Accueil arrow Monnaie inflation crise
21-06-2018
Abonnement par email

Entrez votre adresse email pour recevoir les derniers articles

Menu principal
Accueil
Monnaies françaises
Monnaies du monde
Pièces or
Pièces argent
Euro
Trésors
ARTICLES MONNAIES
Actualités numismatiques
Monnaies en vente
Collectionner les monnaies
Dictionnaire des monnaies
Monnaies grecques
Monnaies gauloises
Monnaies romaines
Monnaies du Moyen Age
Monnaie inflation crise
Liens articles monnaies
Monnaies grecques
Monnaies gauloises
Monnaies romaines
Monnaies médiévales
Monnaies françaises
Monnaies du monde
Trésors
Collectionner les monnaies
Dictionnaire numismatique
Catalogues de monnaies
Ouvrages historiques
Littérature latine
Mythologie
Plan du site
Sites Internet
Annuaire numismatique
Monnaie inflation crise
La déflation s'installe


La déflation s'installe


Sur le front de la situation économique mondiale, les mauvaises nouvelles s'accumulent. Les signes de déflation sont à
Photo de José Manuel Baroso, président de la Commission Européenne
José Manuel Baroso a déclaré lors du G20 : "La menace aujourd'hui ce n'est pas l'inflation, c'est la déflation"
présent clairement avérés, malgré les politiques raisonnables de baisse des taux d'intérêt suivies par toutes les grandes banques centrales mondiales. Les économies payent aujourd'hui le blocage complet du crédit qui a grippé le système bancaire après la faillite de la banque Lehman Brothers.

La déflation, que l'on peut définir comme une diminution de la masse monétaire, se traduit par des baisses des prix à la consommation dont les observateurs les plus avertis ne se réjouissent pas : la déflation est la traduction concrète d'une très sévère crise économique : crise du crédit (les banques prêtent moins, donc l'inflation est stoppée); crise économique (augmentation des faillites d'entreprises, dont destruction monétaire); perte de confiance des consommateurs, qui ont de plus en plus d'inquiétudes pour l'avenir et qui restreignent donc leur consommation.


Le cercle vicieux de la crise est en place


Tous les éléments du cercle vicieux de la crise économique durable sont là. Même le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso a reconnu le Week-end dernier lors du G20 que "La menace aujourd'hui, ce n'est pas l'inflation, c'est la déflation

D'ailleurs, les Etats sont parfaitement conscients que cette panne de l'économie mondiale est si grave que des plans de relance de type Keynésiens s'imposent. L'Europe s'apprête à lancer un plan de relance de 130 milliards d'Euros. Du côté du patronat français, bizarrement, on ne semble pas avoir compris qu'une entreprise sans clients solvables ne peut pas fonctionner, et on s'oppose donc à la relance par la consommation.

Le capitalisme s'autodétruit si on le ne régule pas


Un assouplissement des taux d'intérêt et le sauvetage du système financier d'une complète banqueroute ne suffiront pas à faire rédémarrer l'économie mondiale. Les grandes puissances exportatrices, le Japon, l'Allemagne et la Chine, très dépendantes de la bonne santé économique de leurs clients, sont déjà touchées de plein fouet. Il s'agit de réduire les déséquilibres du commerce mondial, qui est tout à l'avantage de certaines nations, au détriment des autres; il s'agirait aussi d'imposer une meilleure répartition des revenus. Le vice du capitalisme, le fait est connu depuis longtemps, c'est qu'il s'autodétruit si l'on ne le régule pas et seules les Nations sont en mesure de réguler le capitalisme.
Dernière mise à jour : ( 30-09-2011 )
Lire la suite...
 
L'Inflation expliquée en dessin animé

L'Inflation expliquée en dessin animé


La vidéo diffusée ci-dessous a déjà été vue plus de 200000 fois sur Youtube. Cette vidéo en anglais expose une petite fable qui met en scène quelques-uns des personnages de Walt Disney : l'oncle Picsou, Donald et ses 3 fils, Riri, Fifi et Loulou, sont les principaux acteurs de cette fable sur l'inflation. Précisons cependant que si l'on retrouve la dimension pédagogique du dessin animé pour faire passer un message, cette vidéo a été détournée : des messages sous forme de texte sont intercalés entre les scènes du dessin animé et un message politique clair est diffusé contre la Réserve Fédérale américaine (la FED). Celle-ci est accusée d'avoir laissé filer l'inflation et, finalement, de fabriquer de la fausse monnaie.

