sous leur domination. A peu près à la même époque, la couronne fit revivre la formule DEI GRATIA, qui devint en quelque sorte le signe de la souveraineté. Néanmoins, au XIVème siècle, une foule de prélats et de barons s'attribuèrent cette formule ambitieuse.
Dernière mise à jour : ( 18-04-2012 )
 
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