Dictionnaire des monnaies
LION D'OR
Le Lion d'or est une d'or représentant un lion aux pieds du roi de France assis. Les premiers lions d'or on été émis en 1338, sous le règne de Philippe VI. D'autres monnaies, frappées en Flandre et en Brabant au XVème siècle sont également appelées "lion d'or". Leur graphisme est cependant différent des monnaies au lion d'or de Philippe VI, puisque le lion occupe la majeure partie de l'avers des monnaies, alors qu'il n'était qu'un thème secondaire sur les monnaies de Philippe VI
Exemple de lion d'or de Philippe VI

Description de ce lion d'or
Origines de la monnaie : Fritz Rudolf Künker Münzenhandlung. Vente aux enchères n°100. Date de la vente : 21 juin 2005. Lot n°99.
Prix réalisé : 3400 euros (environ 4126 dollars US).
Description complète de ce lion d'or.
Monnaie royale française. Philippe VI, 1328-1350. Lion d'or(1338). 4,87 grammes. A l'avers, le Roi est assis sur son trône; à ses pieds, un lion couché. Références de la monnaie : Duplessy 250; Fb. 265. Monnaie rare. |
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Dernière mise à jour : ( 21-09-2008 )
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LIARD. — Ce mot vient de li ardit (v. Hardi). Le liard valait 3 deniers. Des lettres patentes du 4 juillet 1658, réduisit la valeur de cette monnaie à 2 deniers, mais l'ancien cours fut repris en 1694.
Définition de Chéruel (1899)
Liard. — Monnaie de billon qui a cours en France pour trois deniers. On a prétendu que le mot liard était une contraction pour li-hard (pièces de monnaie qui auraient tiré leur nom de Philippe le Hardi). Mais on ne trouve aucune mention de liards admis dans toute la France avant le règne de Louis XI. On voit seulement, par une ordonnance de ce prince, qu'on se servait en Dauphiné d'une monnaie de billon qui ne valait que trois deniers, comme les liards. Louis XIV ordonna une fabrication de liards, par déclaration du 1er juillet 1654; ils furent nommés dans la légende d'écusson liards de France. Ils valaient trois deniers. Ils furent réduits à deux deniers par lettres patentes du 4 juillet 1658; ils reprirent leur ancien prix en 1694. En 1709, il fut ordonné de fabriquer des pièces de deux liards dans les monnaies d'Aix, de Montpellier, de la Rochelle, de Bordeaux et Nantes, jusqu'à concurrence de deux millions. Celle monnaie de billon a été d'usage en France jusqu'au règne de Louis-Philippe.
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Dernière mise à jour : ( 09-11-2007 )
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KREUZER. — De l'allemand kreuz, croix. Monnaie qui est généralement la soixantième partie du gulden ou florin. C'est aussi une monnaie de compte. |
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KOPEK. — Monnaie russe, de cuivre, valant le centième du rouble |
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HELIENS. — Deniers du Périgord qui tiraient leur nom du comte Hélie II. |
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HARDI. — Ce mot vient de l'anglais farlhing; par changement de ing en in, de th en d, en Angleterre ; de in en ii ou y et F en H en Gascogne, farlhing devient fardin, puis hardy. Le farthing est précisément le quart du penny, comme le liard (liardit) est le quart du sol (A. de Longpérier, R. N., 1884, p. 108). |
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GROS. — Monnaie créée par Saint Louis et valant 12 deniers ; appelée quelquefois gros blanc ou gros denier blanc. Henri II créa une pièce de monnaie appelée gros, qui valait 2 sous 6 deniers ou 6 blancs (les demi-gros valaient 3 blancs). On appelait aussi ces pièces gros et demi-gros de Nesle, parce que Henri II avait établi à l'hôtel de Nesle (dans les dépendances de l'hôtel actuel des monnaies) un atelier spécial pour la fabrication de ces nouvelles espèces de billon (1550).
Définition de Chéruel (1899)
Gros. — Monnaie d'argent du règne de saint Louis; elle valait douze deniers. On l'appelait quelquefois gros blanc ou gros denier blanc. — Sous Henri II, on vit paraître une monnaie appelée gros, de la valeur de deux sous six deniers ou six blancs ; elle fut souvent désignée sous ce dernier nom. Henri II fit aussi frapper des demi-qros qui valaient trois blancs. On appelait encore ces pièces gros et demi-gros de Nesle, parce que l'atelier monétaire d'où ils sortaient était établi dans l'hôtel de Nesle.
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Dernière mise à jour : ( 23-11-2007 )
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FLORETTES. — De grands blancs valant 20 deniers tournois ou 16 deniers parisis, sous Charles VI, reçurent le nom de florettes à cause des lis qui en formaient le type principal.
Définition de Chéruel (1899) :
Florettes. — On appelait florettes des grands blancs frappés sous le règne de Charles VI, et pesant vingt deniers tournois ou seize deniers parisis. Les fleurs de lis empreintes sur ces pièces de monnaie leur firent donner le nom de florettes.
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Dernière mise à jour : ( 09-11-2007 )
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Exemple de Franc frappé sous le règne de Charles V (Photo J. Elsen)
FRANCE ROYALE, Charles V (1364-1380), AV franc à pied, avril 1365, Droit : Le roi debout sous un dais, tenant l'épée et la main de justice. Champ fleurdelisé. Revers : Dans un quadrilobe anglé, croix fleuronnée, portant en coeur un quadrilobe centré d'un point, cantonnée de deux lis et de deux couronnelles. Ref.: Dupl., 360; Ci., 457; Laf., 371; Fr., 284. 3,75g. Légères traces de monture.
FRANC. — Les francs d'or qui remontent à 1360, représentaient le roi armé de toutes pièces et à cheval (franc à cheval). Charles V frappa des francs à pied sur lesquels le roi est représenté debout sous une arcade gothique. On nomma aussi ces pièces francs de lis d'or, parce que le champ en était semé de lis. — Des francs d'argent portant la tête du roi et la légende Sit nomen Domini benedictum, parurent sous Henri III, Charles X, Henri IV et Louis XIII.
Définition de Chéruel (1899) :
Franc. — Les monnaies appelées francs remontent à l'année 1360, sous le règne de Jean. Les premiers francs étaient d'or fin et pesaient un gros et un grain. On y voyait la ligure du roi à cheval, armé de pied en cap, heaume en tête, et la couronne royale pour cimier. Les vêtements royaux et la housse du cheval éiaienl semés de fleurs de lis. La légende était Johannes Dei gracia Fran-corum Rex (Jean par la grâce de Dieu roi des Français); au revers, une croix fleuronnée avec la légende ordinaire XPS vincit (Christus vincit, Christus regnat, Christus imperat). Ce franc fut désigné sous le nom de franc à cheval, parce qu'il portait l'empreinte d'un cavalier. Sous Charles V, on frappa des francs qui avaient même titre et même valeur, mais où la figure du roi était représentée à pied, sous un portique gothique, avec f'épée et la main de justice, portant la couronne en tête. Comme le champ de la pièce était semé de fleurs de lis, on leur donna aussi le nom de fleurs de lis d'or. On continua de frapper des francs à cheval sous les règnes de Charles VI, Charles VII et Henri VI, roi d'Angleterre, qui fut pendant quelque temps maître d'une partie de la France. Les francs à cheval disparurent après le règne de Charles VII —Quant aux francs d'argent, on en trouve, depuis 1575, sous les règnes de Henri III, Henri IV et Louis XIII. Ils portaient, d'un côté, le nom du roi et le millésime, et de l'autre la légende sit nomen Domini benedictum.
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Dernière mise à jour : ( 24-10-2008 )
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