Pour en revenir au petit conte présenté dans le dessin animé, on peut y voir les fils de Donald aux prises avec une machine "infernale" qui peut tout dupliquer. Les trois petits garçons (pardon : petits canards...) s'empressent de dupliquer de la monnaie. Cette machine tombe à point nommé, ils n'avaient plus un sou dans les poches et c'est désormais le jackpot permanent... Mais l'inflation massive finit par ruiner l'économie. Il finit par y avoir tellement d'argent que les rues sont jonchées de pièces de monnaies, et que l'achat d'un ticket de bus coûte 1000 dollars...

La vidéo, qui ne cesse de faire des parallèles entre cette fable pour les enfants et la politique monétaire suivie par la FED, s'achève par un message politique : dans le dessin animé tout finit bien, puisque le surplus de monaie finit par disparaître; "malheureusement, cela  n'arrivera pas à la monnaie contrefaite imprimée par la Réserve Fédérale".


Vidéo : Duck Tales Inflation Lesson




L'inflation est une réalité mais son caractère nécessaire est mal accepté


On ne peut pas dire qu'il n'y a pas eu d'inflation aux Etats-Unis, en Europe et dans le monde au cours de la dernière décennie écoulée. Mais on ne peut pas dire non plus que la FED fabrique de la fausse monnaie, comme le laissent entendre les messages politiques glissés dans le dessin animé. Ce sont principalement les banques qui crééent la monnaie. Les systèmes monétaires basés sur des monnaies fiduciaires sont incomparablement supérieurs aux systèmes monétaires basés sur une équivalenve physique comme l'or, même s'il sont plus difficiles à concevoir.

Enfin, une société qui connaît la déflation (contraire de l'inflation) de sa masse monétaire ne peut pas connaître autre chose qu'une crise économique. La déflation est un signe de crise ou une conséquence de la crise. Et puis payer un ticket de bus 500 dollars n'est pas grave si l'on gagne 5 millions de dollars par mois. L'inflation ne pose un problème que lorsque les revenus sont insuffisants.
Dernière mise à jour : ( 20-05-2009 )
Lire la suite...
 
Sommet du G20 : un Bretton Woods II ?


Sommet du G20 à Washington : la fin du "laisser faire"


Le Sommet du G20, qui s'est tenu aujourd'hui à Washington s'est achevé sur un engagement un peu informel des plus grandes puissances économiques mondiales de mettre en place une relance économique de type Keynésienne alors que la plus grave crise financière depuis 1929 s'est déroulée pendant les mois de septembre et octobre dernier.

Cette crise financière a désormais contaminé les économies dites réelles, et aucun gouvernement ne semble décidé à conduire une politique du "laisser-faire", plus personne ne croyant en une purge salutaire du marché par lui-même.


Le G20 : un Bretton Woods II ?


Ron Paul, un républicain américain libertaire et texan beaucoup moins connu que les deux candidats aux élections américaines, John Mccain et Barack Obama, a pourtant été candidat à l'investiure républicaine pour les élections présidentielles américaines. Ron Paul s'exprime dans une vidéo au sujet de la réunion du G20 qui s'est tenue aujour''hui (16-11-2008) à Washington. Il baptise cette réunion "un Bretton Woods II". Rappelons que c'est à Bretton-Woods, en 1944, que le rôle du dollar comme monnaie de réserve mondiale a été consacré.

Il est assez intéressant d'écouter le point de vue d'un politicien américain, qui croit comme le croyait De Gaule en son temps, qu'un retour à l'étalon or est nécessaire. Ron Paul exprime quelques idées intéressantes sur la place de l'Amérique dans le nouveau système économique mondial, mais aussi sur le rôle de la Chine et de l'Europe, ainsi que sur les risques d'hyperinflation à la façon de l'Allemagne des années 20 qui se profilent selon lui....

