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Henri Guaino, la crise et la monnaie

Henri Guaino, la crise et la monnaie


Dans un interview donné au jounal La Tribune (le 1-12-2008), Henri Guaino, proche conseiller de Nicolas Sarkozy, livre sa vision de la crise financière, estimant qu'une meilleure répartition des revenus du capital et du travail est nécessaire. Il évoque au passage la monnaie : "On ne pouvait pas éternellement donner toujours plus au capital et moins au travail, toujours plus à la rente et à la spéculation et moins à la production, ni éternellement voir les grands pays émergents produire de plus en plus à la place des autres en maintenant la valeur de leur monnaie et leurs salaires artificiellement bas, sans consommer beaucoup plus", dit-il.


La Chine visée à mots couverts


Quand on lit  "les grands pays émergents" sous la plume d'Henri Guaino, on ne peut s'empêcher de penser à un pays émergent en particulier, la Chine, qui prétend dicter à la France sa conduite politique et prend même des mesures de rétorsion économiques, alors même que la France et l'Europe sont ses plus gros clients. D'ailleurs le mot "pays émergent" est discutable : la Chine est désormais une grande puissance et il faut la traiter comme telle.

Billet de 1 yuan Chinois
Billet de 1 yuan Chinois. Portrait de Mao, un des dictateurs communistes les plus sanguinaires

Il faut dire également que la Chine est une dictature communiste qui pratique une realpolitk égoïste et sans scrupules à tous les niveaux et notamment au niveau monétaire.
Dernière mise à jour : ( 29-06-2009 )
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Crise financière : l'onde de choc


Crise financière : l'onde de choc


Les mauvaises nouvelles économiques se succèdent les unes après les autres et les sautes d'humeurs des marchés financiers (hier 24-11-2008 la bourse de Paris a enregistré une hause historique de 10%) n'y changeront rien. Le chômage augmente; l'immobilier subit de plein fouet le dégonflement brutal de la bulle immobilière et la crise du crédit, qui a atteint son paroxysme au début du mois de novembre 2008. Les mises en chantier diminuent considérablement, les prix baissent; tous les secteurs de l'économie, le secteur de l'industrie automobile ou du celui du tourisme par exemple, sont touchés.

L'onde de choc de la crise financière, suivie d'une congestion complète du crédit est en train de se repandre dans l'économie réelle. Ce n'est qu'un début. On peut s'attendre à une aggravation de la situation au moins dans les trois mois à venir. La brutalité de l'impact est impressionnante.


Les politiques de baisse des taux d'intérêt et de relance des économies sont les seules possibilités


Les gouvernements ont entrepris (Etats-Unis) ou vont entreprendre d'ici peu (France) des politiques de relance de l'économie (soutien de la consommation et des entreprises). A ces mesures se joignent des baisses quasiment généralisées, à l'échelle mondiale, des taux d'intérêt qui ont suivi le sauvetage du système fiancier mondial d'une complète faillite (Plan Paulson aux Etats-Unis et Plan de l'Eurogroupe pour la zone Euro).

Les gouvernements ont deux alternatives : le laisser faire à la manière de 1929 ou l'action, c'est-à-dire une politique Keynésienne. Il semble que les gouvernements ont choisi l'action. C'est en Angleterre, partrie de Keynes, qui est particulièrement affectée par la crise financière, que se trouve aujourd'hui le gouvernement le plus audacieux et le plus imaginatif. C'est le gouvernement de Gordon Brown.
Dernière mise à jour : ( 26-02-2009 )
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La Fed copie l'hyperinflation de la République de Weimar

La Fed copie l'hyperinflation de la République de Weimar


Le titre ci-dessus est très clairement une attaque contre la politique suivie par la FED (Réserve Fédérale Américaine). C'est le titre de la vidéo présentée plus bas, qui rencontre actuellement un vrai succès sur Internet (on a vu récemment que de le mot déflation avait connu lui aussi un certain intérêt, précisément parce que la situation économique se rapproche d'une situation de déflation).

