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Foch, la deuxième bataille de la Marne et le 11 novembre 1918
10-11-2012
C’est au Maréchal Foch que la France doit la victoire militaire qui a conduit à l’Armistice du 11 novembre 1918. Foch a réédité du 15 au 20 juillet 1918 des manoeuvres comparables à celles qui avaient conduit à la défaite subie par les Allemands au cours de la première Bataille de la Marne qui s’était déroulée au tout début de la guerre, du 5 au 12 septembre 1914.

Médaille présentant le Maréchal Foch et le Wagon de l'Armistice du 11 novembre

Médaille présentant le Maréchal Foch et le Wagon de l'Armistice du 11 novembre

Contexte général : ruée de l’armée allemande sur le front de l’Ouest après la défection de la Russie


La seconde bataille de la Marne marque le début de la fin de l’armée allemande alors qu'après la défection de la Russie, l’Allemagne a été très proche de la victoire. En effet, la Révolution Russe de novembre 1917 a conduit à un armistice et une paix séparée entre la Russie et l’Allemagne dès le 15 décembre 1917.

Cette défection de la Russie permet à l’Allemagne de reporter toutes ses forces sur le front de l’Ouest, où, grâce un effort suprême, le haut commandemant allemand espère obtenir une victoire militaire. Mais pour l’Allemagne, le temps de l’action est mesuré, puisque les Etats-Unis sont entrés en guerre aux côtés de la France  6 avril 1917. Dès le mois de juillet 1918, les renforts des troupes américaines sur le front de l’ouest vont inverser les rapports de force militaires. C’est donc avant cette date que l’Allemagne doit vaincre.

192 divisions allemandes passent à l’offensive sur le front de France


Après la défection de la Russie, l’Allemagne met en ligne sur le front occidental pas moins de 192 divisions d’infanterie qui vont s’acharner à partir du mois de mars 1918 dans des attaques visant à obtenir la rupture décisive du front.

Dans un premier effort le haut commandement allemand jette 65 divisions au point de jonction entre les troupes françaises et britanniques, dans la région de Saint-Quentin. Cette opération conduite par Ludendorff est proche de réussir.

Les Alliés donnent alors à Foch, le 26 mars 1918 lors de la conférence de Doullens, le commandement unique des troupes alliées.

Les attaques allemandes se poursuivent et obtiennent des résultats sérieux, mais grâce à un commandement excellent, les armées alliées réussissent à empêcher l’Allemagne d’obtenir la décision. Mieux encore, Foch qui savait que résister ne suffirait pas, prépara la contre attaque qui mènerait à la victoire quelques mois plus tard.

“Mais c’est encore insuffisant, il faut vaincre, c’est-à-dire attaquer” (F. Foch)


Aux pires moments des offensives allemandes, le Généralissime n’abandonna rien. Après la guerre, il déclara ceci : “Qu’est-ce qu’il y avait à faire ? Il n’y avait plus un mètre de sol à perdre et il fallait d’abord maintenir la liaison avec les alliés. Pour cela, le premier résultat à obtenir était d’arrêter l’ennemi et de tenir. Un seul moyen ; s’organiser à tout prix et durer sur place avec nos faibles ressources. Après seulement on pourra songer à des relèves. Puis aussi des contre-attaques pour briser les offensives... Mais c’est encore insuffisant, il faut vaincre, c’est-à-dire attaquer. Pour cela il faut des réserves. Donc les constituer” (citation du Maréchal Foch, dans “En écoutant le Maréchal Foch”, du commandant Charles Bugnet, Grasset, 1929).

Cette ligne de conduite une fois fixée est tenue et exécutée. L’armée allemande a réussi à percer le front par trois fois, mais la résistance inflexible qui lui a été opposée l’a empêché d’obtenir la décision. C’est à ce moment, à la mi-juillet 1918, que va se dérouler la deuxième bataille de la Marne qui conduira le 8 août suivant à ce que Ludendorff qualifia dans ses mémoires de guerre comme « le jour de deuil de l’armée allemande », c’est-à-dire le moment de l’effondrement de la force combative allemande.

Carte de la deuxième bataille de la Marne : les troupes allemandes occupaient une position "en hernie" entre la Marne et l'Oise


Carte de la deuxième bataille de la Marne : les troupes allemandes occupaient une position

Au cours de leur précédente offensive, la progression des troupes allemandes avaient constitué une sorte de hernie sur le front entre l’Oise et la Marne. C’est sur le flanc ouest de cette hernie, dans la forêt de Villers-Cotterêts qui Foch concentra l’équivalent de 21 divisions, équipées de nouveaux chars d’assaut Renault FT 17.

Instruit d’une prochaine offensive allemande, Foch décida de mette en oeuvre une tactique “défensive-offensive” : il s’agissait d’évacuer les première lignes et de reporter l’effort de défense et de contre-attaque depuis les secondes positions. Mais surtout, Foch décida de lancer une contre offensive d’ampleur sur le flanc ouest de la “hernie”.

L’armée allemande, battue, recule de 40 kilomètres dans des conditions difficiles


Ce plan exécuté strictement réussit au-delà de toutes les espérances. Les troupes allemandes, qui avaient réussi à franchir la Marne furent contraintes de se replier dans la plus grande précipitation pour éviter un désastre complet. Après une retraite de 40 kilomètres, l’armée allemande réussit à rétablir le front sur la ligne de la Vesle entre Soissons et Reims, mais, cette fois-ci, la guerre est perdue.


Soldats français du général Gouraud : Ludendorff a sous-estimé l'armée française


Ludendorff a sous-estimé l'armée française

De toute évidence Ludendorff a sous-estimé l’armée française, qu’il croyait incapable de repartir à l’assaut après les coups de boutoir incessants qui lui avaient été infligés.

Rajoutons qu’il avait face à lui le Maréchal Foch, qui sut résister à la poussée allemande, mais aussi préparer la victoire en concevant et en ordonnant la manoeuvre fatale pour l’ennemi. On peut dire que la deuxième bataille de la Marne, et finalement la victoire qui suivit, est toute entière la conception intellectuelle du Maréchal Foch.

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Dernière mise à jour : ( 11-11-2012 )
 
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