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Crise financière : l'argent ne part pas en fumée
(19 votes)
25-10-2008


Crise financière : l'argent ne part pas en fumée


Wall Street et les grandes bourses mondiales ont perdu 25% de leur valeur en l'espace de 3 semaines. Certains commentateurs écrivent même des remarques telles que celle-ci : "environ 25 000 milliards de dollars sont partis en fumée, soit près de deux fois le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis".

Que signifie cette expression "25 000 milliards de dollars partis en fumée" ? L'expression "partis en fumée" sous-entend un incendie détruisant des tas des billets. Le sous-entendu est clair : la monnaie ainsi "partie en fumée" est détruite définitivement et irrémédiablement. Mais c'est une vision un peu courte, et pour tout dire incorrecte de la situation. Ce n'est pas parce que les investisseurs fuient les marchés boursiers que tout l'argent qu'ils possédaient sous forme d'actions est détruit, loin de là.
 

L'argent disparaît lorsque des entreprises font faillite


L'argent disparaît de deux manières, mais disons tout de suite qu'à l'heure actuelle, le principal biais qui provoque une destruction définitive de monnaie, ce sont les faillites d'entreprises.

Dans le passé, au cours des périodes où la monnaie était avant tout physique (c'est-à-dire composée de pièces de monnaie "sonnantes et trébuchantes"), l'usure desdites pièces pouvait provoquer leur disparition. La thésaurisation (notamment par l'enfouissement) était aussi une cause de disparition d'argent de la circulation monétaire.

Aujourd'hui, l'argent physique ne représente plus qu'une infime partie de la masse monétaire et les causes anciennes de disparition de monnaie n'ont pas disparu mais ne jouent pratiquement plus aucun rôle dans la destruction monétaire.

A l'heure actuelle la monnaie est principalement fiduciaire (ou virtuelle), et on la crée par des jeux d'écriture; on la détruit aussi par des jeux d'écritures, en supprimant les dettes des entreprises qui ont fait faillite. C'est pourquoi le nombre de faillites d'entreprises, et les sommes qu'elles ont entraînées avec elles dans leur disparition, est le vrai indicateur de la destruction de monnaie. La monnaie "part en fumée" à chaque fois qu'une entreprise fait faillite et qu'on supprime de facto ses dettes; cet argent n'existe plus définitivement.


Les faillites n'ont pas détruit 250000 milliards de dollars


Les faillites ont augmenté récemment; certaines ont été particulièrement retentissantes (banque Lehman Brothers) et on failli entraîner d'autres grands établissement bancaires à leur suite. Mais cela n'a pas eu lieu grâce à la prise de conscience et à l'action des Etats. Alors oui, de l'argent part en fumée; oui le nombre de faillites d'entreprises augmente, mais certainement pas au point d'avoir détruit 25000 milliards de dollars.


Où est l'argent ?


Si les sommes colossales évoquées ci-dessous n'ont pas été détruites, où sont-elles ? Dans leur majorité, elles existent toujours sous forme de liquidités. Les "investisseurs" fuient les marchés, mais pas les Obligations d'Etat, à commencer par les Bons du Trésor Américain. Ainsi voit-on le dollar remonter fortement, alors que certains prédisaient son effondrement. En France, le sucès du Livret A (garanti par l'Etat) ne se dément pas depuis le début de la crise.

La vérité, finalement, c'est que l'argent privé se tourne vers ce qui rassure le plus : les Etats. C'est donc désormais aux Etats dotés de masses d'argent considérables, qu'il incombe de relancer la machine économique, puisque l'allocation des ressources par la "main invisible du marché" ne fait plus recette.

Pour relancer l'économie, qui souffre gravement de la pénurie de crédit qu'elle vient de subir pendant un mois, il s'agit à présent pour les Etats d'investir les sommes colossales dont ils disposent. L'économie ne redémarrera pas seule. En plus de puissants (et si possibles judicieux) investissements public, les banques centrales, au premier rang desquelles la BCE, seraient bien inspirées d'abaisser très fortement leur taux d'intérêt. Par exemple, l'Europe pourrait s'aligner sur les Etat-Unis (1,5%) et pourquoi pas sur le Japon (0,5%). Ainsi le redémarrage de la consommation et de l'investissement privés seraient stimulés fortement. Des secteurs entiers de l'économie (en particulier l'immobilier) ne demanderaient pas mieux.
 

