|
MAXENCE ( M.-AURélius-Valérius-Maxentius ), fils de l’empereur Maximien-Hercule, prit la pourpre et le titre d'auguste à Rome après la mort de Constance-Chlore, dont le fils se faisait proclamer par les légions de la Bretagne; il invita Maximien, son père, à venir partager avec lui la puissance; l'empire compta donc alors six empereurs, Galérius, Constantin, Sévère , Maximin-Daza, Maximien et Maxence. Les quatre premiers, qui reconnaissaient mutuellement leur légitimité, s'accordaient à regarder les deux autres comme des usurpateurs. Aidé de Maximien, le nouvel auguste parvint à se soutenir contre les attaques qui furent dirigées contre lui. (v. Galère et Sévère). Affermi sur le trône, il éloigna son père, qui mettait ses services à un trop haut prix, tourna ses armes contre l'Afrique, et la conquit par ses généraux. Pendant ce temps, Galérius était mort (310); mais il restait à Maxence un ennemi plus redoutable : Constantin, entré dans l'Italie par les Alpes-Cottiennes (mont Cenis), battit près de Vérone Ruricius-Pompéianus, le plus habile général de Maxence, et marcha sans obstacle sur Rome. Endormi dans les plaisirs, l’empereur, se décida enfin à se porter au-devant de son adversaire, et lui livra bataille à un mille de Rome ; mais il fut vaincu, et le pont Milvius, sur lequel il passait avec son armée en déroute, s'étant écroulé sous le poids des fuyards, il se noya dans le Tibre le 28 oct. 312. L'histoire représente Maxence comme un prince avare, cruel, lâche et débauché. Il persécuta l'Église naissante, et les barbaries dont il se rendit coupable ne contribuèrent pas peu à sa chute.
Weiss, Biographie universelle
|