La vidéo n'évoque pas la FED, mais étudie le processus d'hyperinflation qui s'est emparé de l'Allemagne après la première guerre mondiale. Le rapprochement avec la situation américaine d'aujourd'hui est discutable, bien que certains aspects soient comparables, comme la destruction des capacités de production des deux Nations (l'Allemagne ayant subi les conséquences de sa défaite, et l'Amérique les conséquences de son ultralibéralisme).


Le processus d'hyperinflation dans l'Allemagne après la première guerre mondiale


La vidéo décortique le processus d'hyperinflation qui a atteint l'Allemagne en commençant par décrire l'affaiblissement des capacités de production de l'Allemagne; il est ensuite question des réparations colossales exigées par les Alliés (France et Angleterre) comme prix de leur victoire. Ces conditions intenables ont conduit le gouvernement Allemand à utiliser la planche à billet, c'est-à-dire l'inflation comme moyen de survie économique. On parle même d'hyperinflation, dans la mesure ou l'unité de compte a atteint plusieurs milliards de marks. A un certain moment, "la population allemande était noyée dans une mer de monnaie". La vidéo fait cependant un raccourci entre la période d'hyperinflation d'après guerre et le Nazisme, apparu plus tard pour d'autres raisons. La manière dont l'Empire Britannique est présenté est plus que discutable.


Les trois courbes de l'hyperinflation


L'analyse du processus d'hyperinflation divise le phénomène en trois courbes : le gonflement d'une bulle financière (courbe 1) nourrie par l'inflation (courbe 2) qui se séparent de l'économie physique (on pourrait dire aussi "réelle") = courbe 3. La situation évolue vers un crash monétaire complet.
L'auteur de cette vidéo fait un parallèle entre la situation de l'Allemagne et celle des Etats-Unis aujourd'hui, mais il s'agit d'une thèse discutable.


Vidéo "La Fed copie l'hyperinflation de la République de Weimar"



Dernière mise à jour : ( 30-01-2019 )
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La déflation intéresse de plus en plus de monde


La déflation intéresse de plus en plus de monde


La déflation est un phénomène monétaire qui peut être défini contre le contraire de l'inflation. Recemment, le mot déflation a connu une explosion de requêtes sur Google, sans doute parce que la déflation est en train de s'installer après une période très longue de forte inflation.

Graphique : requêtes mondiales sur le mot "déflation"


Graphique représentant les requêtes sur le mot déflation dans le moteur de recherches Google
 

Comme on peut le voir la quantité de requêtes placées à l'échelle mondiale sur le mot "déflation" a connu une très forte croissance vers les derniers mois de l'année 2008. Ce pic de requêtes correspond évidemment à la crise financière. Il semble que ce pic de requêtes sur le mot déflation traduise l'envie de savoir de quoi il s'agit. Habituellement, on entend davantage parler d'inflation.

On peut commenter brièvement la répartition géographique mondiale des requêtes sur le mot déflation; la déflation semble préoccuper particulièrement les Allemands, les Autrichiens, les Suisses, les Suédois, les Britanniques, mais c'est à Singapour que les recherches sur la déflation sont les plus fréquentes. 

L'Amérique n'arrive qu'en 6ème position dans les requêtes, après l'Inde. Il faut dire que les Etats-Unis ont été habitués à une inflation massive plutôt qu'à la déflation. Ils ne semblent pas se préoccuper de la déflation pour le moment. En ce qui concerne la France, elle n'est pas classée dans le top 10 des pays où le mot déflation est le plus recherché, mais elle figure en 4ème position pour les langages utilisés pour la requête "déflation", derrière l'Allemand, le Suédois et l'Anglais.
Dernière mise à jour : ( 30-09-2011 )
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Crise de 29, crise de 2008 : la comparaison est-elle possible ?

