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Vers un éclatement de la zone euro ?
20-06-2011
Y aura-t-il encore dans quelques mois une zone euro ? Jean Louis Bourlanges répond à cette question lors d'une interview donnée sur France Info (20-06-2011). Il n'a échappé à personne, pas même aux centristes, que la situation de l'euro est mauvaise.

Jean Louis Bourlanges : "Il y un manque absolu de volonté politique dans la zone euro"



Banqueroute de la Grèce


La question qui se pose, affirme M. Bourlanges, c'est la question de la banqueroute de la Grèce. La Grèce ne peut pas sortir de la zone euro sans se mettre en banqueroute parce que ses dettes seraient doublées si elle procédait de cette manière, car la drachme s'effondrerait par rapport à l'euro et que les dettes grecques sont libellées en euros. En cas de banqueroute de la Grèce, les banques françaises et allemandes auraient beaucoup à perdre, même si elles pourraient encaisser le choc. Par contre il faudrait craindre un effet systémique à la façon de la faillite de la banque Lehman Brothers en 2008.

Risque systémique en cas de faillite grecque


Donc la question, aujourd'hui, ce n'est pas d'être pour contre l'euro, la vraie question c'est est-ce que nous voulons revoir en Europe une crise bancaire comparable à celle que nous avons connu au moment de la faillite de Lehman Brothers.

Deuxièmement, les discussion politiques sont trop lentes et elle sont le signe d'un manque absolu de volonté politique. Tout cela, ce n'est pas une affaire de marché, ce n'est pas une affaire financière, c'est une affaire politique.

Nous avons créé une monnaie fédérale, l'euro, il y a quinze ans. Cela impliquait de créer une politique budgétaire commune, fédérale ou communautaire, si l'on n'aime pas le mot "fédéral". Mais ce budget fédéral n'a pas été créé. Or, au moment où l'on créait l'euro se sont installés des dirigeants qui ne croyaient pas à l'Europe. Il ont accentué la défiance des opinions publiques avec le projet européen. Nous sommes donc dans un ciseau avec une politique monétaire intégrée et des politiques budgétaires différentes. Nous sommes au milieu du gué et nous ne pouvons pas y rester. Ce que nous disent les marchés, c'est choisissez : soit vous laissez tombez l'euro et chacun fera ce qu'il veut, et là il y aura des conséquences systémiques importantes ou allez plus loin.

Il faut choisir soit le fédéralisme politique intégral soit des solutions nationales 


Si les Français et les Allemands décidaient ensemble d'aller plus loin, avec une politique budgétaire commune telle que la préconise M. Trichet, en décidant de faire de la zone euro une véritable communauté politique, du jour au lendemain tout se calmerait. Mais ce défaut de choix politique est là et les marchés disent : que voulez-vous ? Est-ce que voulez agir avec les Grecs ou sans eux ?

Dans une incise, on entend François Hollande, candidat à l'élection présidentielle, parler très ouvertement de la disparition rapide de l'euro si rien n'est fait. Il évoque la "déconstruction de l'Europe".

M. Bourlanges poursuit l'interview en évoquant la bonne volonté française mais son manque de moyens après avoir conduit une politique dispendieuse "de cigale". Quant aux Allemands, ils ont une forte tentation isolationniste. C'est l'Allemagne qui se replie et qui considère qu'elle peut régler ses problèmes elle-même, à l'intérieur de ses frontières. Les allemands ne veulent pas comprendre qu'ils ont des responsabilités politiques. Ils sont dans le sens d'un repli, d'un refus de l'idée européenne.

A propos du gouvernement Grec, il est dans une situation intenable. Il vient de remanier son gouvernement mais son opinion publique est hostile aux mesures d'autérité. Selon M. Bourlanges, les Grecs sont méprisés par les Allemands, mais il sont en même temps responsables de ce qui leur est arrivé : il ont emprunté à tout va, ils ont maquillé leurs comptes et ils se sont mis dans une situation d'insolvabilité. Nous sommes maintenant dans une situation typique entre créditeur et créancier. Les créanciers se méfient des débiteurs et les débiteurs détestent les créanciers.

M. Bourlanges demande un grand geste de solidarité politique, et conduire la Grèce à tenir ses engagements : elle doit payer; mais elle doit le faire en prenant suffisamment de temps pour ne pas casser sa croissance. La Grèce peut faire des réformes structurelles fondamentales. Pour dégager de l'argent, il est préférable de privatiser certains secteurs de l'économie plutôt que de baisser les salaires. Mais ce qu'il faut c'est une atmosphères procice à la réflexion. Et il manque de la confiance et de l'énergie politique, la volonté d'agir ensemble. L'Europe est vraiment très mal en point du côté du coeur.

M. Bourlanges pense que la solution viendra avec plus d'Europe. Ce qu'il faudrait, c'est demander leur avis aux peuples européens.

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Dernière mise à jour : ( 20-06-2011 )
 
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