Accueil arrow Annuaire numismatique arrow Institutions et Musées consacrés aux monnaies arrow Le Cabinet des Médailles du Musée d'Art du Luxembourg
23-04-2019
Abonnement par email

Entrez votre adresse email pour recevoir les derniers articles

Menu principal
Accueil
Monnaies françaises
Monnaies du monde
Pièces or
Pièces argent
Euro
Trésors
ARTICLES MONNAIES
Actualités numismatiques
Monnaies en vente
Collectionner les monnaies
Dictionnaire des monnaies
Monnaies grecques
Monnaies gauloises
Monnaies romaines
Monnaies du Moyen Age
Monnaie inflation crise
Liens articles monnaies
Monnaies grecques
Monnaies gauloises
Monnaies romaines
Monnaies médiévales
Monnaies françaises
Monnaies du monde
Trésors
Collectionner les monnaies
Dictionnaire numismatique
Catalogues de monnaies
Ouvrages historiques
Littérature latine
Mythologie
Plan du site
Sites Internet
Annuaire numismatique
Le Cabinet des Médailles du Musée d'Art du Luxembourg
17-01-2008
Le Musée National d'histoire et d'art du Luxembourg abrite un cabinet des médailles et propose une exposition permanente dans laquelle on peut voir des monnaies celtiques, romaines, du Moyen Age et des Temps modernes, mais aussi des médailles, des décorations, des sceaux et des intailles. On peut bien sûr se rendre sur place pour visiter le Musée, mais il est aussi possible de visiter le site Ineternet du « MNHA » qui donne quelques explications sur les collections (qui ne sont d'ailleurs pas seulement numismatiques) et la façon dont elles ont été constituées.
 
Parmi les collections du Cabinet des Médailles Musée national d'histoire et d'art du Luxembourg, se trouvent quelque 100000 objets de toutes sortes : monnaies, médailles, jetons, balances et poids monétaires, coins ayant servi à la frappe de monnaies, billets, décorations, médailles religieuses, insignes de pèlerinage et autres plombs de drapiers. Une partie des monnaies est exposée en permanence dans les différentes salles du Musée. On y voit un échantillon représentatif du monnayage celtique, romain, médiéval et moderne, ainsi que de nombreuses intailles. Les monnaies du Luxembourg, en particulier du 13ème au 17ème siècle sont particulièrement mises en avant. Une partie des monnaies exposées proviennent de fouilles effectuées au Luxembourg, sur les sites de Titelberg er Dalheim. Les conquêtes de Louis XIV au Luxembourg sont aussi bien mises en avant grâce à une sélection de médailles. Sur le site internet du Musée, on peut découvrir quelques monnaies dans les sections suivantes :

Les monnaies celtiques et romaines

Copie du statère de Philippe II de Macédoine

Stimulés par le contact avec les civilisations méditerranéennes, les Celtes adoptent l’usage de la monnaie au IIIe siècle avant J.-C. Le modèle par excellence est le statère de Philippe II de Macédoine (359-336 avant J.-C.). Il arrive en Gaule suite au retour des mercenaires celtes recrutés par les Carthaginois, en guerre avec Syracuse, Tarente et Rome. Cette monnaie très prisée faisait partie de leur solde.
Après la conquête romaine, le Luxembourg, arrière-pays de la frontière germanique, fut plus rapidement monétisé que d’autres régions de la Gaule grâce aux échanges avec les légions romaines et les commerçants : la frappe monétaire, d’abord destinée à la solde des milliers de soldats, se répartissait par après à l’intérieur du pays. Elle ne se limita plus aux vici, et pénétra très tôt la campagne.
Au IIIe siècle, la frappe de monnaies en or et en bronze devient de plus en plus rare.

Frappé sous Philippe III Arrhidée (323-317 av. J.-C.) dans l’atelier de Lampsaque, situé en Asie Mineure. Or pur. Trouvé à Hesperange
Avers : Tête d’Apollon ornée d’une couronne de laurier.
Revers : bige conduit par un aurige tenant un fouet ; en dessous tête stylisé d’Hélios, dans l’exergue imitation de l’inscription grecque PHILIPPOI (= monnaie de Philippe)

Le statère POTTINA. Milieu du Ier siècle avant J.-C.