Les conséquences économiques, sociales et politiques de la crise de 1929 en Allemagne


Le célèbre historien français Serge Berstein revient dans les deux vidéos ci-dessous (publiées par le journal Marianne) sur la crise de 1929 et ses conséquences économiques, sociales et politiques.

On peut y voir les conséquences de la crise en Allemagne : la montée du Nazisme et l'arrivée au pouvoir de Hitler est une conséquence directe de la crise de 1929. Il faut y rajouter un arrière-plan de revanche et l'idée que l'armée allemande n'a pas été vaincue militairement en 1918, mais a été trahie par les politiques. A cela, il faudrait encore rajouter le traité de Versailles, qui a rendu toute réconciliation impossible entre les pays d'Europe. La France a gagné la première guerre mondiale militairement avec l'aide de ses Alliés, mais elle n'a pas su gagner une paix durable.

La comparaison entre les deux crises, 1929 et 2008 se trouve après les deux vidéos


Comment la crise de 29 fit lit du nazisme (1/2)



Dernière mise à jour : ( 05-06-2009 )
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Inflation et hausse des prix

Inflation et hausse des prix


Dans la vidéo ci-dessous, Caroline Newhouse-Cohen, de la banque BNP Paribas, explique ce qu'est l'inflation. Elle définit ainsi l'inflation : "'L'inflation est un phénomène très particulier : c'est une hausse continue et autoentretenue du niveau général des prix, que ce soit le prix des marchandises ou le prix des actifs financiers".

Evidemment on n'est pas obligé d'être d'accord avec cette définition; il ne faut pas confondre l'inflation et la hausse des prix, qui sont deux phénomènes liés mais qu'il est nécessaire d'analyser de façon distincte. Mais avant d'en dire plus, voyez les définitions et les explications données par Caroline Newhouse-Cohen

Analyse de l'inflation et de la déflation



Hausse des prix et Inflation : deux phénomènes distincts


La confusion entre ce qu'est l'inflation et la hausse des prix est très répandue. Quelques précisions sur la hausse des prix s'imposent. Qu'est-ce qui détermine le niveau général des prix ? C'est l'offre et la demande, qui ne sont que très secondairement dépendantes de la monnaies, même si elles en dépendent tout de même en raison du crédit, qui est la source principale de naissance de la monnaie.

L'offre de produits de consommation dépend de la capacité de les produire dans de bonnes conditions. Actuellement, on produit fort bien des écrans plats, dont les prix ont tendance à baisser, mais on produit de plus en plus mal le pétrole, matière naturelle dont les stocks ne sont pas infinis. Donc, le niveau des prix dépend de la capacité de production.

Le niveau des prix dépend aussi de la demande; par exemple, la demande mondiale de céréales augmente car la population mondiale augmente; les prix ont tendance à augmenter.
Dernière mise à jour : ( 13-06-2009 )
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La déflation s'installe


La déflation s'installe


Sur le front de la situation économique mondiale, les mauvaises nouvelles s'accumulent. Les signes de déflation sont à
Photo de José Manuel Baroso, président de la Commission Européenne
José Manuel Baroso a déclaré lors du G20 : "La menace aujourd'hui ce n'est pas l'inflation, c'est la déflation"
présent clairement avérés, malgré les politiques raisonnables de baisse des taux d'intérêt suivies par toutes les grandes banques centrales mondiales. Les économies payent aujourd'hui le blocage complet du crédit qui a grippé le système bancaire après la faillite de la banque Lehman Brothers.

La déflation, que l'on peut définir comme une diminution de la masse monétaire, se traduit par des baisses des prix à la consommation dont les observateurs les plus avertis ne se réjouissent pas : la déflation est la traduction concrète d'une très sévère crise économique : crise du crédit (les banques prêtent moins, donc l'inflation est stoppée); crise économique (augmentation des faillites d'entreprises, dont destruction monétaire); perte de confiance des consommateurs, qui ont de plus en plus d'inquiétudes pour l'avenir et qui restreignent donc leur consommation.


