Accueil arrow Littérature latine arrow Aurelius Victor - De Caesaribus arrow Aurelius Victor - De Caesaribus. 41 XLI. Constantin, Licinius, Crispus, Constance, Licinien, Constan
20-02-2012
Abonnement par email

Entrez votre adresse email pour recevoir les derniers articles

Menu principal
Accueil
Monnaies grecques
Monnaies gauloises
Monnaies Romaines
Monnaies du Moyen Age
Monnaies françaises
Monnaies du monde
RUBRIQUES MONNAIES
Actualités numismatiques
Monnaies en or
Monnaies en vente
Collectionner les monnaies
Dictionnaire des monnaies
Archives articles
Sites Internet
ARTICLES TRIES PAR CATEGORIES
Crise financière
Monnaies grecques
Monnaies gauloises
Monnaies romaines
Monnaies médiévales
Monnaies françaises
Monnaies du monde
Collectionner les monnaies
Dictionnaire numismatique
Catalogues de monnaies
Biographies historiques
Ouvrages historiques
Littérature latine
Biographies de numismates
Détection
Sites Internet
Annuaire numismatique

 



Aurelius Victor - De Caesaribus. 41 XLI. Constantin, Licinius, Crispus, Constance, Licinien, Constan
(1 vote)
XLI. Constantin, Licinius, Crispus, Constance, Licinien, Constant, Dalmace, Magnence, Vétranion.