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Commentaires
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David C. - Nous avons la Solution!   2008-10-26 05:22:53
Noir Noir Noir !!!

Après le lundi noir, l?octobre noir, c?est un avenir extrêmement noir qui se dessine devant nos yeux. Et oui rien n?arrête l?effondrement des places financières de la planète. Cet effondrement contamine une économie réelle déjà à l?agonie gravement amochée par la dérégulation et le pillage du système libérale des 40 dernières années.

"Il est essentiel qu'il y ait des décisions concrètes. Je crains que les Etats-Unis veuillent en rester à des principes et des généralités" C?est les paroles prononcées par Nicolas Sarkozy à la sortie du Forum Asie Europe. Cette déclaration démontre encore une fois la bataille qui règne autour de la conférence internationale du 15 novembre 2008 à Washington.

Les citoyens du monde doivent monter sur la scène de l?histoire afin d?exiger que nos leaders politiques prennent au sérieux notre avenir. Citoyens, ne dormez pas au sein de la révolution. Les décisions qui seront prise d?ici à la fin de l?année vont déterminer notre vie et celle de nos enfants.

Prenez part à la bataille pour une solution viable, pour notre avenir ! C?est la bataille autour du Vrai Nouveau Bretton Woods pour stopper la tyrannie de la finance !

David C.
david.cabas.over-blog.fr
Yogi - Ni l'un ni l'autre   2008-12-04 23:59:54
Ces 250.000 milliards n'ont pas été détruits, et ne sont pas non plus placés en liquidité, car ils n'ont jamais existé.

La capitalisation boursière n'est rien d'autre que la multiplication de deux chiffres : le nombre d'actions en circulation, multiplié par le prix payé par la dernière personne à en avoir acheté une. Ces milliards ne correspondent à aucun argent réel, et d'ailleurs ne sont inscrits dans les livres de comptes de personne.

Les "milliards partis en fumée" sont une simple tournure de phrase, dans aucune réalité économique.

Dans le même ordre d'idée, une faillite ne détruit pas de monnaie non plus ; tout au plus détruit-elle des reconnaissances de dette.
Krako - Argent, dette, actifs, cotatio   2008-12-08 21:13:53
L'argent est une source de confusion mentale. D'ailleurs vous écrivez un billet où vous mettez deux fois 25.000 et deux fois 250.000... Même les économistes qui y consacrent leur vie ne sont pas d'accord entre eux.

Yogi a certainement raison à propos de la capitalisation boursière: ce n'est pas de la monnaie, c'est une masse évaluée à l'aune du dernier échange. Si l'action X connaît aujourd'hui un seul vendeur et un seul acheteur, leur rapport établit la cotation officielle, sur un échange, supposons, portant sur 1.000 euros, et les dix mille milliards (en valeur) d'actions X seraient évaluées à ce prix-là. En fait la valeur de X changera du tout au tout pour ceux qui veulent s'en défaire selon que le jour où ils vendront il y aura plus de demandes d'achat que d'offres en vente (prix en hausse) ou l'inverse... Cela ne veut pas dire que l'irrationalité est complète. Allez lire le livre de feu J.K. Galbraith sur l'euphorie financière, de 1991: on le croirait écrit ce matin.

Mon voisin Dusept a acheté de l'action Fortis quand elle valait 7 euros, estimant qu'elle ne pourrait plus baisser: elle vaut aujourd'hui 70 centimes. S'il a besoin de les vendre, il n'en aura pas plus. S'il peut attendre, on verra. Mon voisin Trentecinq les a achetées 35 euros. Les petits porteurs" des assemblées générales dont on parle dans la presse sont quasi tous des millionnaires en euros. Parfois un salarié intoxiqué par son employeur a mis toutes ses économies en une seule action: c'est la gloire du capitalisme populaire. Par exemple, il y a quelques années les salariés de Gaz de France ont perdu la moitié de leurs sommes converties en action de leur employeur. Est-ce qu'il s'agit de destruction de monnaie? Evidemment non. "Perte de valeur" ou "destruction de valeur" semble moins inexact mais pas vraiment moins confus... "Perte provisoire des illusions" me paraît l'expression la plus appropriée.