Le cercle vicieux de la crise est en place


Tous les éléments du cercle vicieux de la crise économique durable sont là. Même le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso a reconnu le Week-end dernier lors du G20 que "La menace aujourd'hui, ce n'est pas l'inflation, c'est la déflation

D'ailleurs, les Etats sont parfaitement conscients que cette panne de l'économie mondiale est si grave que des plans de relance de type Keynésiens s'imposent. L'Europe s'apprête à lancer un plan de relance de 130 milliards d'Euros. Du côté du patronat français, bizarrement, on ne semble pas avoir compris qu'une entreprise sans clients solvables ne peut pas fonctionner, et on s'oppose donc à la relance par la consommation.

Le capitalisme s'autodétruit si on le ne régule pas


Un assouplissement des taux d'intérêt et le sauvetage du système financier d'une complète banqueroute ne suffiront pas à faire rédémarrer l'économie mondiale. Les grandes puissances exportatrices, le Japon, l'Allemagne et la Chine, très dépendantes de la bonne santé économique de leurs clients, sont déjà touchées de plein fouet. Il s'agit de réduire les déséquilibres du commerce mondial, qui est tout à l'avantage de certaines nations, au détriment des autres; il s'agirait aussi d'imposer une meilleure répartition des revenus. Le vice du capitalisme, le fait est connu depuis longtemps, c'est qu'il s'autodétruit si l'on ne le régule pas et seules les Nations sont en mesure de réguler le capitalisme.
Dernière mise à jour : ( 30-09-2011 )
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L'Inflation expliquée en dessin animé

L'Inflation expliquée en dessin animé


La vidéo diffusée ci-dessous a déjà été vue plus de 200000 fois sur Youtube. Cette vidéo en anglais expose une petite fable qui met en scène quelques-uns des personnages de Walt Disney : l'oncle Picsou, Donald et ses 3 fils, Riri, Fifi et Loulou, sont les principaux acteurs de cette fable sur l'inflation. Précisons cependant que si l'on retrouve la dimension pédagogique du dessin animé pour faire passer un message, cette vidéo a été détournée : des messages sous forme de texte sont intercalés entre les scènes du dessin animé et un message politique clair est diffusé contre la Réserve Fédérale américaine (la FED). Celle-ci est accusée d'avoir laissé filer l'inflation et, finalement, de fabriquer de la fausse monnaie.

Pour en revenir au petit conte présenté dans le dessin animé, on peut y voir les fils de Donald aux prises avec une machine "infernale" qui peut tout dupliquer. Les trois petits garçons (pardon : petits canards...) s'empressent de dupliquer de la monnaie. Cette machine tombe à point nommé, ils n'avaient plus un sou dans les poches et c'est désormais le jackpot permanent... Mais l'inflation massive finit par ruiner l'économie. Il finit par y avoir tellement d'argent que les rues sont jonchées de pièces de monnaies, et que l'achat d'un ticket de bus coûte 1000 dollars...

La vidéo, qui ne cesse de faire des parallèles entre cette fable pour les enfants et la politique monétaire suivie par la FED, s'achève par un message politique : dans le dessin animé tout finit bien, puisque le surplus de monaie finit par disparaître; "malheureusement, cela  n'arrivera pas à la monnaie contrefaite imprimée par la Réserve Fédérale".


Vidéo : Duck Tales Inflation Lesson




L'inflation est une réalité mais son caractère nécessaire est mal accepté


On ne peut pas dire qu'il n'y a pas eu d'inflation aux Etats-Unis, en Europe et dans le monde au cours de la dernière décennie écoulée. Mais on ne peut pas dire non plus que la FED fabrique de la fausse monnaie, comme le laissent entendre les messages politiques glissés dans le dessin animé. Ce sont principalement les banques qui crééent la monnaie. Les systèmes monétaires basés sur des monnaies fiduciaires sont incomparablement supérieurs aux systèmes monétaires basés sur une équivalenve physique comme l'or, même s'il sont plus difficiles à concevoir.