Tandis que ces événements se passent en Italie, Maximin, après un règne de deux années dans l'Orient, est vaincu, mis en fuite par Licinius, et meurt près de la ville de Tarse. Ainsi l'empire du monde romain ne reconnut plus que deux maîtres, alliés entre eux, il est vrai, puisque la sœur de Constantin avait épousé Licinius mais si différents de caractère, qu'ils eurent beaucoup de peine vivre en bonne intelligence pendant trois ans. Chez l'un, en effet, presque tout était grand; mais, chez l'autre, il n'y avait que la plus ignoble parcimonie. Constantin même laissa à tous ses ennemis leurs honneurs et leur fortune; il les accueillit, il les protégea ; dans sa pieuse humanité, le premier il abolit le supplice du gibet, qui remontait aux temps les plus anciens, et il interdit la coutume de rompre les jambes aux suppliciés. Aussi fut-il regardé comme un autre fondateur de Rome, et même comme un dieu. Licinius, au contraire, assouvit à peine sa rage de cruauté en livrant aux tortures destinées aux seuls esclaves d'illustres philosophes qui étaient empiétement innocents. Constantin, après l'avoir vaincu dans plusieurs batailles, n'en reconnut pas moins l'extrême difficulté qu'il y avait à l'accabler entièrement; il s'en rapprocha donc, et pour cimenter leur union, tous deux associèrent au partage de l'empire, en qualité de césars, leurs communs enfants, Crispus et Constantin, issus de Flavius; et Licinien, fils de Licinius. Mais cette alliance devait peu durer, et de plus être funeste aux collègues des deux empereurs : c'est ce qu'annonça positivement une éclipse de soleil, survenue la même année. En effet, six ans après, la paix était rompue, et Licinius éprouvait, dans la Thrace, une défaite qui le forçait de se réfugier à Chalcédoine, où il périt avec Martinien, qu'il avait appelé à son secours, en l'associant à l'empire. Après cet événement, la république se vit soumise au gouvernement d'un seul chef; les fils de Constantin conservèrent leur titre de césars, et Constance, aujourd'hui notre empereur, reçut alors les insignes de cette haute dignité. L'aîné des fils de Constantin ayant été mis à mort, on ne sait trop pour quel motif, par les ordres de son père, un certain Calocerus, maître d'un troupeau de chameaux, poussa tout à coup la démence jusqu'à s'établir comme souverain dans l'île de Chypre. Après l'avoir puni comme il le méritait, du supplice des esclaves ou des brigands, Constantin occupa l'activité de son génie à fonder une ville, à instituer de nouveaux rites religieux, et à rétablir la discipline militaire. Dans le même temps, il terrassait les Goths et les Sarmates, et il nommait césar Constant, le plus jeune de ses fils. L'élection de ce prince devait à l'avenir bouleverser l'État; c'est ce que plusieurs prodiges révélèrent : car, la nuit même qui suivit le jour de sa nomination impériale, la voûte du ciel parut longtemps comme embrasée. Environ deux ans après, Constantin créa césar, à la vive satisfaction de l'armée, le fils de son frère, qui portait, comme son père, le nom de Dalmace. Puis, la trente-deuxième année de son règne, après avoir gouverné le, monde entier pendant treize ans, à l'âge de soixante-deux ans et plus, il marchait contre les Perses, dont il venait d'apprendre les incursions sur le territoire de l'empire, lorsqu'il mourut près de Nicomédie, dans une campagne appelée Achyrona. L'astre qu'on nomme chevelu, et qui est si fatal aux royaumes, avait été le signe avant-coureur de sa fin. Sa dépouille mortelle fut transportée dans la ville qu'il avait appelée de son nom. Sa perte excita les regrets amers du peuple romain; car ses victoires, ses lois, et la douceur de son gouvernement l'avaient, en quelque sorte, rendu aux yeux de tous le fondateur d'une Rome nouvelle. Il fit construire un pont sur le Danube; il établit des camps et des forteresses dans les postes les plus avantageux. Les villes de Tripoli et Nicée lui durent la suppression de l'impôt annuel d'huile et de froment, qui les grevait d'une manière impitoyable. Dans le principe, ce n'était qu'un don gratuit offert par les anciens habitants de Tripoli à l'empereur Sévère, leur compatriote mais la mauvaise foi des successeurs de ce prince avait fait d'un présent bénévole une taxe ruineuse pour les descendants des Tripolitains. Quant aux habitants de Nicée, Marcus Bojonius leur avait infligé cette amende pour les punir d'avoir ignoré qu'Hipparque, astronome d'un brillant génie, était né parmi eux. Constantin réprima très sévèrement aussi les vexations du fisc; en un mot, par toutes ses actions, il aurait mérité les honneurs divins, s'il n'eût élevé aux charges publiques des hommes peu dignes d'y trouver accès. Ce tort, il est vrai, avait été celui de plus d'un empereur; mais dans un prince dont on admire le génie, et à une époque où les mœurs publiques sont irréprochables, même de légers défauts frappent plus vivement les regards, et appellent naturellement la censure: j'ajouterai qu'ils sont d'autant plus pernicieux, que la haute dignité des coupables leur donne connue un relief de vertu, et invite à suivre ce funeste exemple. Aussitôt après la mort de Constantin, Dalmace est tué, l'on ne sait d'après quel conseil ; et trois ans au plus sont à peine écoulés, que Constantin le jeune périt fatalement dans une bataille contre Constant. Fier de son succès, le vainqueur, dans l'âge de l'inexpérience et dans toute la fougue d'un caractère emporté, devint bientôt un objet d'exécration par la perversité de ses ministres et par l'avarice sordide à laquelle il s'abandonnait sans réserve; couvert du mépris de son armée, il périt victime de la trahison de Magnence, dix ans après son triomphe sur Constantin le jeune, et lorsque déjà il avait comprimé les mouvements des peuplades étrangères. Ses prodigalités sans bornes envers les otages de ces nations, enfants d'une beauté rare achetés à prix d'or, ont laissé la conviction qu'il brûlait pour eux d'un amour contre nature. Toutefois, que n'a-t-il vécu plus longtemps, même avec ses vices! Car le caractère farouche et cruel de Magnence, né au milieu des barbares, puis les événements qui arrivèrent bientôt, plongèrent l'empire dans un anéantissement tel, qu'on regretta, non sans raison, le gouvernement de Constant. Ajoutons à tout cela que Vétranion, homme de la plus crasse ignorance, de l'esprit le plus stupide, et que sa rusticité grossière rendait plus détestable encore; Vétranion, simple général d'infanterie chez les Illyriens, et issu d'une des plus ignobles familles de la Mésie supérieure venait d'usurper le pouvoir suprême.

Donnez votre avis se ces monnaies et sur ces textes !
Commentaires
Ajouter un nouveauRechercher
Ecrire un commentaire
Nom:
Website:
Titre:
BBCode:
[b] [i] [u] [url] [quote] [code] [img] 
 
 
 
Security Image
Saisissez le code que vous voyez.
Dernière mise à jour : ( 14-02-2007 )
 
< Précédent   Suivant >
Contact : sacramon@yahoo.fr | www.sacra-moneta.com 2006-2011 monnnaies numismatique or et pièces de collection |