|
HÉLIOGABALE ou ÉLAGABALE (Varius-Anto-nius ), empereur romain, né à Antioche vers l'an 204, fils illégitime de Caracalla et de Sœmias, nièce de ce prince, fut élevé dans le temple du Soleil à Émèse, et en devint grand-prêtre par les intrigues de Mœsa, son aïeule maternelle, qui lui fit ensuite obtenir l'empire après la mort de Caracalla. Les espérances de clémence et de bonté qu'il donna dans les premiers temps de son règne furent bientôt anéanties, et le nouvel empereur étala devant Rome tous les vices de l'âme la plus basse et la plus cruelle. La superstition, la débauche poussée jusqu'au mépris des lois et des principes les plus saints, les caprices les plus extravagants qu'une tyrannie sans frein puisse faire imaginer, signalèrent son passage sur le trône du monde, et ont mérité à son nom une odieuse célébrité. Sans entrer dans les pénibles détails du règne de ce monstre, il nous suffira de dire qu'il fut massacré avec sa mère par les gardes prétororiens, l'an 222 ; il n'avait que 18 ans. Sa Vie a été écrite par Lampride et par A. de Guevara; cette dernière a été traduite ou plutôt imitée en français par Allègre. On peut consulter aussi Héliogabale, ou Esquisse morale de la dissolution romaine sous les empereurs, par P. Chaussard, Paris, 1802, in-8.
Weiss, Biographie universelle
|