Dans ses explications, Ron Paul emploie quelques expressions choc : il affirme que le système monétaire hérité de Bretton-Woods est mort et que vraie question qui se pose aujourd'hui est "qu'est-ce qui va le remplacer ?" Ron Paul a une vision politique très personnelle et très discutée sur cette question; quoi qu'il en soit son style est clair et il pose quelques bonnes questions....
 

Ron Paul explique son point de vue sur le G20 (16-11-2008)



Dernière mise à jour : ( 08-11-2009 )
Lire la suite...
 
Qu'est-ce que l'inflation ?

Qu'est-ce que l'inflation ?


Définir l'inflation semble tout à fait simple a-priori. Nous examinerons ci-dessous la définition donnée par l'INSEE; puis nous examinerons la définition donnée sur l'encyclopédie Wikipedia (qui se veut neutre, mais la neutralité, quel que soit le domaine évoqué, n'est qu'une vue de l'esprit).

Sommaire


Verso d'un billet de 500 milliards (!) de marks de 1923


Verso d'un billets de 500 milliards de marks émis mis par  la Reichsbankhauptkasse de Berlin en septembre et octobre 1923, pendant la période d'hyperinflation qui a suivi la défaite militaire face à la France (photo www.nithart.com)
Verso d'un billets de 500 milliards de marks (sic !) émis mis par  la Reichsbankhauptkasse de Berlin en septembre et octobre 1923, pendant la période d'hyperinflation qui a suivi la défaite militaire face à la France (photo www.nithart.com)

Définition de l'inflation par l'INSEE


L'INSEE (Institut National des Statitiques), donne la définition suivante pour l'inflation :

L'inflation est la perte du pouvoir d'achat de la monnaie qui se traduit par une augmentation générale et durable des prix.

Elle doit être distinguée de l'augmentation du coût de la vie. La perte de valeur des unités de monnaie est un phénomène qui frappe l'économie nationale dans son ensemble, sans discrimination entre les catégories d'agents.

En revanche, l'augmentation du coût de la vie affecte la répartition fonctionnelle et personnelle des revenus, sans toucher à la relation entre la masse monétaire et le produit national définissant le pouvoir d'achat de la monnaie.

La plupart du temps, pour évaluer le taux d'inflation on utilise l'indice des prix à la consommation. Cette mesure n'est pas toujours exacte car les variations de l'indice des prix ne sont pas toutes d'origine inflationniste.
 
Source de cette définition : http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/inflation.htm
 
On voit qu'il y a dans cette définition une confusion et un mélange étonnant entre différents concepts : les concepts d'inflation, de pouvoir d'achat et de hausse des prix sont mélangés. L'INSEE mélange le concept d'inflation (sans la définir vraiment) et ses conséquences. C'est surprenant, mais il ne s'agit que d'une information sans prétentions sur un site destiné au grand public.

Dernière mise à jour : ( 17-04-2012 )
Lire la suite...
 
La BCE Baisse ses taux d'intérêt à 3,25 % (06-11-2008)

La BCE Baisse ses taux d'intérêt à 3,25 % (06-11-2008)


La BCE (Banque Centrale Européenne) vient d'annoncer une nouvelle baisse des son taux d'intérêt directeur, qui passe de 3,75% à 3,25%.

Cette action de baisse a été prise simultanément avec la Banque d'Angleterre, qui vient elle aussi d'abaisser de façon très spectaculaire son principal taux directeur d'un point et demi; ce taux est désormais fixé à 3%, soit 0,25 points de base de moins que le taux de la zone euro.

Cette décision a été prise au lendemain de l'élection présidentielle américaine, qui, fait historique, a permis à un afro-américain, Barack Obama,  d'accéder à la fonction suprême des Etats-Unis.

Sur un plan monétaire, cette baisse européenne des taux d'intérêt fait suite à une baisse des taux par la FED (Réserve fédérale américaine) à 1% le 28 octobre dernier. Cette baisse des taux d'intérêt aux Etats-Unis avait été suivie le 31-10-2008 d'une nouvelle baisse des taux par la banque du Japon, fixant son principal taux directeur à 0,30%.