Cela pour la seule Bourse.
Je ne vais pas m'étendre sur les différents types de monnaie, ce serait trop long. J'ajoute juste que l'inflation ou hausse des prix, quand elle se fait plus ou moins galopante, constitue une très efficace destruction de monnaie. Le pouvoir d'achat de chaque euro est amputé dans ce cas.

Une question importante est celle-ci: qui gagne et qui perd ?
Sacramon - Argent, dette, actifs ...   2008-12-09 08:15:51
Effectivement, une erreur de chiffres s'était glissée dans le texte, elle est désormais rectifiée.

A propos des sommes citées, elles n'ont pas d'existence physique (ce ne sont que des jeux d'écriture, on entend parfois parler de "monnaie virtuelle"), mais on ne peut pas dire qu'elles n'existent pas : si vous aviez des actions et que leur valeur a baissé vous pourrez constater une réalité bien tangible : vous aviez 1000 dollars, maintenant vous n'avez plus que 500 dollars. Vous ne pourrez donc faire un cadeau de Noël deux fois plus petit que si vos actions n'avaient pas baissé. Voilà une réalité bien concrète.

Ceci dit, ce n'est parce que les bourses baissent que l'argent est détruit. Il a changé de mains.

Tout ceci est en même temps abstrait et très concret (surtout pour ceux qui ont perdu de l'argent !)
Yogi   2008-12-09 19:02:51
"vous aviez 1000 dollars, maintenant vous n'avez plus que 500 dollars" : non, vous n'aviez pas 1000 dollars, vous aviez 1000 actions, estimées chacune à un dollar. Et ces actions, vous les avez toujours, ni plus ni moins.

De l'argent n'a changé de mains que le jour où vous avez acheté ces actions (peut-être à 10 cents chacune d'ailleurs ... croyez-vous pourtant que de la monnaie a été créée parce que maintenant chaque action est estimée à 50 cents ?). Depuis ce jour, aucun argent n'a été créé, ni détruit, ni n'a changé de mains : vous multipliez juste votre chiffre de "1000 actions" par un prix que vous lisez dans le journal. Il n'y a aucun jeu d'écriture nulle part.
Sacramon - Argent et Actions   2008-12-10 07:14:45
Vous avez une étrange façon de voir les choses. Personne ne prétend qu'une action est équivalente à de la monnaie traditionnelle (billets de banque); par contre il est absurde de dire que les actions n'ont pas leur contre valeur en argent (d'ailleurs on peut convertir les actions en liquidités quand on le souhaite, n'est-ce pas ?).
Une action vaut de l'argent, tout le monde vous le dira...
Yogi   2008-12-10 10:48:02
Les actions ont une "contre valeur en argent" tout comme un meuble, une voiture ou une maison.

On ne peut pas "convertir des actions en liquidités" : on ne peut que les vendre, tout simplement. Et si vous ne trouvez pas d'acheteur vous ne pourrez pas, quand bien même vous le souhaitez, obtenir ces liquidités.
Sacramon - Actions et liquidités   2008-12-10 11:20:21
Vous jouez sur les mots. "Convertir une action en liquidités" signifie bien évidemment la vendre.

Evidemment, si on vend des actions sur un marché baissier on risque d'enregistrer des pertes. Cela va de soi.

De plus si vous fixez un prix approprié au marché, vous vendrez forcément vos titres
Yogi   2008-12-10 14:54:23
Bien ! On est donc d'accord que vous avez 1000 actions, que vous les avez obtenues contre de l'argent lorsque vous les avez achetées, et que depuis lors aucun flux financier n'a eu lieu.
Un matin vous lisez dans le journal que quelqu'un a acheté une action du même type à 10 cents, et vous vous dites "ah, alors j'ai 100 dollars !". Le lendemain vous apprenez que quelqu'un en a acheté une à deux dollars et vous vous dites "chouette, aujourd'hui j'ai 2000 dollars". Pour autant, rien n'a changé, il n'y eu aucun flux financier pour vous, et aucune monnaie n'a été créée ni détruite. Non ?