Enfin, une société qui connaît la déflation (contraire de l'inflation) de sa masse monétaire ne peut pas connaître autre chose qu'une crise économique. La déflation est un signe de crise ou une conséquence de la crise. Et puis payer un ticket de bus 500 dollars n'est pas grave si l'on gagne 5 millions de dollars par mois. L'inflation ne pose un problème que lorsque les revenus sont insuffisants.
Dernière mise à jour : ( 20-05-2009 )
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Sommet du G20 : un Bretton Woods II ?


Sommet du G20 à Washington : la fin du "laisser faire"


Le Sommet du G20, qui s'est tenu aujourd'hui à Washington s'est achevé sur un engagement un peu informel des plus grandes puissances économiques mondiales de mettre en place une relance économique de type Keynésienne alors que la plus grave crise financière depuis 1929 s'est déroulée pendant les mois de septembre et octobre dernier.

Cette crise financière a désormais contaminé les économies dites réelles, et aucun gouvernement ne semble décidé à conduire une politique du "laisser-faire", plus personne ne croyant en une purge salutaire du marché par lui-même.


Le G20 : un Bretton Woods II ?


Ron Paul, un républicain américain libertaire et texan beaucoup moins connu que les deux candidats aux élections américaines, John Mccain et Barack Obama, a pourtant été candidat à l'investiure républicaine pour les élections présidentielles américaines. Ron Paul s'exprime dans une vidéo au sujet de la réunion du G20 qui s'est tenue aujour''hui (16-11-2008) à Washington. Il baptise cette réunion "un Bretton Woods II". Rappelons que c'est à Bretton-Woods, en 1944, que le rôle du dollar comme monnaie de réserve mondiale a été consacré.

Il est assez intéressant d'écouter le point de vue d'un politicien américain, qui croit comme le croyait De Gaule en son temps, qu'un retour à l'étalon or est nécessaire. Ron Paul exprime quelques idées intéressantes sur la place de l'Amérique dans le nouveau système économique mondial, mais aussi sur le rôle de la Chine et de l'Europe, ainsi que sur les risques d'hyperinflation à la façon de l'Allemagne des années 20 qui se profilent selon lui....

Dans ses explications, Ron Paul emploie quelques expressions choc : il affirme que le système monétaire hérité de Bretton-Woods est mort et que vraie question qui se pose aujourd'hui est "qu'est-ce qui va le remplacer ?" Ron Paul a une vision politique très personnelle et très discutée sur cette question; quoi qu'il en soit son style est clair et il pose quelques bonnes questions....
 

Ron Paul explique son point de vue sur le G20 (16-11-2008)



Dernière mise à jour : ( 30-01-2019 )
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Qu'est-ce que l'inflation ?

Qu'est-ce que l'inflation ?


Définir l'inflation semble tout à fait simple a-priori. Nous examinerons ci-dessous la définition donnée par l'INSEE; puis nous examinerons la définition donnée sur l'encyclopédie Wikipedia (qui se veut neutre, mais la neutralité, quel que soit le domaine évoqué, n'est qu'une vue de l'esprit).

Sommaire


Verso d'un billet de 500 milliards (!) de marks de 1923


Verso d'un billets de 500 milliards de marks émis mis par  la Reichsbankhauptkasse de Berlin en septembre et octobre 1923, pendant la période d'hyperinflation qui a suivi la défaite militaire face à la France (photo www.nithart.com)
Verso d'un billets de 500 milliards de marks (sic !) émis mis par  la Reichsbankhauptkasse de Berlin en septembre et octobre 1923, pendant la période d'hyperinflation qui a suivi la défaite militaire face à la France (photo www.nithart.com)

Définition de l'inflation par l'INSEE


L'INSEE (Institut National des Statitiques), donne la définition suivante pour l'inflation :

L'inflation est la perte du pouvoir d'achat de la monnaie qui se traduit par une augmentation générale et durable des prix.