Les banquiers centraux craignent la déflation


Comme on peut le voir, les plus grandes banques centrales de la planète ont vraiment pris la mesure de l'ampleur de la crise économique qui s'abat sur la planète. Les risques de déflation sont majeurs, après la congestion prolongée du crédit, qui a atteint son paroxysme après la faillite de la banque Lehman Brothers, le 15 septembre dernier.

Les baisses régulières et importantes des taux d'intérêt ont pour but de relancer le crédit des particuliers et des entreprises, en rendant l'argent moins cher. Les Anglais semblent prêts à laisser filer l'inflation, avec les risques sociaux que cela implique, plutôt que de replonger dans une longue stagnation comparable à celle qu'ils ont vécue dans les années 20 du XXème siècle; l'Angleterre, c'est aussi le pays de Keynes.


Le Japon continue son dumping monétaire habituel


Les écarts entre les taux d'intérêt des grandes zones monétaires sont considérables. On voit d'abord que les taux d'intérêt de l'Europe (zone Euro + Grande-Bretagne) sont trois fois plus élevés qu'aux Etats-Unis, et 10 fois plus élevés qu'au Japon.
 
Au Japon l'argent ne vaut rien ou presque. Tout est fait pour favoriser l'économie réelle et les travailleurs. Les Japonais ont bien compris que la monnaie n'est qu'un instrument, pas une fin en soi. Ils ont compris qu'il vaut mieux être un grand pays avec une monnaie faible, qu'un pays en récession avec une monnaie forte.

Dernière mise à jour : ( 04-03-2017 )
Lire la suite...
 
Dette américaine : 10000 milliards de dollars de dette

Dette américaine : 10000 milliards de dollars de dette


C'est le 30 septembre 2008 que la dette américaine a dépassé le seuil psychologique des 10000 milliards de dollars. Le 4 novembre dernier, le chiffre de la dette américaine atteignait les 10566 milliards de dollars, un montant colossal, jamais atteint par le passé par une grande Nation industrialisée.

Depuis le 15 septembre dernier, date à laquelle la faillite de la banque Lehman Brothers a lancé un cycle de cracks boursiers d'ampleur planétaire qui a duré jusqu'à la mi-octobre, la dette américaine a connu une très forte croissance : + 932 milliards de dollars, ce qui est bien dans les poportions du plan Paulson (750 milliards de dollars).

Avant de donner quelques explications et quelques commentaires sur ces chiffres qui ont de quoi effrayer, voici la représentation graphique de la dette américaine en 2008 :

dette américaine 10000 milliards de dollars de dette


On peut observer une croissance régulière de la dette; cette croissance s'est accélérée au cours des mois de septembre et octobre 2008. Il s'agit de la conséquence de la politique américaine qui a consisté à intervenir massivement (Plan Paulson) pour éviter un effondrement complet du système financier américain et mondial (crise systémique)
 
Dernière mise à jour : ( 29-10-2013 )
Lire la suite...
 
Obama président des Etats-Unis !

Obama élu président des Etats-Unis !

Portrait de Barack Obama, le nouveau président des Etats-UnisBarack Obama a été élu président des Etats-Unis par le peuple américain. L'accession d'un homme noir à la présidence des Etats-Unis est un fait historique.

Le charisme exceptionnel du candidat du parti démocrate, ainsi qu'un message rappelant ce que fut la devise américaine jusqu'en 1956 "e pluribus unum" ("de plusieurs ne faisons qu'un" ou "de la diversité faisons l'unité"), ont certainement joué un rôle important pour son élection. Quoi qu'il en soit, son adversaire John McCain a reconnu la victoire de Barack Obama.

Aucun problème lié aux Institutions démocratiques ne se rajoutera aux très sérieux problèmes politiques, économiques et sociaux que connaît actuellement l'Amérique.

Le peuple américain, touché de plein fouet par la crise des subprimes et de la sévère crise économique qui s'est installée semble être conscient de la nécessité d'un changement de direction politique pour les Etats-Unis.