Cette monnaie qui date de la guerre des Gaules, marque l’aboutissement de la stylisation de la tête d’Apollon. Le champ est occupé par un grand oeil angulaire de profil, tourné à droite. L’iris a la forme d’une roue à huit rayons. Au revers figure un cheval isolé, copié d’un denier romain. Les monnaies en or du « type à l’oeil » forment la fin de l’évolution typologique du prototype grec, caractérisé par une décomposition stylistique poussée. D’abord sans légende, ce statère est doté ensuite du nom de Pottina, probablement un chef trévire. Les pièces ne sont plus constituées qu’à 40 % d’or pur liés à l’argent et au cuivre. Ce système monétaire était en place lorsqu’éclata la Guerre des Gaules, qui s’accompagna d’une multiplication des frappes monétaires en or et argent liées aux efforts de guerre.

Néron (54-68), Dupondius frappé à Lyon.

Portrait admirablement réaliste, ne cachant guère les défauts des traits. L’art du portrait sur les monnaies romaines, en particulier sur les sesterces de grande taille, est alors à son apogée. La circulation monétaire constituait le moyen le plus rapide de faire connaître à la population le portrait du nouvel empereur. Ainsi, les empereurs s’empressent d’émettre un grand nombre de monnaies au début du règne, ralentissant considérablement le rythme d’émission par après.

Aureus rarissime de Laelien

Aureus rarissime de Laelien, usurpateur contre Postumus en Gaule, frappé à Mayence en 268

Après la mort de Caracalla en 217, l’empire romain plonge dans une crise politique profonde. Les empereurs sont le plus souvent désignés par les troupes rivales des différentes provinces. Ainsi, près de 50 empereurs se succèdent jusqu’à l’avènement de Dioclétien en 284. Cette crise est doublée de troubles économiques, les frappes de grandes masses d’argent pour les besoins des armées menant à une inflation galopante. Afin de se défendre contre les envahisseurs germaniques et profitant des troubles généralisés dans lesquels est plongé l’empire romain, Postumus (261-267), un officier gaulois fait sécession et instaure un empire autonome en Gaule, suivi de Victorinus et de Tetricus.

Multiple «Festaureus » en or de Gratien


Il était d’usage que l’empereur procède à une largitio lors des événements exceptionnels de son règne et distribue des monnaies spécialement frappées à cette occasion.

Monnaies du Moyen-Âge et des Temps Modernes

Le monnayage au Luxembourg

A partir de 450, les Francs copient les monnaies romaines, puis vers la fin du VIe siècle, ils émettent le tremissis, un tiers de sou d’or. A peine une douzaine ont été découverts au Luxembourg, le plus souvent déposés dans les tombes de chefs. La monnaie en or est devenue un instrument de prestige et les échanges quotidiens se caractérisent à nouveau par le troc, après cinq siècles d’économie monétaire intensive.

Au Moyen-Âge, les ateliers émettent des monnaies selon la disponibilité du métal, issu de la fonte des monnaies étrangères ou démonétisées. La frappe se faisait de façon traditionnelle à l’aide de deux coins en acier portant en creux l’empreinte de l’avers et du revers. Ce procédé n’exigeait qu’un outillage très simple et un local restreint. Dans la ville de Luxembourg, ceci facilita les multiples déménagements de l’atelier.

La fin du XVe au XVIIIe siècle vise la réforme de la circulation monétaire. Mais la pénurie de métal noble dicte le rythme de frappe, à tel point que l’atelier monétaire de Luxembourg ne fonctionne, entre 1 443 et 1644, que pendant 24 ans. Qui plus est, le peuple boude les nouveaux systèmes monétaires et garde en circulation les pièces de mauvais aloi au lieu de les remettre à la Monnaie.


Tremissis en or (1⁄3 de sou) mérovingien

Trouvé à Amberloup (B) en 1876, dans l’enceinte du Château de Pépin. La monnaie porte le nom du monnayeur MADELINUS et le lieu de frappe DORESTAD, important port marchand des Pays-Bas. Il présente une tête fortement stylisée et une croix au revers.

Denier d'Echternach


Denier de Thiofrid (1083-1110)

A partir du Xe siècle, le roi cède progressivement son droit de battre monnaie aux évêques, abbayes, comtes et villes. Le 3 avril 992, l’empereur Othon III accorda le droit de battre monnaie à l’Abbaye d’Echternach, qui en fit usage de 1028 à 1155. Seuls 40 deniers à flan large ont survécu. Destinés au commerce avec le nord, la plupart se trouvent dans des trésors de Russie et de Suède.

Trouvé à Trèves. Av. : Buste d’abbé, tonsuré, à droite vace crosse, + EFTERN – ( ) S. Rv. : Buste de saint Willibrord, de face, accosté de deux rosettes, VVI – PUS.

