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La technique de fabrication des monnaies chez les grecs
Les Grecs ont eu recours, suivant les époques, à des procédés divers pour la préparation des flans monétaires et la frappe des pièces.

Dans les premiers siècles du monnayage, le métal précieux, mis en fusion, était morcelé en lingots qu'on pesait pour les amener au poids légal avant la frapper. Chacun d'eux était comme une gouttelette ovoïde de métal, parfois sensiblement allongée en haricot, d'où la forme globuleuse des monnaies primitives. Nulle retouche après la fonte, aucun coup de lime ou de cisaille autour du lingot : les bords des pièces se sont arrondis naturellement par la fusion et la coulée du lingot avant la frappe.

Exemple de monnaie grecque archaïque

Exemple de monnaie grecque archaïque d'Ionie. Ville de Phocée ? Emission vers 625-575 av. JC. Statère. (16.47 gm). CNG – Vente du 12 janvier 2004. Prix réalisé : 20000 USD. Les premières monnaies grecques étaient frappées sur les lingots de métal souvent en forme de haricot et qui présentaient une forme ovoïde.

Dans certains pays, à Athènes, Corinthe, Syracuse, l'Italie méridionale, la Macédoine, la tranche des grandes pièces présente, à deux extrémités opposées de son circuit, des traces de bavure métallique, formant comme de petites oreillettes. Voici comment ces bavures se sont produites.

Pour arriver à préparer en bloc une certaine quantité de lingots globuleux destinés à la frappe, on imagina des gaufriers formés d'épaisses plaques de bronze sur la surface interne desquels étaient pratiquées des cavités hémisphériques en nombre. Les deux plaques rapprochées l'une contre l'autre formaient intérieurement des séries de cavités sphéroïdes que de petits canaux latéraux mettaient en communication avec une rainure externe. Par cette rainure on coulait le métal que les canaux conduisaient dans les cavités sphéroïdes; la pression exercée ensuite sur les plaques du gauffrier faisait déborder et refeter au dehors le trop plein du métal. C'est cette coulée du métal excédant qui a laissé sa trace sur la tranche d'un grand nombre de lingots. Les balles de fronde étaient fabriquées par un procédé analogue.

Nous voici donc en possession de lingots ovoïdes ou sphéroïdaux qui ont le poids monétaire légal. Il s'agit, à présent, de les marquer de l'empreinte officielle.

Les coins étaient de bronze ou d'acier. Ils avaient la forme de petits barillets dont l'une des extrémités portait le type gravé en creux. Pour éviter l'écrasement trop rapide du coin sous les coups de marteau, on l'encastrait dans une chape de fer qui le soutenait sur tout son pourtour comme un dé.

L'artiste gravait le type sur ces coins d'acier à l'aide du touret des lithoglyphes. Aussi, bien souvent, les graveurs des cachets en pierres fines étaient-ils également graveurs des coins monétaires. Avec une paire de coins d'acier trempé, on pouvait frapper à chaud une centaine de tétradrachmes et certainement plus de mille drachmes. On a de nombreux exemples de pièces qui portent les traces non équivoqies de coins ébréchés. Sous la violence du choc du marteau, il arrivait fréquemment aux bords du flan de se fendiller, si bien qu'il n'est pas rare, même à la meilleure époque de l'art, de rencontrer des pièces dont la tranche est gercée et comme édentée.

Dans la série des primitives en électrum, le revers porte des empreintes creuses, carrées ou rectangulaires, dont le champ est couvert d'aspérités irrégulières, ou partagé en compartiments par des lignes en relief. Les statères de Milet et d'Ephèse, par exemple, ont au revers trois empreintes creuses, celle du centre étant rectangulaire, les deux autres carrées et plus petites. Dans le rectangle du milieu on a cru reconnaître l'image d'un renard allongé, emblème du Dionysos lydien appelé Bassareus : dans les carrés, on distingue des têtes de cheval, de cerf, de serpent ou d'autres symboles.

Le plus souvent, la matrice a donné naissance à un carré creux unique, dont la surface se modifie suivant les pays et les ateliers, à tel point que la forme et l'aspect de ce carré suffisent pour assurer le classement de certaines pièces à une ville ou à une région plutôt qu'à une autre. Les dariques ont un rectangle régulier à surface ondulée et rugueuse : les statères d'Egine ont un carré partagé par d'épais rubans qui limitent cinq compartiments inégaux à surface place; à Corcyre, ce sont deux rectangles juxtaposés et ornés de fleurons qu'on appelle les jardins d'Alcinoüs; à Cyzique, c'est un carré régulier partagé en quatre compartiments disposés de biais comme des ailes de moulin.

Au début du Vème siècle, l'usage se généralise couvrir le carré creux du revers d'une grande image qui est la contrepartie du type qui orne l'autre côté de la pièce. Qu'il renferme ou non un type quelconque, le carré creux des monnaies grecques est l'empreinte faite par le « trousseau » tenu à la main par le monnayeur et non point l'empreinte de l'enclume monétaire. Ainsi s'explique-t-on que sur les statères primitifs de Milet, Phocée, Cyzique, plusieurs empreintes creuses sur la même monnaie aient été imprimées à l'aide de poinçons différents et isolément appliqués, l'un après l'autre, côte à côte, ou même chevauchant l'un sur l'autre.

Le type du droit des monnaies est l'empreinte de la pile ou coin dormant, l'enclume. C'est pour cela que ce côté de la pièce est sensiblement bombé : le champ de la matrice de l'enclume était concave, ce qui suffisait à assurer la stabilité du flan sous le refoulement du métal chassé à coups de marteau par le trousseau.

La frappe avait lieu à froid pour les pièces d'un faible relief; pour les pièces épaisses elle s'opérait sur un flan chauffé au rouge. On remarque dans certains types des traces de tréflage qui permettent de compter les coups de marteau successifs qui ont refoulé le métal jusqu'à ce que le coin se fût intégralement imprimé sur le flan.
On s'étonne parfois de constater que les types monétaires qui nous admirons le plus soient encadrés d'un informe retroussis de métal. Ce cadre épais et fendillé, si contraire à notre conception moderne d'arrangement géométrique, ne fait que mieux ressortir la beauté du tableau : les graveurs grecs ne s'y trompaient point.

Le carré creux du revers des monnaies grecques va s'atténuant graduellement, puis s'efface dans la seconde moitié du Vème siècle.
A partir du début du Ivème siècle, les pièces sont généralement bombées au droit et légèrement concaves au revers. Ce double aspect est très caractérisé dans les tétradrachmes d'Athènes, d'Alexandre, des rois de Syrie, de Mithridate. Le côté de l'effigie continuait donc, pour ces pièces de grand module, à être produit par le coin dormant ou l'enclume. Mais d'autres ateliers ont adopté une mode différente : à Syracuse, et en général en Sicile, l'effigie est produite par le coin mobile, le quadrige ou autre type de revers étant l'empreinte de l'enclume.

L'apparition de la monnaie de bronze, à la fin du Vème siècle, et sa généralisation ont introduit des procédés mécaniques plus expéditifs, tels que le découpage à l'emporte-pièce des rondelles monétaires dans une plaque métallique laminée.

Enfin, l'époque romaine a amené, dans la fabrication, d'autres perfectionnements techniques dont profita la frappe de la monnaie de bronze de cette période, dans toutes les villes grecques. Ces procédés, tels que la coulée dans les moules en terre cuite, pratiquée notamment à Alexandrie d'Egypte, ont pu accélérer la fabrication, mais ce fut au grand détriment du caractère artistique des monnaies.


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Dernière mise à jour : ( 23-11-2008 )
 
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