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Monnaie inflation crise
Taux d'intérêt : des taux d'intérêt trop élevés nuisent aux travailleurs


BCE, FED ET BOJ fixent le loyer de l'argent


Les 3 plus grandes banques centrales de la planète sont la Banque Centrale des Etats-Unis (FED), la Banque Centrale Européenne (BCE), et la Banque Centrale du Japon (BOJ). Ces grandes institutions monétaires jouent un rôle fondamental dans l'économie, par le biais de la monnaie. Avec la fixation des taux d'intérêt directeurs elles influencent fortement la formation du crédit (qui est généré par les banques => cf. la monnaie comme dette).


Les taux d'intérêt Européens sont les plus élevés


Actuellement le principal taux directeur de la BCE est fixé à 3,75%; celui de la FED est de 1,5%; celui de la Banque centrale du Japon est de 0,5%. Les écarts sont considérables et reflètent des différences de perception majeures concernant le rôle de la monnaie dans l'économie.

Pour parler simplement, on peut dire que l'Europe privilégie la rente et sacrifie le travail. Les Etats-Unis privilégient le dynamisme économique plutôt qu'une hypothétique stabilité monétaire; les Japonais sacrifient complètement la rente au profit du travail. Mais tout ceci mérite quelques explications.

Les effets des taux d'interêt bas : la stimulation du crédit et de l'inflation


Plus le taux directeur des Banques Centrales est bas, et moins les crédits sont chers; par conséquent, la fixation des taux d'intérêt bas est censée stimuler le crédit et par contrecoup la consommation et les investissements des entreprises. La consommation est la clé d'une économie florissante : une consommation forte joue le rôle de courroie d'entraînement pour les entreprises, appelées à investir plus pour satisfaire la demande. On est dans ce cas en présence d'un cercle économique vertueux. A contrario, une consommation déprimée entraîne une baisse de l'activité des entreprises qui ont moins de raisons d'investir ou d'embaucher; c'est un cercle vicieux de décroissance qui risque de s'installer.
 
Les banques centrales ont la possibilité d'influencer fortement les conditions économiques en fixant des taux d'intérêt plus ou moins élevés. Mais la baisse des taux d'intêret n'est évidemment pas sans conséquences. D'abord, la stimulation du crédit provoque de l'inflation, qui est un gonflement de la masse monétaire. L'inflation provoque un effet mécanique de hausse des prix; les salaires ne s'ajustent qu'après coup à la hausse des prix; laisser filer l'inflation a donc un coût social et politique : cela équivaut dans un premier temps à une baisse des salaires.
 
Le deuxième effet d'une baisse des taux d'intérêt est de désavantager la rente et le capital "dormant" au profit soit de la consommation, soit de l'investissement dans l'économie (dont on sait qu'ils vont se traduire, à terme par des créations d'emplois). L'abaissement des taux d'intérêt abaisse le seuil de rentabilité des entreprises et favorise l'activité plutôt que la finance.
Dernière mise à jour : ( 05-02-2009 )
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Crise financière : l'argent ne part pas en fumée


Crise financière : l'argent ne part pas en fumée


Wall Street et les grandes bourses mondiales ont perdu 25% de leur valeur en l'espace de 3 semaines. Certains commentateurs écrivent même des remarques telles que celle-ci : "environ 25 000 milliards de dollars sont partis en fumée, soit près de deux fois le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis".

Que signifie cette expression "25 000 milliards de dollars partis en fumée" ? L'expression "partis en fumée" sous-entend un incendie détruisant des tas des billets. Le sous-entendu est clair : la monnaie ainsi "partie en fumée" est détruite définitivement et irrémédiablement. Mais c'est une vision un peu courte, et pour tout dire incorrecte de la situation. Ce n'est pas parce que les investisseurs fuient les marchés boursiers que tout l'argent qu'ils possédaient sous forme d'actions est détruit, loin de là.
 

L'argent disparaît lorsque des entreprises font faillite


L'argent disparaît de deux manières, mais disons tout de suite qu'à l'heure actuelle, le principal biais qui provoque une destruction définitive de monnaie, ce sont les faillites d'entreprises.

Dans le passé, au cours des périodes où la monnaie était avant tout physique (c'est-à-dire composée de pièces de monnaie "sonnantes et trébuchantes"), l'usure desdites pièces pouvait provoquer leur disparition. La thésaurisation (notamment par l'enfouissement) était aussi une cause de disparition d'argent de la circulation monétaire.

