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Biographie de Marc Aurèle
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MARC-AURÈLE (M.-AurElius-Antonius), surnommé le Philosophe, le meilleur des empereurs, na­quit à Rome en 121 et porta dans son enfance le nom de Catilius-Sévérus. Élevé par son aïeul pa­ternel Annius-Vérus, il montra dès sa jeunesse un grand amour pour la philosophie et pratiqua de bonne heure toutes les vertus dont il donna l'exemple dans la suite. Adrien le nomma chevalier à six ans, lui lit prendre la robe virile à 15, et lui confia la charge de préfet de Rome, dont il s'acquitta à la satisfaction générale ; quelques années après, Adrien désigna son successeur Antonin, à condition qu'il adopterait le préfet de Rome. Celui-ci prit alors le nom de Marc-Aurèle, et ne songea plus qu'à se rendre digne du rang suprême. Il renonça à la chasse, aux jeux publics, aux spectacles et aux exercices du corps, et fit venir d'Athènes le philosophe Apollonius, dont il prit des leçons sur le grand art de gouverner les hommes. Empereur le 7 mars 161 par la mort d'Antonin, il s'associa Lucius-Vérus, son frère adoptif, et lui donna en ma­riage sa fille Lucile. Des fléaux de toute espèce accablaient l'empire. Marc-Aurèle en amortit les effets par sa sagesse. Il soulagea le peuple qui était en proie aux horreurs de la famine et que dévoraient des maladies pestilentielles, étouffa les sé­ditions qui agitaient la Grande-Bretagne, repoussa les Cattes et les Quades qui remuaient dans la Germanie, et envoya son collègue contre les Parthes : mais Vérus s'arrêta à Antioche, laissant à son lieutenant Avidius-Cassius, la gloire de vaincre l'ennemi. Pendant ce temps Marc-Aurèle accrois­sait l'autorité du sénat, régularisait la perception des impôts, fixait le taux de l'intérêt, faisait fleurir le commerce, établissait des greniers publics pour prévenir le retour de la disette et flétrissait les dé­lateurs. Peu s'en fallut qu'il ne refusât le triomphe que le sénat lui décernait ainsi qu'à Vérus pour les victoires remportées sur les Parthes (166). Peu après (168) les Marcomans, peuples de la Germanie-Méridionale, se jetèrent sur l'Italie. Il courut au-devant d'eux avec Vérus et les repoussa. Vérus étant mort, il poursuivit ses succès, entra dans la Germanie, et après des événements variés, tailla en pièces les Jazyges, les Marcomans et les Quades qui demandèrent la paix. A peine revenu en Italie il apprit qu'Avidius-Cassius s'était révolté et dé­claré empereur en Orient. Il marcha aussitôt à sa rencontre ; mais il n'eut pas la peine de combattre : Avidius avait été tué par ses soldats et on lui apporta sa tête en Grèce. Marc-Aurèle pleura sur ces tristes restes, brûla les papiers de son ennemi et accorda une amnistie complète à ses partisans. Il parcourut ensuite l'Asie et l'Egypte, et fit élever à Rome un temple à la Bonté. Les nouveaux mouve­ments des Marcomans que réprimaient à peine Pertinax et les deux Quintilius, ses lieutenants, le déterminèrent à retourner dans la Germanie. Il y eut quelques avantages sur les Barbares ; mais les fatigues de la guerre l'avaient épuisé, il mourut à Sirmium en Pannonie le 17 mars 180. Commode, son fils, lui succéda. Ce grand prince réunissait toutes les vertus. La postérité ne lui a reproché que son indulgence pour les désordres de sa femme Faustine, sa faiblesse pour Commode qu'il n'eût point dû désigner son héritier, et sa partialité contre les chrétiens. Quant à cette dernière accusation, il faut remarquer que Marc-Aurèle n'eut d'autre tort que de ne point abolir les anciens édits dans les provinces : à Rome et dans l'Italie il n'y eut pas de persécutions. On a de Marc-Aurèle douze livres de réflexions morales en grec; elles sont intitulées : Antonin à lui-même, et contiennent la règle de conduite qu'il s'était faite. Les meilleures éditions grecques sont celles de Gataker, Londres, 1707, in-4; et de Schuzl, Sleswig, 1802, in-8. Stanliope les a traduites en latin; Dacier et Joly en français. La correspondance de Marc-Aurèle avec Frontin, découverte par Maï, dans la bibliothèque du Vatican, a été publiée, Rome, 1819. On a quelques lettres de ce prince dans la Vied'Avidius-Cassius et de Pescennius-Niger par Spartien. On peut consulter Capitolin, Vie de Marc-Aurèle (dans l’Histoire Auguste), Dacier, prolégomènes de sa traduction des Réflexions morales. Gautier de Sibert a publié la Vie1769, in-12; Thomas son Éloge et Ripault, Marc-Aurèle, ou Histoire phi­losophique de l'empereur Marc-Antonin, etc., 1820, 4 vol. in-8; abrégé, 1825, in-8. de Marc-Aurèle,
Weiss, Biographie universelle

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Dernière mise à jour : ( 16-04-2009 )
 
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