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20-10-2018
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La fin de la numismatique antique et le début de celle Moyen Age
On a l'habitude de partager le domaine de la numismatique en deux grandes périodes chronologiques : la numismatique de l'antiquité grecque et romaine, et la numismatique du Moyen Age et des temps modernes. La limite précise ou la ligne de contact de ces deux vastes champs d'études n'est pas sur tous les points, facile à déterminer avec rigueur. Pour l'empire romain d'Occident, il est clair que la division toute naturelle est la chute de cet empire avec Romulus Augustule en 475-476 de notre ère. La numismatique du Moyen Age commence en Occident avec les monnaies des royautés barbares qui se sont constituées sur les débris de l'Empire romain. Mais il importe de remarquer que cette division politique n'est qu'en partie d'accord avec les faits numismatiques. Les monnaies des Barbares, Vandales, Suèves, Hérules, Ostrogoths, Lombards, Bourguignons, Wisigoths et Francs, ne sont, longtemps encore, que le prolongement de la monnaie romaine. Tous les Barbares commencèrent par frapper des monnaies pareilles aux pièces qu'ils étaient habitués à voir dans la circulation commerciale. Le nom de l'empereur et les types impériaux persistent, si bien qu'il est souvent difficile de dire, pour les monnaies de cette époque, si elles sont de fabrique impériale ou barbare : des tiers de sou d'or continuent à être frappés en Gaule, notamment dans l'atelier de Lyon, aux types et à l'effigie d'Anastase, de Justin, de Maurice Tibère et même de Justinien. C'est plus tard seulement que s'introduisent sur la monnaie des signes extérieurs qui dénoncent l'imitation, servile d'abord, plus indépendant ensuite.
Enfin les modifications dans les légendes, le type, le style, des monogrammes et d'autres particularités, viennent constituer, dans le monnayage, l'apport nouveau des peuples envahisseurs. Il suit de là qu'il serait difficile à l'historien de la monnaie antique de ne pas faire une incursion dans le champ de la numismatique des peuples barbares; il serait plus difficile encore à celui qui traite de la numismatique de l'époque mérovingienne de ne pas remonter jusqu'aux temps romains, puisque c'est dans ce passé qu'il doit trouver les origines naturelles du monnayage qui fait l'objet de ses recherches.
Pour l'Empire d'Orient, la démarcation est plus difficile encore à établir entre les temps anciens et les temps nouveaux. On peut même affirmer absolument qu'elle n'existe pas, puisque l'empire d'Orient se continue sans interruption ni lacunes, depuis Arcadius (395-408) jusqu'à la prise de Constantinople par les Turcs en 1453. Le monnayage des empereurs s'achemine graduellement à travers des déformations lentes qui s'enchaînent les unes les autres, sans qu'à un moment donné on constate un brusque changement, une révolution dans l'art, les types ou le caractère économique de la monnaie. Conséquemment, où arrêter la période dite de l'antiquité ? Comme il serait absurde de la faire descendre jusqu'en plein Xvème siècle, en 1453, force est bien de choisir arbitrarement une limite chronologique. Les contemporains de Romulus Augustule qui virent la chure de l'Empire d'Occident sont les empereurs Zénon (1er règne, 476-477; 2ème règne, 4777-491) et Basilisque (476-477). Rien en dehors de leurs noms, ne différencie leurs espèces, de celles des empereurs qui les précèdent. Au contraire, nous remarquons que le succeseur de Zénon, Anastase Ier (491-518), introduit, en 498 dans la monnaie de bronze, une réforme considérable. On peut la prendre, si l'on veut, pour le point de départ du monnayage nouveau, d'autant que l'aspect extérieur des pièces, même de celles d'or, se modifie sensiblement à partir de cette époque; on sait au surplus que c'est à partir d'Anastase que la monnaie d'or est frappée exclusivement dans l'atelier de Constantinople. D'autres préfèreront prolonger les temps antiques jusqu'à Phocas (602-610) et faire débuter la numismatique du Moyen Age avec Héraclius Ier (610-611) qui supprima la silique et créa un nouveau système pour la monnaie d'argent.
Chez les Perses, il est tout naturel de faire cesser la numismatique antique avec le dernier des princes Sassanides, Yezdejerd III, vaincu et détrôné par les Arabes dans les batailles célèbres de Nehavend et de Kadésiah en 636 et 638, et qui mourut en 652. C'est aussi à l'antiquité qu'il convient de rattacher tout entière la dynastie des rois d'Axum, en Ethiopie, bien que les dernières monnaies de cette série aient des légendes en ghez ou éthiopien et soient peut-être postérieures au VIIème siècle de notre ère.
Dernière mise à jour : ( 25-04-2009 )
 
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