Aujourd'hui, l'argent physique ne représente plus qu'une infime partie de la masse monétaire et les causes anciennes de disparition de monnaie n'ont pas disparu mais ne jouent pratiquement plus aucun rôle dans la destruction monétaire.

A l'heure actuelle la monnaie est principalement fiduciaire (ou virtuelle), et on la crée par des jeux d'écriture; on la détruit aussi par des jeux d'écritures, en supprimant les dettes des entreprises qui ont fait faillite. C'est pourquoi le nombre de faillites d'entreprises, et les sommes qu'elles ont entraînées avec elles dans leur disparition, est le vrai indicateur de la destruction de monnaie. La monnaie "part en fumée" à chaque fois qu'une entreprise fait faillite et qu'on supprime de facto ses dettes; cet argent n'existe plus définitivement.
Dernière mise à jour : ( 26-02-2009 )
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Marché interbancaire : la détente


Marché interbancaire : la détente


Hier encore (24-10-2008), la panique financière a poussé les grands indices boursiers à la baisse. La contamination de l'économie réelle par la crise financière est maintenant évidente; le blocage du marché interbancaire après la faillite de la banque Lehman Brothers, le renchérissement du coût du crédit et le refus des banques d'accorder normalement des crédits aux particuliers et aux entreprises se paye très cher aujourd'hui : le ralentissement des économies "réelles" est très brutal, notamment dans les secteurs immobilliers et automobile, qui sont les plus voyants.

Pourtant les interventions massives des Etats (plan américain et européen de nationalisation partielle et de garanties des banques) semblent porter leurs fruits : on assiste à un assouplissement du marché interbancaire. Le graphique ci-dessous présente le taux d'intérêt interbancaire Euribor à 1 semaine entre le 2 janvier 2008 et le 23 octobre 2008 (source : euribor.org).

Taux Interbancaire Euribor à 1 semaine : le graphique montre la détente du crédit interbancaire après la crise financière

Le Taux Euribor à 1 semaine est resté à 4,4% avant le déclenchement de la crise financière et boursière, le 15 septembre 2008. Il s'est alors brutalement élevé pour atteindre sont maximum le 8-10-2008 à 5,02%, signe de la crainte des banques d'une crise systémique les entraînant vers la faillite et d'un refus de se prêter normalement de l'argent entre elles.
Dernière mise à jour : ( 25-10-2008 )
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La monnaie comme dette
La monnaie comme dette (en anglais "Money as debt"), c'est un excellent petit film d'animation réalisé par Paul Grignon et qui présente un des aspects monétaires les plus fascinants : la naissance de la monnaie par le crédit (ou la dette).

La vidéo "Money as debt" a rencontré un beau succès dans sa version anglaise sur Youtube puisque sa première partie à elle seule (la vidéo faisant 47 minutes de longueur a été découpée en 5 parties) a été visionnée près de 100000 fois en un an.
La version française est désormais disponible et ses vertus pédagogiques devraient lui assurer un succès au moins aussi grand que sa version anglaise.

Le succès de cette vidéo est lié en grande partie au fait qu'elle répond de manière simple à la question suivante : d'où vient l'argent ? Cette vidéo permet de comprendre l'importance du crédit (ou de la dette) et de la monnaie en tant que rouage décisif des économies modernes.

Sommaire

  1. Vidéo : La monnaie comme dette : d'où vient l'argent ?
  2. Le rôle de la planche à billets dans la création monétaire
  3. Le problème du gonflement de la masse monétaire : l'inflation
  4. La déflation est un risque majeur pour les économies
  5. Le cercle vicieux de l'inflation contre le cercle vicieux de la déflation
  6. Autres pages sur la monnaie, le crédit, la dette et les taux d'intérêt

Vidéo : La monnaie comme dette : d'où vient l'argent ?



La vidéo, d'une durée de 47 minutes, commence par quelques citations bien choisies :

"Chaque fois qu'une banque accorde un prêt, un nouveau crédit bancaire est créé -ce sont de nouveaux dépôts - de l'argent entièrement nouveau." (Graham F. Towers, directeur de la Banque du Canada, 1934-54).

"Le processus par lequel les banques créent de l'argent est si simple que l'esprit résiste à y croire" (John Kenneth Galbraith, économiste).

"Donnez-moi le droit d'émettre et de contrôler l'argent d'une nation et alors peu m'importe qui fait ses lois" (Mayer Anselm Rothschild, banquier).