Royal d’or, Luxembourg (à partir du 18.9.1337), de Jean l’Aveugle

Monnaie en or copiée sur un prototype français


La série la plus riche et variée est émise sous Jean l’Aveugle (1309-1346) avec 72 types imités du monnayage d’argent des régions voisines, frappés dans de nombreux ateliers. Il est aussi le créateur de nos premières monnaies d’or, copies des types florentins et français, et l’initiateur d’associations monétaires. Mais il est surtout entré dans l’histoire comme illustre faussaire de l’esterlin anglais.

Patagon de 1634, frappé à Luxembourg


Philippe IV (1621-1665), Patagon de 1634, contremarqué en Russie au revers, en 1655 sous le règne du tsar Alexis Michailovitch (Jefymok)

Joseph II (1780-1790), double liard frappé à Bruxelles

Les quelques pièces qui ont survécu sont pratiquement toutes à fleur de coin ; l’émission a dû être fort brève. La prise de la ville en 1443 par Philippe le Bon, duc de Bourgogne, met fin à la frappe continue à Luxembourg. La circulation monétaire dépendait des pièces d’or étrangères.

Sous Charles II (1665-1700), la menue monnaie pour le Duché est frappée à Anvers. La circulation monétaire est alors alimentée par des espèces étrangères des plus variées. L’impératrice Marie-Thérèse, constatant la rareté et la conservation médiocre des espèces de cuivre en circulation, inaugure la série des frappes à Bruxelles et à Günzburg pour le Duché, politique poursuivie par Joseph II et Léopold II.

Outre ces quelques exemples de monnaies, vous pourrez aussi découvrir sur le site des exemples d'intailles romaines (mais aussi bien d'autres objets sans rapport avec la numismatique...)


Origines de la Collection numismatique du Musée National du Luxembourg


Parmi les médailliers publics d’Europe, dont certains remontent à des collections princières formées au XVIe siècle, celui de Luxembourg est de création relativement récente.

En 1839, les professeurs de l’Athénée aménagèrent un musée d’Antiques. La générosité d’un donateur posa les fondations du Cabinet des Médailles. Celui-ci constitua l'embryon de ce qui allait devenir au fil des ans le Musée national d'histoire et d'art.

Très modeste à ses débuts, la collection se développa par la suite. L’achat, en 1872, de la collection de monnaies luxembourgeoises du gouverneur de la Fontaine conféra au Cabinet numismatique sa dimension « nationale ». En 1876, le médaillier comptait plus de 14 000 pièces.
« C’est un véritable trésor. Et ce trésor a d’autant plus de prix qu’il est en majeure partie le résultat de libéralités inspirées par des sentiments de bons citoyens. » (Henri Eltz)

L’incorporation des produits de fouilles, l’acquisition de trésors et de trouvailles isolées, de très nombreux dons dont celui de Jean-Nicolas Mothe, plusieurs legs tels que le legs Joseph Bech, ainsi que des achats, dont certains concernent des collections entières, comme celles de Constant de Muyser, de Franz Erpelding ou encore du Dr. Jean Harpes, allaient conférer ses lettres de noblesse au Cabinet des Médailles.

En vue notamment du traitement scientifique du produit des fouilles projetées - entre autres de celles qui allaient débuter au Titelberg en 1968 - un numismate, Raymond Weiller, fut nommé en 1966 afin de reclasser le médaillier. Le Cabinet des Médailles devint alors une section à part entière.

Ce sont d’ailleurs le Titelberg et le vicus gallo-romain de Dalheim qui fournissent des apports précieux à notre connaissance de la production et de la circulation des monnaies gauloises et romaines. Par ailleurs, de nombreuses monnaies antiques ont été gracieusement offertes au Cabinet des Médailles par des personnes autorisées à procéder à des recherches en surface. La collection de monnaies luxembourgeoises et celle des monnaies frappées à l’étranger par des princes luxembourgeois ont été considérablement complétées par des achats, des legs et des dons.

Actuellement, le Cabinet des Médailles possède quelques 120 000 objets : monnaies, médailles, jetons, billets, décorations, balances monétaires, déneraux, coins ayant servi à la frappe de monnaies ou médailles, etc. L'accroissement de la collection est d'à peu près 2000 pièces par an.

Conclusion : rendez-vous sur le site du Musée en cliquant ici
 

Autres Musées numismatiques


Musée Dobrée (Nantes)
Monnaie de Paris
Musée Danicourt à Péronne

Dernière mise à jour : ( 22-02-2009 )
 
< Précédent
Contact : sacramon@yahoo.fr | Sacra-Moneta.com 2006-2019 monnnaies numismatique or et pieces de collection |