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GORDIEN (Marcus-Antonius), ou Gordianus Senior, surnommé l'Africain, empereur, né à Rome l'an 157, descendait des Gracques par Martius-Métellus, son père, et de la famille de Trajan par sa mère Ulpia Gordiana, dont il conserva le nom. L'étude fut d'abord son unique occupation; et avant d'être élevé aux plus éminentes fonctions de la république, il avait composé divers ouvrages, tels que les Vies de tous les Antonins, en prose, et un poème en XXX livres sur les belles actions d'Antonin-le-Pieux et de Marc-Aurèle, intitulé : l'Antoniade, ouvrage dont Capitolin parle avec éloge. Après avoir été édile et deux fois consul, la première fois avec Caracalla, la seconde avec Alexandre-Sévère, Gordien fut nommé proconsul d'Afrique, et se fit bénir du peuple de ces contrées par sa justice et sa magnificence. Il était près d'atteindre sa 80e année lorsque, les vexations et les cruautés commises par les ordres de Maximin ayant excité un soulèvement, on le proclama empereur avec son fils. Loin d'être séduit par l'attrait de la puissance, le sage vieillard en repoussa d'abord les insignes, qu'il n'accepta ensuite que pour sauver les jours de son fils en péril. Mais celui-ci ayant été tué en combattant à la tête des siens contre Capellien, gouverneur de Numidie pour Maximin, le malheureux père s'étrangla avec sa ceinture l'an 237, après un règne de six semaines environ.
Marcus-Antonius Gordianus, dit le Jeune, fils du précèdent, était âgé de 46 ans lorsqu'il périt devant Carthage l'an 237. Il avait beaucoup d'instruction, et s'était particulièrement occupé de la science du droit ; mais les pièces en vers et en prose qu'on conservait de lui au temps de Capitolin annonçaient, suivant cet historien, plus d'imagination que de goût. Le sénat lui conféra, ainsi qu'à son père, les titres d'Auguste et de Divin.
Weiss, Biographie universelle
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