Le rôle de la planche à billets dans la création monétaire


Il est ensuite question d'une croyance très répandue, selon laquelle ce sont les gouvernements qui créent la monnaie grâce la planche à billets. L'esprit pense avant tout à la monnaie physique, sous forme de pièces de métal ou sous forme de billets. Les Etats, par l'intermédiaires de leurs banques centrales créent en effet une partie de la monnaie; mais il ne s'agit que d'une toute petite partie de la monnaie qui existe. L'essentiel de la masse monétaire est actuellement constituée par de la monnaie fiduciaire ou virtuelle : la monnaie ne repose plus sur une base matérielle (comme l'or, qui a longtemps servi d'étalon des échanges et dans lequel on pouvait convertir la monnaie fiduciaire); la monnaie est désormais majoritairement virtuelle, c'est-à-dire basée sur des jeux d'écriture.
Dernière mise à jour : ( 19-04-2012 )
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Octobre Noir : la crise systémique mondiale est évitée


Octobre Noir : la crise systémique mondiale est évitée


La semaine passée a vu une panique financière sans précédent s'emparer de toutes les bourses de la planète. Les principaux indices boursiers ont dévissé dans des proportions jamais vues. Mais cet Octobre Noir est à présent terminé. Bien sûr il est possible que la correction se poursuivre, et que la bulle spéculative continue à entraîner un mouvement à la baisse à moyen terme. Il est vraisemblable cependant que si de nouvelles baisses des indices boursiers devaient se produire, elle ne devraient pas atteindre le paroxysme de la semaine passée. On devrait assiter à un retour à la normale.
 

La planète financière est passée à deux doigts de la crise systémique majeure


Les dirigeants américains ont rapidement compris qu'il n'était pas possible de laisser les plus gros établissements bancaires faire faillite sous peine de provoquer une crise systémique à la façon de celle qui a eu lieu en 1929, la chute d'un établissement financier entraînant à sa suite de nombreuses autres banques, en créant ainsi un cercle vicieux de faillites. La disparition d'importants établissements bancaires aurait immanquablement eu des conséquences graves sur les dépôts des particuliers, des entreprises, mais aussi bien sûr sur le crédit.

Dernière mise à jour : ( 17-02-2009 )
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Nationaliser la dette ne supprime pas la dette


Nationaliser la dette ne supprime pas la dette


On entend ici ou là des commentateurs tenir un discours de ce style : "quand il s'agit de sauver le système, on trouve de l'argent; par contre pour résoudre la question de la faim dans le monde, ou pour augmenter les salaires, ce n'est pas possible..." Ce sont en effet des millards d'Euros, de Dollars, de Yens, et d'autres devises qui ont été "injectés" ces dernières semaines dans le système bancaire pour éviter la faillite financière. Les Nationalisations partielles ou les prises de participation des Etats dans les banques se chiffrent en dizaines de millards d'Euros, de dollars ou de Livres Sterling. Le plan Paulson met en jeu la somme astronomique de 700 millards de dollars. Ces sommes ont de quoi impressionner en effet, et on pourrait avoir l'impression "qu'il y a de l'argent", que "si on veut trouver de l'argent, on peut".


La dette était privée, elle devient publique


Oui, les Etats peuvent mobiliser des sommes considérables s'ils le décident. Mais il faut être conscient que ces sommes ne sont pas autre chose que du crédit, une nouvelle dette pour empêcher la faillite complète du système financier, et, au-delà du système économique. Nationaliser un établissement bancaire en faillite revient à Nationaliser sa dette. Et Nationaliser une dette ne supprime pas la dette. Celle-ci change de main, passant de propriétaires privés à des propriétaires publics. La fuite en avant par la dette n'est absolument pas la solution définitive à la crise (pas plus que la faillite généralisée). C'est une solution nécessaire à court terme pour sauver le système financier d'une déroute complète, dont les conséquences sur les économies "réelles" seraient dramatiques.


Dernière mise à jour : ( 09-01-2010 )
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Crise financière : que ferait De Gaulle ?
Le président français Nicolas Sarkozy doit rencontrer aujourd'hui la chancelière allemande Angela Merkel à Colombey-les-Deux-Eglises, à l'occasion de l'inauguration du Mémorial De Gaulle. Cette rencontre fait écho à une autre rencontre qui a eu lieu il y 50 ans entre De Gaulle et Adenauer en ces lieux, rencontre hautement symbolique qui a scellé la réconciliation franco allemande.

