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Bezant, Besan, Besant

Besan ou Bezant : cette appellation dérivée du nom de Byzance (Ex-Constantinople et actuelle Istanbul) a été donnée à diverses monnaies d'or du Moyen Age; ces monnaies ont pour caractéristiques d'avoir été copiées sur des monnaies byzantines ou arabes, sur des monnaies médiévales orientales dans tous les cas.

Définition donnée par Chéruel (1899) :

Besant. — Cette monnaie, dont le nom vient de Byzance, fut usitée en France au moyen âge. Elle s'y introduisit probablement à l'époque des croisades. Joinville dit que la rançon de saint Louis fut de deux cent mille besants, qu'il évalue à environ cinq cent mille livres. Du reste, il est fort difficile d'indiquer la valeur réelle du besant, qui paraît avoir été très-variable. Le Blanc a même conjecturé qu'un appelait besant, au moyen âge, toutes sortes de pièces d'or. Les rois de France étaient dans l'usage de présenter treize besants à l'offrande le jour de leur sacre.

Exemples de Besans ou Bezants :

1. Bezant sarracinatus, type précoce avec des légendes arabes parfaitement lisibles, imitant le dinar du calife Fatimide al-Amir, sans nom d'atelier, mais probablement frappé à Jérusalem. 3.94 g. Estimation : 300 dollars US.

Exemple de Bezant ou Besan

 

Exemple de Bezant ou Besan n° 2 : Royaume latin de Jérusalem. Bezant d'or (3.92 gm, 2h). Imitation du dinat du calife al-Amir. Frappé à Acre, vers 1187-1260 or later. Vendu pour 305 dollars US le 8 juin 2005

Exemple de Bezant ou Besan du Royaume Latin de Jérusalem

 

Informations complémentaires au sujets des Bezants

Bezant, besant ou byzantin, espèce de monnaie d'or frappée à Byzance dans le temps des empereurs grecs chrétiens et qui a eu cours en France sous les Capétiens. Le besant d'or était d'or pur et fin à vingt-quatre carats; on n'est point d'accord sur sa valuer : de là vient que, sans spécifier la somme, on donne le nom de bezant ou byzant aux pièces d'or que le roi d'Angleterre offre à l'autel le jour des fêtes. Louis-le-Jeune apporta en France ces espèces prises sur les Arabes (cf. Du Peyrat), et autres ennemis qu'il avait vaincus, et en présenta treize à l'offrande le jour de son sacre et couronnement; on le lit ainsi dans le cérémonial du sacre des rois de France, dressé par l'ordre de ce roi, "à l'offrande soit porté un pain, un barril d'argent plein de vin et treize bezants d'or". Cette coutume s'observa dans la suite; Henri II fit faire treize pièces d'or pour son sacre, qui furent nommées byzantines, et qui pesaient environ un double ducat. Le double ducat était alors ce que nous appelons un Louis.
 
Les besants ont eu longtemps cours en France; Louis VII en fit fabriquer en 1148 : "Rex praecipit abbati.... 500 byzantios auri sibi proeparandos fore" (Duches, l. 4, fol. 224-493).
 
Sous Philippe Auguste, entre l'an 1187 et l'an 1205, il est fait mention de besants en plusieurs articles d'un registre du trésor des Chartes : "Anno domini 1205, mense Februario, etc. Odo debuit 422 byzantios, etc" (Le Blanc, p. 157).
Par lettres datées de l'an 1215, au mois de novembre, la 37ème année du règne de Philippe Auguste, Guillaume Vigelo devait donner au roi tous les ans, à la fête de Saint-Denis, "unum byzantium de servitio".

Il est fait mention dans l'histoire de France de huit cent mille besants d'or, payés aux Sarrasins pour la rançon de Saint Louis et des seigneurs faits prisonniers avec lui.
 
En 1282, sous Philippe le Hardi, le besant fut évalué à huit sous tournois (le denier tournois était alors à un denier six grains de loi, à la taille de deux cents aux marc); et sous Philippe le Bel, en 1297, le besant fut évalué à 9 sous (Le Blanc, p. 156)
L'auteur du "Roman de la Rose", qui écrivait sous le règne de Philippe le Bel, parle du besant en plusieurs endroits :

"Qui l'y donna quatre besans

Se faut semblant ne fut pris ans.

Mais une grande bourse pezant

Toute farcie de bezans".

Dans le même roman, Cupidon parlant de Vénus :

"Ma mère est de moult grand prouesse,

Elle a pris mainte forteresse,

Qui coûtait plus de mille bezans,

Où je ne fusse pas ja présens".

On jugerait, de cette façon d'écrire, que les besants étaient alors la monnaie la plus utilisée en France; cependant il n'en est fait aucune mention dans un aucune des ordonnances de Philippe-le-Bel, où il est souvent parlé des monnaies qui avaient cours et de celles que ce prince décriait.

Les besants, monnaies de la lointaine byzance, étaient en fait l'image d'une bonne monnaie, une image un peu mythique de richesse lointaine et proverbiale.
 

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Galerie de photos des monnaies d'or du Moyen Age


Photos de monnaies d'or du Moyen Age

Liste de monnaies d'or du Moyen Age :

Dernière mise à jour : ( 24-10-2008 )
 
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