A noter par ailleurs que si la société dont vous détenez des actions fait faillite et que ces actions valent zéro, il n'y aura pas destruction de monnaie non plus : l'argent que vous avez versé à l'époque où vous les avez achetées va toujours très bien, quelles que soient les poches dans lesquelles il est arrivé, ne vous inquiétez pas pour lui.
Sacramon - Valeur des Actions   2008-12-10 16:01:31
Décidément, vous avez une manière très personnelle de voir les choses... Je crois que nous n'arriverons pas à nous mettre d'accord...
Yogi   2008-12-10 16:11:35
Ma foi mon exposé me paraît d'une orthodoxie totale, conforme à tous les manuels, et je n'y vois rien de personnel ! Pourriez-vous préciser sur quel point il vous paraît contestable ?
Sacramon - Orthodoxie économique   2008-12-10 22:06:14
Je peux difficilement vous répondre en peu de mots...

Je respecte toutes les opinions, mais précisément votre pensée est expliquée de façon très incomplète, avec des raccourcis qui conduisent à l'expression de contre vérités flagrantes (exemple : vous présentez les faillites comme quelque chose de neutre, ce qui pour moi est totalement faux).

Les actions et le crédit ne sont que des chiffres inscrits sur des registres ou sur des disques durs (= virtualité), mais cela ne veut pas dire qu'ils n'existent pas et qu'ils n'ont pas de liens avec le monde réel (ou matériel si vous préférez). La preuve : voyez comment la crise financière et boursière est en train de se transmettre à l'économie réelle. L'argent peut être virtuel, les chômeurs, eux, sont bien réels.
Yogi - Bourses, faillites, et monnaie   2008-12-11 01:27:27
Sur le premier sujet de discussion, je soutiens que la "capitalisation boursière" n'est que le fruit d'un calcul à un moment donné et ne correspond à aucune réalité, pas même "virtuelle" (au sens de la monnaie "virtuelle" dématérialisée). C'est pourquoi lorsque les bourses baissent aucun argent n'est détruit, et la valeur soit disant "manquante" n'a pas changé de mains non plus.

Sur le sujet des faillites, pour autant que je sache (et selon me semble-t-il l'ensemble de la littérature), l'argent est créé lorsqu'une banque accorde un crédit, il est détruit quand un crédit est remboursé, et la faillite d'une entreprise ne me paraît jouer aucun rôle particulier là dedans (l'annulation de sa dette détruisant tout autant de monnaie que l'aurait fait le remboursement de sa dette).

Sur les liens entre la monnaie (même dématérialisée) et le monde réel, il est clair que ceux-ci interagissent. Mais il me semble que l'origine de l'impact sur l'économie réelle est dans le gel du crédit par les banques, qui craignent le défaut (la faillite) de leurs contreparties, qui n'honoreraient pas leurs engagements. Sans qu'il y ait de rapport avec les mécanismes de destruction de monnaie.
Sacramon - Bourses, faillites et monnaie   2008-12-11 07:43:34
Cher Yogi, permettez-moi de résumer votre première thèse (vous me direz si j'ai transformé votre pensée) : "la capitalisation boursière est un calcul détaché de toute réalité".

Je ne peux pas être d'accord avec vous... Il existe en effet des "passerelles" entre le domaine monétaire et la bourse. Le cours de la bourse dépend de plusieurs facteurs (dont entre autres le niveau de l'épargne, la psychologie des marchés, mais aussi, que vous le vouliez ou non, de la masse monétaire).

Les transactions boursières ne sont pas un "jeu à somme nulle", sans conséquences : l'argent change forcément de mains (certains perdent d'autre gagnent) ou d'endroit (argent sous forme d'actions ou de liquidités, achat de devises, de bons du trésor, etc).

Le seul point sur lequel je suis d'accord avec vous est celui-ci : lorsque les bourses baissent, aucun argent n'est détruit. En effet l'argent ne disparaît que lorsqu'il y a des faillites (faillites d'entreprises, faillites personnelles depuis peu en France ou faillites de Nations). Sur le point de la dette, j'admet que j'ai un point de vue hétérodoxe.
Yogi - Capitalisation boursière   2008-12-11 08:55:02
Il me paraît clair que "le monde de la bourse", et le cours des actions, dépend et interagit avec l'environnement économique.
Mais le cours de la bourse et les transactions qui y sont effectuées, est une chose qui donne lieu à échange d'argent (lequel est perdu ou gagné par les deux parties prenantes à cette occasion), et la "capitalisation boursière" en est une autre, qui n'a en effet selon moi aucune réalité.