Voilà une bonne occasion de s'interroger : qu'aurait fait De Gaulle face à la crise financière actuelle ? Cette question est évidemment très délicate et s'apparente à de la politique fiction (certains qualifieraient cette démarche d'uchronie); on ne peut émettre que des hypothèses en fonction de ce que fut l'action politique de De Gaulle.

De Gaulle, qui n'a jamais transigé sur la souveraineté nationale, n'aurait peut-être pas accepté que la France abandonne ses prérogatives monétaires à une instance supranationale (la BCE) qui agit sans contrôle politique et démocratique. Nous admettrons cependant que De Gaulle soit placé dans la situation actuelle. Il y a fort à parier que dans les circonstances actuelles, De Gaulle n'aurait pas joué au jeu dangereux de la "chaise vide", la situation étant trop grave pour cela, mais plutôt la carte de la solidarité européenne.
 
La vidéo ci-dessous rappelle ce que fut la conception de l'Europe selon De Gaulle :
 

D'abord, De Gaulle voulait voir la réalité en face : "Il faut prendre les choses comme elles sont car on ne fait pas de politique autrement que sur des réalités", dit-il. Ensuite, De Gaulle avait une pensée politique fondée sur l'action, et pas seulement sur des discours sans conséquences.
 
Dernière mise à jour : ( 30-01-2019 )
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Une loi pour détendre le marché interbancaire


Une loi pour détendre le marché interbancaire


Il existe une très sérieuse crise bancaire, une crise de confiance, qui pousse les banques à refuser de se prêter normalement de l'argent entre elles. Le marché interbancaire est tétanisé par la crise. L'Euribor à trois mois, qui est taux de référence du marché monétaire de la zone Euro, a atteint mercredi et jeudi son record depuis sa création, à 5,393%.

Naturellement, cette crise a aussi des répercussions sur les prêts aux entreprises et aux particuliers. L'assèchement du crédit est très grave pour les banques elles-mêmes et surtout pour l'économie réelle, qui ne peut fonctionner normalement sans crédit. Un retour à la normale rapide est impératif, sous peine d'une aggravation rapide et massive de la crise économique.

La faillite de la banque Lehman Brothers a provoqué la crainte, fondée à l'époque, d'une crise systémique qui aurait entraîné tous les autres établissements financiers dans son sillage. Les conséquences ont alors été un assèchement du crédit interbancaire, qui fut un réflexe de survie à court terme bien compréhensible.

Mais ces craintes de faillites en cascades, qui pouvaient être exactes avant l'intervention massive des Etats, sont aujourd'hui sans fondements. La méfiance entre les banques n'a pas disparu alors que les Etats ont garanti et même partiellement nationalisé le système bancaire.
Dernière mise à jour : ( 13-10-2008 )
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Crise financière : les Etats doivent se substituer aux marchés défaillants


Crise financière : les Etats doivent se substituer aux marchés défaillants


La déroute financière se poursuit et s'aggrave de jour en jour. Rien ne semble pouvoir interrompre la vague de panique qui s'est emparée de la finance mondiale. Les bourses de la toute la planète s'effondrent les unes après les autres; hier encore, le Dow Jones perdait plus de 7%; le CAC 40, la bourse de Londres ou celle de Francfort s'enfoncent un peu plus chaque jour, tandis qu'une inquiétante nouvelle arrive du Japon, dont la bourse a elle aussi été particulièrement éprouvée ces derniers jours : la compagnie Yamato Life, écrasée par une dette de 2 milliards d'euro, a fait faillite.


Les Etats ont pris la mesure de la gravité de la situation et ont agi en conséquence


Pourtant les Etats de la planète entière ont pris des mesures fortes et appropriées : Nationalisations d'établissement bancaires en difficulté, injection de liquités sur le marché interbancaire, garanties contre les faillites de Banques, relèvement des sommes garanties en cas de faillites, baisse concertée des taux d'intérêt par les banques centrales... Les responsables politiques de toute la planète semblent conscients de la gravité de la situation et semblent aussi décidés à agir pour empêcher le pire scénario, qui est celui d'une crise économique mondiale majeure.
 
