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L'argent monnayé dans l'antiquité
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Aussi bien dans l'antiquité qu'à présent, l'argent monnayé a toujours contenu une petite quantité de cuivre. A l'état pur, il est trop mou pour pouvoir servir à la fabrication de pièces destinées à circuler longtemps et à passer par toutes les mains. Mais son alliage, dans les monnaies antiques, est extrêmement variable. L'argent des monnaies d'Athènes qui eurent une si grande réputation de bon aloi durant toute l'antiquité est généralement à 985 millièmes de fin, avant Alexandre. Plus tard, la production du cuivre augemente et les tétradrachmes athéniens n'ont plus guère que 950 millièmes de fin et moins encore. Les statères d'Egine et de Corinthe donnent environ de l'argent à 961 millièmes; les pièces d'argent d'Alexandre sont à 967 millièmes.

Dans l'Italie méridionale et la Sicile, le titre de l'argent varie entre 980 et 910 millièmes. En Egypte, en Syrie, en Asie Mineure, le monnayage de l'argent se maintient, en général, dans cette même proportion jusque vers le temps de la domination romaine.
Jusqu'à Néron, le denier romain a environ 980 millièmes de métal fin. Sous Néron, l'alliage commence à être de 50, puis 100 millièmes. Il monte ensuite, sous les règnes suivants, jusqu'à 200 et même 300 millièmes sous Marc Aurèle. Au temps de Septime Sévère, la monnaie romaine d'argent contient presqu'autant de cuire que de métal fin. Le mal ne cesse d'empirer dans le siècle suivant, si bien que la monnaie d'argent n'est plus, en réalité, que du cuivre saucé ou blanchi dans un bain; on en arrive à ne pouvoir distinguer la monnaie de bronze de celle d'argent. On voit ainsi, que tous les degrés d'alliage se trouvent dans le denier romain, suivant les époques. Il en est de même pour les porduits si abondants de l'atelier d'Alexandrie d'Egypte. Dans la dernière période de l'empire, quand, à partir de Dioclétien, on se préoccupe de frapper une nouvelle monnaie d'argent (à environ 980 millièmes de fin), le métal purifié s'appelle « argentum pusulatum »ou « pustulatum », expression qui correspond à « obryzum » pour l'or. Tandis que, sur les lingots et les monnaies d'or contrôlés par l'autorité publique, on inscrit les lettres OB ou OBR (obryzum), sur les lingots et les monnaies d'argent, les controleurs marquent PV ou PS (pusulatum).
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