Imaginez une société qui a émis un million d'actions à un dollar réparties entre mille investisseurs différents. Chacun des investisseurs garde ces actions sans y toucher. Un beau jour, pour des raisons qui leur sont propres, deux d'entre eux décident de s'en échanger une contre un montant de 10 dollars. Il y a bien un flux financier : 10 dollars, ni plus ni moins, ont changé de mains. Si les autres investisseurs ont envie de dire (de croire) qu'ils disposent maintenant de 10.000 dollars, libre à eux, mais ce n'est qu'illusion, et en tous cas 9 millions de dollars n'ont pas soudainement été créés ni n'ont changé de mains par le simple fait de cet échange de 10 dollars.

Merci en tous cas pour cet espace de discussion.
Yannick Patois - re: Argent et Actions   2008-12-11 17:52:22
AS: je ne suis pas du tout pour l'orthodoxie économique libérale dont on voit les effets en ce moment, mais pour bien critiquer, il faut bien comprendre...

Bonjour,

Sacramon a écrit:
Vous avez une étrange façon de voir les choses.


Non, c'est vous qui avez une "étrange façon de voir les choses" comme vous le dites.

En effet, Yogi ne fait que retranscrire l'évidence. Si vous le la voyez pas, évitez d'écrire des articles sur le sujet avant de vous être un peu documenté!


Sacramon a écrit:
il est absurde de dire que les actions n'ont pas leur contre valeur en argent (d'ailleurs on peut convertir les actions en liquidités quand on le souhaite, n'est-ce pas ?).


Ce que vous écrivez est tout simplement faux. Désolé.

Non, il n'est pas possible de "convertir les actions en liquidités quand on le souhaite", cela n'est possible que si vous trouvez un acheteur avec qui vous vous entendez sur le prix. Expliquez-moi sinon à qui vous la vendez cette action?

Comme rappelé par Yogi, cela ne suffit pas de posséder une voiture quotée 1000euro à l'ARGUS pour prétendre avoir 1000 euro en poche: si vous ne trouvez pas d'acheteur vous n'avez pas ces euro, et si vous coulez une bielle, la valeur du véhicule peut très bien tomber à 0 sans que personne n'ait gagné ces 1000 euro.

Contrairement à ce que vous écrivez, ces milliards ont bien "disparus" et ne sont pas allé se réfugier ailleurs comme vous l'écrivez.

Je ne crois pas que le forum soit un lieu approprié pour faire un cours d'économie, aussi je m'arrêterai là; mais vous pourriez comparer la valeur des actions à celle d'une oeuvre d'art (ça vous paraitra peut-etre plus concret): si vous avez une collection de peinture de Duchmoll, étoile montante de l'art, et que vous la faites évaluer à cent mille euro par un expert, vous pensez être riche de cette somme, mais avant de l'avoir vendu, vous n'en savez rien: comme pour l'action ou la voiture, il faut trouver un acheteur. Quelques mois plus tard, Duschmoll est vu comme ringard et dépassé, en manque de fond, vous souhaitez vendre vos tableau mais ne trouver pas d'acheteur au dessus de 10.000 euro: ou sont passés les 90.000 euro manquant? Pas en obligations d'état, ni en rien du tout: ils ont été "détruits" selon vos termes. Si là dessus, vous aviez gagés un emprunt en banque, on s'approche des subprimes ;)

Yannick
toun   2009-02-24 11:40:51
Et pourtant Sacramon a bien raison..
Lorsque le marché fixe le prix de X pour une certaine action, cela signifie justement que vous pouvez l'échanger contre ce montant X sur ce même marché. Car le prix d'une action est fixé par les transactions effectivement réalisées sur cette action, et non par un expert ou par l'Argus...

Sans méchanceté aucune, il faut pour certains reprendre les bases du fonctionnement de la Bourse...
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