Le marché des devises a anticipé hier l'élection de Barack Obama


Sur le marché des changes, le dollar a étendu ses gains face à un panier comprenant les principales devises, après que les médias américains aient projeté une victoire du candidat démocrate aux élections présidentielles américaines. Le dollar a gagné 0,7% face à ce panier de devises. L'Euro a atteint son cours le plus bas face au dollar US à 1,2830 euros contre 1 dollar, après l'annonce de la projection de la victoire d'Obama.

Le nouveau président des Etats-Unis va devoir relever d'immenses défis


Malgré un vent d'optimisme sur les principales bourses de la planète, le nouveau président des Etats-Unis va devoir relever d'immenses défis pour atténuer l'impact de la crise financière et économique qui est désormais bien installée aux Etats-Unis et dans le monde. Sur un plan monétaire, la situation ne devrait pas évoluer aux Etats-Unis, où la FED a baissé ses taux directeurs d'un demi point le 29 octobre dernier (-0,5 points à 1%). La BCE devrait emboiter le pas à de la FED. Une baisse des taux d'intérêt conséquente d'au moins 1/2 point est attendue pour demain. Les dirigeants de la BCE semblent désormais acquis à l'idée d'utiliser la monnaie pour stimuler l'économie, comme le fond les américains.
Dernière mise à jour : ( 04-07-2009 )
Lire la suite...
 
Crise financière : Octobre Noir ou Mois Maudit ?

Crise financière : Octobre Noir ou Mois Maudit ?


Le "Mois Maudit"


Les journalistes, pour attirer l'attention, cherchent des titres accrocheurs; et en cherchant bien, ils finissent par trouver... Par exemple, un journaliste de chez Yahoo a fait la trouvaille suivante pour qualifier la crise financière : "Le Mois Maudit". Le mois en question, c'est bien sûr le mois d'octobre 2008 qui a vu un plongeon sans précédent des bourses mondiales. Ce titre, le "Mois Maudit" évoque bien sûr le roman historique "Les Rois Maudits" de Maurice Druon, publié entre 1955 et 1977 et adapté dans un célèbre feuilleton télévisé en 1972. Le jeu de mots est bien trouvé : une seule lettre suffit à transformer un titre de roman en qualificatif pour une période complète (le désormais historique mois d'octobre 2008). Le problème, c'est le concept de "malédiction économique" contenue par le mot "Maudit" du titre "Mois Maudit".

L'économie n'est pas une personne


Rappelons ce qu'est une malédiction : sort hostile auquel on ne semble pouvoir échapper; fatalité. Exemple : "La malédiction est sur moi" (définition du petit Larousse Illustré). Le problème c'est la question de la fatalité appliquée à l'économie. Dire, pour reprendre l'expression du Petit Larousse que "La malédiction est sur l'économie" cela signifierait deux choses, l'une sans conséquences, l'autres très grave (journalistiquement parlant bien sûr !). D'abord, on personnifierait l'économie. Cela se fait aujourd'hui (les romains étaient déjà des spécialistes de la personnification il y a plus de deux mille ans : ils ont personnifié toute les idées un peu importantes, comme la Liberté, la Justice, l'Equité, la Fortune...). Bref, personnifier l'économie, en soi, ce n'est pas si grave (on personnifie bien la terre, notre mère à tous...).

Ce qui est plus sérieux, c'est le concept de fatalité attaché à la notion d'économie. Cela suppose que l'on ne peut rien changer à la situation, que l'économie avance seule, que rien ni personne ne peut l'influencer. C'est absurde évidemment. L'économie, c'est la somme de décisions volontaires prises par des millions de personnes; ces décisions sont parfois prises sous l'effet de la panique (cela s'est vu récemment); mais pas toujours.

Octobre Noir : trop court pour qualifier la crise


On voit aussi parfois l'expression "d'Octobre Noir" pour désigner ce mois qui s'achève. Cette expression est forgée comme une réplique au fameux "Jeudi Noir", c'est-à-dire le 24 octobre 1929, jour qui vit une dégringolade historique de la bourse de New York, et qui marqua le début de la funeste crise de 29. Depuis le Jeudi Noir de 1929, on qualifie de "Noirs" tous les jours pendant lesquels se produisent des cracks boursiers. Vue l'ampleur de la baisse des indices boursiers au cours du mois écoulé, on peut étendre le concept de la "journée Noire" à un mois entier. Le problème, c'est que la panique boursière a commencé à la mi-septembre, pour s'achever (non sans quelques soubressauts récents) vers la mi-octobre.

