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Les économites ont pris l'habitude de donner le nom générique de « monnaie de billon » à la monnaie d'appoint, c'est à dire aux pièces de bronze, de nickel ou aux rares monnaies divisionnaire de bas argent, et dont la valeur nominale est de beaucoup supérieure à la valeur réelle. Autrefois, le mot billon a signifié d'abord lingot en masse, non purifié; de là est venu le sens, assez fréquent au Moyen Age, de lieu où l'on purifie les lingots, et où l'on frappe la monnaie, l'hôtel des monnaies; enfin, billon a signifié, le plus ordinairement, toute espèce de monnaie dont l'alliage était inférieur au titre prescrit par la loi.
Dans l'étude de la numismatique antique, on donne spécialement le nom de billon aux monnaies d'argent de très bas titre, à l'exclusion des pièces de bronze. Les monnaies de billon ainsi comprises sont particulièrement communes dans la suite de l'empire romain, à partir de Caracalla jusqu'à Dioclétien; dans la série des monnaies d'Alexandrie d'Egypte, d'Antioche de Syrie et de Césarée de Cappadoce, frappées sous l'Empire romain. Les Anciens appelaient les monnaies de billon, « aerosi nummi », c'est-à-dire monnaies dans la composition desquelles entre le bronze pour une portion notable.
On peut aussi classer dans la monnaie de billon certaines pièces dont l'aspect argentin est dû à la présence de nickel : on trouve cette espèce d'alliage notamment dans la Bactriane. Une monnaie de ce genre, à l'effigie du roi Euthydème, a fourni à l'analyse 20 parties de nickel, 77 de cuivre, le reste en scories diverses et traces d'argent. Des miroirs ont été fabriqués dans un métal d'une composition semblable.
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