Certains observateurs comparent la crise de 2008 à celle de 1929. Dans les deux cas, tout semble avoir commencé dans la sphère financière. Une bulle spéculative croît démesurément tant que la confiance est là et finit par s'effondrer brutalement. La crise de 1929 a provoqué des faillites en cascade de banques, puis s'est propagée dans tous les autres secteurs de l'économie. On sait que la crise de 1929, qui a commencé aux Etats-Unis, s'est ensuite repandue dans le reste du monde. On sait enfin que la crise économique a provoqué des troubles sociaux et politiques qui ont abouti à la deuxième guerre mondiale. Voilà qui a de quoi inquiéter. Mais l'histoire ne se répète jamais et 2008 n'est pas 1929.
Dernière mise à jour : ( 26-02-2009 )
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La crise systémique de la finance mondiale semble évitée


La crise systémique de la finance mondiale semble évitée


La crise systémique de la finance mondiale semble évitée. Rappelons d'abord que tous les intervenants du système financier mondial (Banques centrales, Banques privées, Bourses des valeurs, Intervenants privés et Etats) sont liés les uns aux autres et en ont conscience (en tout cas les Etats), ce qui n'était pas le cas en 1929. Les Etats ont retenu les leçons de 1929 et ont tout fait pour éviter un assèchement du crédit, qui aurait pu provoquer une réaction en chaîne fatale (faillites de banques, suivies de faillites d'entreprises non financières, les premières entraînant les autres, le tout se terminant par une forte déflation et une sévère crise économique, puis politique).

Les Etats ont repris le contrôle de la situation


Le gouvernement américain a pris la mesure du problème, mais a quand même laissé une grande banque faire faillite : il s'agit de la Banque Lehman Brothers qui a officiellement fait faillite le 15 septembre 2008. A partir de ce moment les marchés boursiers ont commencé à paniquer et il a fallu l'annonce du plan de sauvetage américain de 700 milliards pour éviter l'effondrement complet du système financier. Aujourd'hui la crise systémique semble s'éloigner car les Etats ont décidé de tout faire pour l'éviter. Cela veut dire que le politique reprend le contrôle d'une situation abandonnée à la "main invisible du marché" (le marché étant censé résoudre seul les problèmes dans le système capitaliste libéral).


Aucune Nation n'a intérêt à la faillite complète de l'Amérique


La nature profonde du problème, c'est la dette américaine et les déséquilibres économiques mondiaux générés par une dérégulation irréfléchie.
Les intérrelations entre les acteurs de l'économie mondiales sont telles qu'aujourd'hui aucun Etat n'a intérêt à voir un effondrement rapide du système financier tel qu'il existe actuellement : le prix d'un effondrement de l'Amérique serait extrêmement élevé pour le Japon, pour la Chine et pour l'Europe. On peut donc imaginer que les Nations vont concevoir des solutions à court terme pour éviter la faillite complète de l'Amérique, notamment en soutenant le cours du dollar et en achetant des obligations américaines (et donc en continuant à financer l'Amérique, au moins provisoirement).

Dernière mise à jour : ( 20-11-2008 )
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Baisse concertée des taux d'intérêt


Baisse concertée des taux d'intérêt


Les banques centrales de la planète, y compris la BCE, ont enfin décidé de baisser leurs taux d'intérêt dans une action concertée. La FED a lancé cette action ce matin (8-10-2008) à 11 heures, en abaissant son taux directeur d'un demi-point. Cette action a été suivie peu de temps après par la BCE, qui a elle aussi abaissé son taux directeur de 0,5 points à 3,75%. La Banque d'Angleterre a fait de même, son taux directeur passant à 4,5%.
 
D'autres Banques Centrales, au Canada, en Suisse et en Suède on elles-aussi abaissé le loyer de l'argent. Le Japon, dont le taux directeur est de 0,5% a salué ces initiatives sans s'y associer en raison d'un taux déjà excessivement bas. La Chine elle-même a emboité le pas des autres grandes Institutions monétaires mondiales en abaissant ses taux d'intérêt à un an.


Une action concertée bienvenue qui amortira l'impact de la crise


Cette action concertée est évidemment bienvenue compte-tenu de la crise économique mondiale et majeure qui a déjà commencé à s'installer. Il faut saluer notamment la décision de la BCE, qui a su mettre entre parenthèse son dogme sur la stabilité de la monnaie pour s'adapter aux évènements. On pourra toujours dire qu'une baisse d'un demi point est insuffisante et ne changera rien à la situation, mais c'est un premier pas et un signal important pour les acteurs du marché financier. Mais surtout, cette baisse des taux est un soutien à l'économie réelle qui subit de plus en plus les errements du capitalisme financier.

Dernière mise à jour : ( 05-02-2009 )
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