Donc, il faudrait plutôt employer l'expression "Septembre-Octobre Noir" ou "Mi-septembre/Mi-Octobre Noir"; mais ce n'est pas possible : trop long, trop imprononçable, par assez journalistique. Et puis certain historiens (et non des moindres) ont déjà pris des libertés sémantico-chronologiques pour qualifier les périodes : "Le Siècle de Louis XIV" = 1643-1715 est en théorie le XVIIème siècle); pour certains historiens, le XIXème siècle commence en 1789 et s'achève en 1914; Jean Fourastié qualifie de "Trente Glorieuses" une période de 20 ans... De toute façon, les historiens garderont la meilleure expression, celle qui frappe le plus les esprits, pour désigner le mois d'Octobre qui vient de s'écouler.

Récemment, l'expression de "capitulation des marchés" a rencontré un franc succès. C'est une métaphore guerrière. Mais l'économie, ce n'est pas "la guerre continuée par d'autres moyens", quoi que cette idée gagne de plus en plus de terrain. Mais c'est un autre sujet.
 
Dernière mise à jour : ( 10-08-2009 )
Lire la suite...
 
La FED baisse ses taux d'intérêt à 1%


La FED baisse ses taux d'intérêt à 1%


La Réserve Fédérale américaine a annoncé le 28-10-2008 qu'elle abaissait son principal taux directeur de 50 points de base à 1%. Cette nouvelle baisse des taux d'intérêt était très attendue par les marchés qui l'on largement anticipée au cours de la journée.

La Réserve Fédérale américaine entend ainsi contrer la crise économique qui s'est propagée depuis la sphère financière vers l'économie réelle. Par cette nouvelle baisse des taux d'intérêt, la Banque Centrale américaine souhaite faciliter l'accès des particuliers et des investisseurs au crédit. La baisse de l'inflation, le déclin des prix de l'énergie et d'autres matières premières a conduit les dirigeants de la FED à prendre cette nouvelle décision qui est de nature à atténuer l'impact de la crise économique en relançant l'investissement et la consommation.

La Réserve Fédérale américaine avait déjà abaissé son taux directeur le 7 octobre dernier de 0,5 points à 1,5 %, dans le cadre d'une baisse concertée des taux d'intérêt avec d'autres grandes banques centrales, dont la BCE.

La nouvelle baisse des taux d'intérêt de la FED ramène les taux d'intérêt à leur point le plus bas depuis juin 2004.
Dernière mise à jour : ( 05-02-2009 )
Lire la suite...
 
Taux d'intérêt : des taux d'intérêt trop élevés nuisent aux travailleurs


BCE, FED ET BOJ fixent le loyer de l'argent


Les 3 plus grandes banques centrales de la planète sont la Banque Centrale des Etats-Unis (FED), la Banque Centrale Européenne (BCE), et la Banque Centrale du Japon (BOJ). Ces grandes institutions monétaires jouent un rôle fondamental dans l'économie, par le biais de la monnaie. Avec la fixation des taux d'intérêt directeurs elles influencent fortement la formation du crédit (qui est généré par les banques => cf. la monnaie comme dette).


Les taux d'intérêt Européens sont les plus élevés


Actuellement le principal taux directeur de la BCE est fixé à 3,75%; celui de la FED est de 1,5%; celui de la Banque centrale du Japon est de 0,5%. Les écarts sont considérables et reflètent des différences de perception majeures concernant le rôle de la monnaie dans l'économie.

Pour parler simplement, on peut dire que l'Europe privilégie la rente et sacrifie le travail. Les Etats-Unis privilégient le dynamisme économique plutôt qu'une hypothétique stabilité monétaire; les Japonais sacrifient complètement la rente au profit du travail. Mais tout ceci mérite quelques explications.