Elle doit être distinguée de l'augmentation du coût de la vie. La perte de valeur des unités de monnaie est un phénomène qui frappe l'économie nationale dans son ensemble, sans discrimination entre les catégories d'agents.

En revanche, l'augmentation du coût de la vie affecte la répartition fonctionnelle et personnelle des revenus, sans toucher à la relation entre la masse monétaire et le produit national définissant le pouvoir d'achat de la monnaie.

La plupart du temps, pour évaluer le taux d'inflation on utilise l'indice des prix à la consommation. Cette mesure n'est pas toujours exacte car les variations de l'indice des prix ne sont pas toutes d'origine inflationniste.
 
Source de cette définition : http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/inflation.htm
 
On voit qu'il y a dans cette définition une confusion et un mélange étonnant entre différents concepts : les concepts d'inflation, de pouvoir d'achat et de hausse des prix sont mélangés. L'INSEE mélange le concept d'inflation (sans la définir vraiment) et ses conséquences. C'est surprenant, mais il ne s'agit que d'une information sans prétentions sur un site destiné au grand public.

Dernière mise à jour : ( 17-04-2012 )
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La BCE Baisse ses taux d'intérêt à 3,25 % (06-11-2008)

La BCE Baisse ses taux d'intérêt à 3,25 % (06-11-2008)


La BCE (Banque Centrale Européenne) vient d'annoncer une nouvelle baisse des son taux d'intérêt directeur, qui passe de 3,75% à 3,25%.

Cette action de baisse a été prise simultanément avec la Banque d'Angleterre, qui vient elle aussi d'abaisser de façon très spectaculaire son principal taux directeur d'un point et demi; ce taux est désormais fixé à 3%, soit 0,25 points de base de moins que le taux de la zone euro.

Cette décision a été prise au lendemain de l'élection présidentielle américaine, qui, fait historique, a permis à un afro-américain, Barack Obama,  d'accéder à la fonction suprême des Etats-Unis.

Sur un plan monétaire, cette baisse européenne des taux d'intérêt fait suite à une baisse des taux par la FED (Réserve fédérale américaine) à 1% le 28 octobre dernier. Cette baisse des taux d'intérêt aux Etats-Unis avait été suivie le 31-10-2008 d'une nouvelle baisse des taux par la banque du Japon, fixant son principal taux directeur à 0,30%.


Les banquiers centraux craignent la déflation


Comme on peut le voir, les plus grandes banques centrales de la planète ont vraiment pris la mesure de l'ampleur de la crise économique qui s'abat sur la planète. Les risques de déflation sont majeurs, après la congestion prolongée du crédit, qui a atteint son paroxysme après la faillite de la banque Lehman Brothers, le 15 septembre dernier.

Les baisses régulières et importantes des taux d'intérêt ont pour but de relancer le crédit des particuliers et des entreprises, en rendant l'argent moins cher. Les Anglais semblent prêts à laisser filer l'inflation, avec les risques sociaux que cela implique, plutôt que de replonger dans une longue stagnation comparable à celle qu'ils ont vécue dans les années 20 du XXème siècle; l'Angleterre, c'est aussi le pays de Keynes.


Le Japon continue son dumping monétaire habituel


Les écarts entre les taux d'intérêt des grandes zones monétaires sont considérables. On voit d'abord que les taux d'intérêt de l'Europe (zone Euro + Grande-Bretagne) sont trois fois plus élevés qu'aux Etats-Unis, et 10 fois plus élevés qu'au Japon.
 
Au Japon l'argent ne vaut rien ou presque. Tout est fait pour favoriser l'économie réelle et les travailleurs. Les Japonais ont bien compris que la monnaie n'est qu'un instrument, pas une fin en soi. Ils ont compris qu'il vaut mieux être un grand pays avec une monnaie faible, qu'un pays en récession avec une monnaie forte.

Dernière mise à jour : ( 04-03-2017 )
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