Les effets des taux d'interêt bas : la stimulation du crédit et de l'inflation


Plus le taux directeur des Banques Centrales est bas, et moins les crédits sont chers; par conséquent, la fixation des taux d'intérêt bas est censée stimuler le crédit et par contrecoup la consommation et les investissements des entreprises. La consommation est la clé d'une économie florissante : une consommation forte joue le rôle de courroie d'entraînement pour les entreprises, appelées à investir plus pour satisfaire la demande. On est dans ce cas en présence d'un cercle économique vertueux. A contrario, une consommation déprimée entraîne une baisse de l'activité des entreprises qui ont moins de raisons d'investir ou d'embaucher; c'est un cercle vicieux de décroissance qui risque de s'installer.
 
Les banques centrales ont la possibilité d'influencer fortement les conditions économiques en fixant des taux d'intérêt plus ou moins élevés. Mais la baisse des taux d'intêret n'est évidemment pas sans conséquences. D'abord, la stimulation du crédit provoque de l'inflation, qui est un gonflement de la masse monétaire. L'inflation provoque un effet mécanique de hausse des prix; les salaires ne s'ajustent qu'après coup à la hausse des prix; laisser filer l'inflation a donc un coût social et politique : cela équivaut dans un premier temps à une baisse des salaires.
 
Le deuxième effet d'une baisse des taux d'intérêt est de désavantager la rente et le capital "dormant" au profit soit de la consommation, soit de l'investissement dans l'économie (dont on sait qu'ils vont se traduire, à terme par des créations d'emplois). L'abaissement des taux d'intérêt abaisse le seuil de rentabilité des entreprises et favorise l'activité plutôt que la finance.
Dernière mise à jour : ( 05-02-2009 )
Lire la suite...
 
Crise financière : l'argent ne part pas en fumée


Crise financière : l'argent ne part pas en fumée


Wall Street et les grandes bourses mondiales ont perdu 25% de leur valeur en l'espace de 3 semaines. Certains commentateurs écrivent même des remarques telles que celle-ci : "environ 25 000 milliards de dollars sont partis en fumée, soit près de deux fois le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis".

Que signifie cette expression "25 000 milliards de dollars partis en fumée" ? L'expression "partis en fumée" sous-entend un incendie détruisant des tas des billets. Le sous-entendu est clair : la monnaie ainsi "partie en fumée" est détruite définitivement et irrémédiablement. Mais c'est une vision un peu courte, et pour tout dire incorrecte de la situation. Ce n'est pas parce que les investisseurs fuient les marchés boursiers que tout l'argent qu'ils possédaient sous forme d'actions est détruit, loin de là.
 

L'argent disparaît lorsque des entreprises font faillite


L'argent disparaît de deux manières, mais disons tout de suite qu'à l'heure actuelle, le principal biais qui provoque une destruction définitive de monnaie, ce sont les faillites d'entreprises.

Dans le passé, au cours des périodes où la monnaie était avant tout physique (c'est-à-dire composée de pièces de monnaie "sonnantes et trébuchantes"), l'usure desdites pièces pouvait provoquer leur disparition. La thésaurisation (notamment par l'enfouissement) était aussi une cause de disparition d'argent de la circulation monétaire.

Aujourd'hui, l'argent physique ne représente plus qu'une infime partie de la masse monétaire et les causes anciennes de disparition de monnaie n'ont pas disparu mais ne jouent pratiquement plus aucun rôle dans la destruction monétaire.

A l'heure actuelle la monnaie est principalement fiduciaire (ou virtuelle), et on la crée par des jeux d'écriture; on la détruit aussi par des jeux d'écritures, en supprimant les dettes des entreprises qui ont fait faillite. C'est pourquoi le nombre de faillites d'entreprises, et les sommes qu'elles ont entraînées avec elles dans leur disparition, est le vrai indicateur de la destruction de monnaie. La monnaie "part en fumée" à chaque fois qu'une entreprise fait faillite et qu'on supprime de facto ses dettes; cet argent n'existe plus définitivement.
Dernière mise à jour : ( 26-02-2009 )
Lire la suite...
 
<< Début < Précédente 1 2 3 4 5 6 7 8 Suivante > Fin >>

Résultats 91 - 105 sur 113
Contact : sacramon@yahoo.fr | Sacra-Moneta.com 2006-2017 monnnaies numismatique or et pieces de collection |